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Éducation

Une lycéenne de Fameck d'origine turque menacée sur les réseaux sociaux après un concours de plaidoirie

lundi 29 janvier 2018 à 17:54 Par Cécile Soulé, France Bleu Lorraine Nord

Une lycéenne de 18 ans de Fameck a été menacée sur les réseaux sociaux pour avoir dénoncé lors d'un concours de plaidoirie au Mémorial de Caen le sort de la minorité des Alevis en Turquie. Elle n'est pas allée en cours de lundi. L'un de ses avocats demande des mesures de protection renforcées.

Le concours de plaidoiries des lycéens du Mémorial de Caen s'est tenu vendredi
Le concours de plaidoiries des lycéens du Mémorial de Caen s'est tenu vendredi © AFP - Michèle Daniau

Fameck, France

Une lycéenne de Fameck se retrouve menacée pour avoir dénoncé le sort de la minorité des Alevis en Turquie, une minorité attachée à la laïcité et plutôt opposée au président truc Erdogan. 

De nombreuses menaces sur les réseaux sociaux

Cette jeune mosellane de 18 ans, Hélène, a remporté le 2e prix du concours de plaidoirie des lycéens au Mémorial de Caen vendredi. Depuis, de nombreux messages de protestation circulent sur les réseaux sociaux. Il y a aussi des menaces et des insultes. Hélène n'est pas revenue en cours au lycée St Exupéry de Fameck ce lundi. Elle a rencontré deux avocats. L'un d'eux demande des mesures de protection renforcées.  La lycéenne et sa famille sont en réflexion avec leurs avocats pour porter plainte - ou non - après ces menaces.  Tous se veulent prudents pour ne pas envenimer une situation déjà tendue. 

"Le ministère de l'Intérieur prend très au sérieux ces menaces", indique l'avocat parisien de la lycéenne.

Une plaidoirie engagée en faveur des Alevis

Au mémorial de Caen, vendredi, la voix chargée d'émotion, la jeune femme de 17 ans a dénoncé le sort de la minorité Alevi en Turquie, minorité dont elle est issue. Extrait diffusé sur le site du Mémorial de Caen: "Ce peuple minoritaire est persécuté depuis de nombreuses années. Comme ils ne respectent pas l'Islam, les Alevis sont massacrés. Nous, citoyens de la République française, pouvons les aider parce que nous savons les valeurs des droits de l'homme. C'est pour cela que je suis aujourd'hui devant vous, à vous parler de ce peuple, de mon peuple". 

Des réactions contrastées

Le lycée St Exupéry de Fameck où la lycéenne est scolarisée l'a assuré de tout son soutien. Même sentiment devant le lycée de cette élève de seconde: "Cela me choque. La liberté d'expression, c'est important, il faut la respecter".

Mais à Fameck, où vit une forte communauté turque, cette élève est beaucoup plus critique: "La vidéo a beaucoup attiré l'attention des Turcs et la plupart disent que ce qu'elle a dit n'est pas vrai. Elle est ici mais elle n'est pas en Turquie.  On ne peut pas savoir ce qu'ils font en Turquie parce qu'on est en France".  

Le directeur du Mémorial de Caen, lui, est stupéfait par le niveau de violence après la plaidoirie de la lycéenne et se dit très attentif à sa sécurité. Le maire de Fameck de son côté lui conseille de porter plainte.