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Le confinement générateur d'anxiété pour un tiers des étudiants de l'université de Lorraine selon une étude

Des chercheurs de l'Université de Lorraine ont mené une enquête par questionnaires auprès des étudiants des campus de Metz et de Nancy, sur l'effet du confinement sur leur anxiété. Les premiers résultats ont été publiés début juin.

Lettres et langues de l'Université de Lorraine sur le campus du Saulcy à Metz.
Lettres et langues de l'Université de Lorraine sur le campus du Saulcy à Metz. © Radio France - Clément Lhuillier

Passer deux mois confinés dans une chambre étudiante de neuf mètres carrés, oui, ça a été dur. Mais passer le confinement de retour à la maison, est-ce que ça a été vraiment plus facile ? Des chercheurs de l'Université de Lorraine ont mené une enquête par questionnaires auprès de 4000 étudiants des campus de Metz et de Nancy, sur l'effet du confinement sur leur anxiété. Les premiers résultats ont été publiés début juin. 

Le confinement générateur d'anxiété pour un étudiant sur trois

Il ressort de l'étude qu'un tiers des étudiants de l'université de Lorraine que l'épidémie et le confinement ont "généré une forte charge émotionnelle" avec des "répercussions psychologiques" dont des "manifestations anxieuses et des préoccupations concernant l'avenir". Parmi les deux grands facteurs de risque d'anxiété, il y a d'abord le fait d'avoir un proche infecté par le Covid : "C'est un résultat surprenant de l'étude, qu'on n'avait pas anticipé au départ", explique Cédric Baumann, épidémiologiste au CHU de Nancy et maître de conférence à la fac de médecine. 

Sans surprise, le lieu de confinement est l'autre grand facteur de risque : "Cela a été confirmé par les chiffres que l'accès à un extérieur à usage privatif a été extrêmement protecteur. Donc tous les étudiants qui n'ont pas pu rejoindre le domicile familial ont beaucoup souffert du confinement", assure le chercheur. 17% des étudiants interrogés n'ont pas eu accès à un jardin ou un espace extérieur sur la période. 

L'importance d'avoir un jardin ou un balcon

"Mais la situation est très complexe", car "les étudiants qui sont rentrés dans leur famille ont également souffert, du fait des tensions avec les autres membres du foyer", fait remarquer Cédric Baumann. Ainsi, les tensions avec les occupants du logement arrivent en tête des problèmes les plus fréquemment cités, devant la difficulté de s'isoler, les nuisances sonores, ou les tensions avec les voisins. 

Cédric Baumann évoque également une "hypothèse", qui reste seulement une hypothèse à ce stade, glanée à partir des données du questionnaire. "On ne peut pas en tirer des conclusions à partir de cette étude, mais on observe que les étudiants de certaines filières semblent être plus à risque que d'autres. Cela semble avoir été le cas des filières littéraires, chez qui on a observé un lien beaucoup plus élevé avec cet état anxiogène que les étudiants des filières scientifiques". 

Les littéraires plus à risque que les scientifiques ?

Sans pouvoir en tirer un lien, le chercheur évoque comme piste pour l'expliquer la difficulté d'adapter les cours en ligne et à distance dans les disciplines littéraires, par rapport aux disciplines scientifiques. L'étude doit en tout cas donner des pistes pour mieux adapter le suivi des étudiants pour la rentrée de septembre, où un siège sur deux en amphithéâtre restera vide, obligeant à poursuivre en partie les cours à distance. 

Et surtout en cas de deuxième vague de l'épidémie à l'automne, "une possibilité qui est beaucoup évoquées dans le milieu scientifique", selon Cédric Baumann. Une seconde partie de l'étude, consacrée à la résilience des étudiants, devrait voir ses résultats dévoilés à la fin du mois d'août.

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