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Éducation

Ecoles rurales en Mayenne : une convention pour éviter les annonces brutales de fermeture de classe

mercredi 27 juin 2018 à 11:28 Par Margot Delpierre, France Bleu Mayenne

Une convention inédite en Pays de la Loire a été signée lundi par le préfet de la Mayenne et le recteur de l'académie de Nantes. Elle doit permettre de mieux anticiper les effectifs à venir dans les écoles rurales pour éviter les annonces brutales de fermeture de classe.

La convention a été signée lundi à l'école publique de Saint-Georges-le-Fléchard
La convention a été signée lundi à l'école publique de Saint-Georges-le-Fléchard © Radio France - Margot Delpierre

Saint-Georges-le-Fléchard, France

C'est souvent une angoisse pour les maires ruraux : apprendre qu'une classe va fermer dans l'école de leur commune parce qu'ils n'ont pas assez d'élèves. Pour éviter ce genre d'annonce brutale, le préfet du département de la Mayenne et le recteur de l'académie de Nantes ont signé lundi à Saint-Georges-le-Fléchard, près de Vaiges, une convention inédite en Pays de la Loire, qui était à l'étude depuis deux ans. 

Elle permet aux communes d'avoir plus de visibilité et donc d'anticiper les effectifs scolaires plutôt que de subir des fermetures de classe. Jusqu'ici, les maires ruraux avaient parfois l'impression de se battre seuls dans leur coin alors, cette convention, c'est avant tout pour eux la promesse d'être aidés. Communes, départements, rectorat : ils feront front commun pour les futures rentrées scolaires. Ils vont anticiper les effectifs et mieux les répartir, en se référant au taux de natalité, au nombre d'enfants et à leur âge. 

Maintenir l'attractivité des écoles rurales

Le but est de maintenir les écoles en milieu rural. Un combat cher à Arlette Leutelier, maire de Saint-Georges-le-Fléchard, commune de 427 habitants dont 60 élèves, répartis dans trois classes. "Je le vis un peu comme une angoisse". 

Quand vous avez une dizaine d'enfants qui partent en sixième, vous pouvez vous retrouver très vite avec un effectif qui baisse de façon drastique, et ça, vous n'y pouvez rien - Arlette Leutelier

Echapper à la fermeture de classe, c'est l'obsession des élus ruraux. Surtout que l'école participe beaucoup au lien social. "Tout le monde se connait, il y a une vraie vie qui se tisse autour" de l'école, ajoute Hugues Arnaud, le premier adjoint. "C'est aussi énormément d'emplois".

Au total, sept personnes travaillent à l'école de Saint-Georges. Alors la municipalité fait tout pour rendre l'établissement attractif aux yeux des parents, et leur prouver que leurs enfants bénéficient des mêmes moyens qu'en ville. Les salles de classes, par exemple, viennent d'être entièrement refaites. La rénovation a coûté plus de 100.000 € pour chacune, financée en grande partie par des subventions.