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Éducation

Une "nuit des écoles" dans le Val-de-Marne pour protester contre la carte scolaire

jeudi 15 mars 2018 à 23:44 Par Solène Cressant, France Bleu Paris

Dix villes du Val-de-Marne ont vu leurs écoles occupées et fermer plus tard que d'habitude ce jeudi soir. Enseignants, parents et élèves se sont réunis dans 13 établissements pour protester contre la carte scolaire qui prévoit la fermeture de 180 classes à la rentrée 2018.

Une quarantaine de parents d'élèves présents ce jeudi soir pour dire non à la fermeture d'une classe à l'école Jules Grévy d'Alfortville
Une quarantaine de parents d'élèves présents ce jeudi soir pour dire non à la fermeture d'une classe à l'école Jules Grévy d'Alfortville © Radio France - SC

Alfortville, France

Des parents et des enfants jusque tard ce jeudi soir dans les écoles du Val-de-Marne pour l'opération « nuit des écoles » dans dix communes du 94 : Ivry-sur-Seine, Le Kremlin Bicètre, Bonneuil, Villejuif, Champigny, Créteil, Fontenay, Vitry, Maison Alfort et AlfortVille. Une petite quinzaine d’écoles étaient mobilisées contre la carte scolaire. 

180 classes menacées 

Dans le Val de Marne, 180 classes sont menacées de fermeture pour la rentrée 2018, les enseignants s’inquiètent aussi de la mise en place des CP dédoublés dans les secteurs prioritaires. 

Après la mobilisation de début février dans la rue, c’est donc dans les écoles qu’ils ont décidé de montrer leur mécontentement en entraînant cette fois les élèves et leurs parents. 

La mobilisation est soutenue par les syndicats enseignants, les associations de parents d’élèves et même certains élus (le député France Insoumise François Ruffin a notamment apporté son soutien en plus de celui de certains maires) mais elle vient d’une initiative citoyenne.

Des classes à 32 élèves "on n'en veut pas"

Ce jeudi soir, dans la petite école maternelle Jules Grévy d’Alforville (4 classes, 90 élèves) le préau était rempli. Une quarantaine de parents et l’équipe pédagogique étaient unis pour sauver leur école menacée d'une fermeture de classe pour la rentrée 2018, "passer de 4 à 3 classes, cela signifie qu'on aura 32 enfants par classe" annonce la directrice de l'école. 

Les enseignantes ont voulu mobiliser enfants et parents - Radio France
Les enseignantes ont voulu mobiliser enfants et parents © Radio France - SC

"On voulait une alternative à la grève", explique Marion, l'une des institutrice à l'origine de cette nuit des écoles. "Cette soirée permet de réexpliquer notre mobilisation aux parents, de les remobiliser".

"Des classes surchargées c'est une éducation bafouée, on n'en veut pas" estime une mère d'élève.

Des ateliers banderoles, une chorale et beaucoup d'échanges pour motiver les troupes ce soir-là. Mireille Motte, représentante de parents d'élèves  souligne qu'une telle mobilisation dans le Val-de-Marne est rare "n'oublions pas que le Val-de-Marne dépend de l'académie de Créteil, la même académie que nos voisins du 93 où il y a 60% d'élèves en éducation prioritaire. Dans le 94, il y a environ 30% d'élèves en éducation prioritaire mais la difficulté sociale peut exister en dehors de ces zones prioritaires et on a le sentiment que le Val-de-Marne a été quelques peu délaissé, oublié, parce qu'il s'est peu exprimé lors des grandes manifestations."

- - Radio France
- © Radio France - SC

Selon les organisateurs, la nuit des écoles a connu une forte mobilisation pour ce jeudi soir. Le mouvement se poursuivra "d’une manière ou d’une autre" promettent parents et enseignantes de l'école Jules Grévy, deux d’entre elles seront en grève le 22 mars prochain.