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Éducation

Une dictée quotidienne pour tenter de relever le niveau d'orthographe des écoliers

dimanche 2 septembre 2018 à 19:04 Par Fabien Le Dû, France Bleu Provence

Selon de récentes études internationales et nationales, les petits français seraient de moins en moins doués en orthographe. Pour y remédier les dictées vont s'enchaîner dans les salles de classe. Une méthode qui divise.

Parmi les savoirs fondamentaux : l'orthographe
Parmi les savoirs fondamentaux : l'orthographe © Maxppp - JOEL PHILIPPON

C'est une dictée référence depuis des décennies. Elle est soumise régulièrement aux élèves de CM2. Résultat : Près de 18 fautes en moyennes en 2015 contre 14 en 2007 et 10 en 1987 pour le même texte.

Un constat alarmant dressé par certains parents comme Céline, maman de Victoria qui entre en 6ème cette année : "c'est une catastrophe, elle fait son orthographe à elle. Elle écrit "Sa va" au lieu de "ça va", elle oublie les "e" et les "s".

Même bilan du côté de Séverine, nounou aixoise qui garde deux enfants de 6 et 8 ans : "ils écrivent en langage SMS, pour dire "t'inquiète pas" ils écrivent "tkt".

"Ce qui s'écrit sur les réseaux sociaux, c'est parfois lamentable" (Dominique Beck,inspecteur académique des Bouches-du-Rhône

Une des solutions envisagées par le ministère de l'éducation nationale c'est donc la sacro-sainte dictée. Une par jour, adaptée au niveau de l'enfant,  durant tout le primaire, afin de restaurer les fondamentaux.

Dominique Beck, inspecteur académique des Bouches-du-Rhône y est plutôt favorable : " ce qui s'écrit sur les réseaux sociaux, c'est parfois lamentable. Il faut que les jeunes comprennent que les mots ont du sens. Le "s" pour différencier le conditionnel du futur, ça change le sens d'une phrase".

"Certains vont le vivre comme une angoisse permanente", Emilie, maman aixoise

Certains enseignants sont toutefois sceptiques. La dictée n'est pas adaptée uniformément à tous les élèves, beaucoup d'éléments entrent en compte : les méthodes de lectures, les manuels, etc.

Pour Emilie, Maman d'une petite fille de 8 ans, la dictée quotidienne n'est pas le remède absolu : "Je me méfie, certains élèves vont le vivre comme une angoisse permamente, et la pression des parents peut stresser les élèves".