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Une étudiante stéphanoise interpelle le Président : "Si je pouvais m'endormir éternellement dans mon sommeil"

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Par , France Bleu Saint-Étienne Loire

Les étudiants confinés depuis la Toussaint broient du noir. A tel point qu'une étudiante stéphanoise, Eléa vient d'écrire au Président de la République pour l'alerter sur la détresse psychologique des étudiants.

Elea, étudiante en espagnol à Saint Etienne, alerte le Président de la République sur la détresse psychologique des étudiants
Elea, étudiante en espagnol à Saint Etienne, alerte le Président de la République sur la détresse psychologique des étudiants © Radio France -

Etudiante en deuxième année d'espagnol à Saint Etienne, Elea a décidé d'interpeller le Président de la République dans une lettre pour l'alerter sur la situation alarmante des étudiants. Confinés et isolés depuis la Toussaint, de nombreux étudiants souffrent moralement et psychologiquement. Certains étudiants ont même des idées noires, dans sa lettre Eléa évoque ses idées suicidaires : "Je n'ai que 20 ans et la seule phrase qui tourne en boucle dans ma tette est .. si je pouvais m'endormir éternellement dans mon sommeil çà m'arrangerait." Selon Eléa, beaucoup d'étudiants sont concernés par cette détresse psychologique : "Il y a beaucoup de décrochages scolaires, on n'en peut plus, on ne voit plus le bout. Il y a des hausses des dépressions, de l'anxiété, de pensées suicidaires. On n'a plus de projection donc je vous laisse imaginer les dégâts que cela peut faire. En postant ma lettre, j'ai vu que c'était le cas pour beaucoup d'étudiants."'

Des idées noires et des pensées suicidaires 

Les tentatives suicidaires se multiplient, avec deux tentatives en une seule semaine à Lyon, ce qui inquiète cette étudiante stéphanoise : "C'est alarmant. C'est quelque chose dont le gouvernement devrait prendre en considération comme je disais dans ma lettre le confinement nous tue chaque jour de plus en plus. Il éteint chaque jour un peu plus la flamme qui nous maintient en vie, il y a plus d'envie, plus d'ambition." Ce qui lui pèse le plus aujourd'hui c'est la solitude et le manque de lien social. Pour tenir le coup elle conseille aux étudiants de faire des visios avec d'autres camarades : "Il faut au maximum essaie de contacter d'autres jeunes, travailler en groupe, ne pas hésiter à appeler des amis pour se soutenir, même pour raconter tout et n'importe mais juste garder un lien social, c'est très important. Si possible c'est bien de mettre en place des tutorats, c'est important d'aider nos plus jeunes." Pour tenir le coup, Eléa confie avoir recours à des antidrépresseurs : "Je suis suivie par un thérapeute, j'ai un traitement depuis cet été. Ce n'est pas facile les traitements pour suivre ses études entre la fatigue, les tremblements et l'insomnie. C'est aussi un coût, tous les étudiants ne peuvent pas se le permettre et c'est grave." 

Ce que cette étudiante stéphanoise demande aujourd'hui à Emmanuel Macron c'est de pouvoir retourner à l'Université : "Je pense que le brassage peut être gérer quand on voit sur les réseaux sociaux des images de lycées où ils sont tous entassés c'est alarmant, apparemment ils sont invincibles contre le virus mais nous les jeunes à l'Université avec une place sur deux, on n'a pas le droit de venir en cours." Eléa espère recevoir une réponse du Président de la République. 

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