Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Une première rentrée des classes très particulière à Migennes pour une jeune Icaunaise

-
Par , France Bleu Auxerre

Lucille Crocco a 22 ans. Mardi 2 septembre, elle donnera ses premiers cours à sa classe de CE2 à l'école Marcel-Pagnol de Migennes (Yonne). Une rentrée masquée forcément particulière puisqu'elle aura face à elle des élèves qui ne sont plus retournés à l'école depuis le mois de mars, soit six mois.

Masque obligatoire pour les professeurs des écoles, mais pas pour les élèves du primaire qui ont moins de 11 ans. PHOTO ILLUSTRATION
Masque obligatoire pour les professeurs des écoles, mais pas pour les élèves du primaire qui ont moins de 11 ans. PHOTO ILLUSTRATION © Maxppp - Jean-Marc Quinet

Drôle de première pour Lucille Crocco. La jeune femme de 22 ans, étudiante en master 2 Métiers de l'Enseignement, de l'Éducation et de la Formation (Meef) donnera ses premiers cours mardi 2 septembre à ses élèves de CE2 à l'école Marcel-Pagnol à Migennes (Yonne). Une première rentrée des classes marquée par un protocole sanitaire très strict en raison de l'épidémie de coronavirus en France. L'enseignante devra par exemple porter un masque face à ses élèves. 

Mais pour l'heure pas d'inquiétude pour Lucille Crocco. Sauf, peut-être, les conséquences qu'engendrera le port du masque toute la journée. Pas facile de se faire comprendre, d'enseigner ou tout simplement de se faire respecter avec un tissu devant la bouche.

Rentrée inédite pour les professeurs des écoles. Alors quand en plus c'est la toute première rentrée des classes, forcément, Lucille Crocco explique qu'« elle s'en souviendra toute sa vie ».

Une rentrée des classes masquée...

Ce seront les tout premiers enseignements qu'offrira Lucille Crocco à ses élèves de CE2 demain. Mais pour l'heure, pas de stress outre mesure. "Pour le moment, je ne suis pas trop stressée. Ça se passe bien. Après, j'appréhende plutôt par rapport au port du masque obligatoire toute la journée."

Ce qui la rassure également, ce sont les informations qui se sont éclaircies ces derniers jours autour du protocole sanitaire à adopter en classe : « Le ministre de l'Éducation nationale a communiqué la semaine dernière. Les élèves que j'aurai ne porteront pas de masques car ils ont moins de 11 ans. Mais moi, je suis obligée de porter des masques toute la journée. Et après, il va falloir mettre en place les gestes barrières et les faire se laver les mains et aérer les classes. »

"On n'arrive pas les mains dans les poches, il y a beaucoup de préparation." - Lucille Crocco, professeure des écoles à Migennes.

Une rentrée masquée pour Lucille Crocco, peut-être sa seule source d'inquiétude la veille du retour des élèves de vacances.

Devra-t-elle se procurer elle-même les masques qu'elle portera dans l'exercice de son métier ? « Non, normalement, c'est l'école qui nous en fournit. » La municipalité de Migennes [où elle enseignera, NDLR.] précise que c'est bien l'inspection académique de Bourgogne-Franche-Comté qui fournira ou non les professeurs de la région.

... qui se prépare depuis longtemps

L'enseignante de 22 ans ne s'inquiète pas non plus parce que ses cours, elle les a préparés depuis longtemps. « Je prépare cette rentrée depuis déjà plusieurs semaines. Au début, je serai avec mon binôme parce qu'on est deux professeurs stagiaires. On va devoir faire la première semaine ensemble, voir comment ça se passe. Et la deuxième semaine, je serai vraiment toute seule avec ma classe. » Avec le programme officiel, elle a beaucoup travaillé notamment cet été : « J'ai dû faire mon emploi du temps, mes programmations, préparer mes séquences et mes séances. C'est beaucoup de travail à côté. On n'arrive pas les mains dans les poches. Il y a beaucoup de préparation déjà avant. »

Lucille Crocco alternera les jours d'enseignement et les jours de cours à l'École supérieure du professorat et de l'éducation (Espe) à Auxerre. « Ça veut dire que le lundi et le mardi, j'enseignerai à Migennes et je serai à l'Espe les mercredi, jeudi, vendredi. »

Du jamais-vu pour les professeurs des écoles

Cette rentrée pour les classes primaires est inédite car nombreux sont les élèves qui n'avaient pas repris le chemin de l'école au déconfinement national le 11 mai dernier. « Il y a des enfants qui n'ont plus reçu d'enseignement depuis près de six mois. Du coup, il va falloir faire des évaluations diagnostiques pour voir où ils en sont », indique Lucille Crocco.

Des remises à niveau qui devraient durer au moins jusqu'aux prochaines vacances, « normalement, jusqu'à la Toussaint. On reverra les acquis de beaucoup en maths et français. » « Pour le moment, je ne suis pas stressée. Cette première rentrée, je vais sûrement m'en souvenir toute ma vie. Ça va être un changement, je vais passer du statut d'étudiante à celui de fonctionnaire. », précise la toute nouvelle professeure des écoles.

Choix de la station

À venir dansDanssecondess