Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Éducation

Une prérentrée sous tension pour le corps enseignant en Limousin

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Limousin

Alors que le corps enseignant fait sa prérentrée ce vendredi en vue de la rentrée des classes de lundi, les syndicats expriment leur colère et leur défiance vis à vis du ministre de l'Education Jean-Michel Blanquer.

Manifestation devant le rectorat à Limoges contre les réformes du ministre de l'Education Nationale en janvier 2019
Manifestation devant le rectorat à Limoges contre les réformes du ministre de l'Education Nationale en janvier 2019 © Radio France - Jérôme Ostermann

Limoges, France

Avant la rentrée des classes de lundi, c'est la prérentrée des professeurs et des enseignants ce vendredi en Limousin. Ils vont récupérer leurs plannings respectifs et en savoir un peu plus sur leur année scolaire. Un corps enseignant déjà très remonté.  Si le ministre de l'Education Jean-Michel Blanquer communique sur son concept d'école de la confiance, les syndicats sont très clairement dans la défiance vis à vis de leur ministre de tutelle. Selon eux, sur l'Académie de Limoges, il manque 60 postes dans le 1er degré pour revenir à la moyenne nationale des dotations.  Pour appuyer ce propos, le syndicat SE-UNSA a fait un décompte cinglant. Selon lui,  1 000 jours de cours n'ont pas été remplacés lors de la dernière année scolaire en Haute-Vienne ! 

Nous avons un ministre qui nous méprise

Autre décompte. Dans le second degré, il y a eu pratiquement 70 suppressions de postes en 2 ans, pour un nombre d’élèves en légère hausse selon le Snes FSU. Il y a pourtant la réforme du lycée et le nouveau baccalauréat à mettre en place. Et ce n'est pas sans conséquence en terme d'organisation et de charge de travail, avec de nombreuses épreuves en contrôle continu dès la 1ère. Un casse tête en terme d'organisation d'autant qu'à les entendre, cela se fait dans l’improvisation la plus totale. Ils parlent d'une réforme mal préparée et imposée à marche forcée. D'ailleurs, les lycéens qui vont "essuyer les plâtres", ont déjà leur petit surnom : la génération crash test !

Une situation explosive selon Thibault Bergeron, directeur d'école à Feytiat et représentant SE-UNSA :"C'est une rentrée très préoccupante pour nos collègues mais aussi pour nos élèves. Il y a un climat qui n'est pas du tout apaisé à cause d'un ministre ultra communicant, qui réforme à tout va. Sans tenir compte de l'avis des enseignants et des syndicats. Nous avons besoin d'apaisement et lui avance à tout allure avec des changements de caps permanents. Avec la réforme du lycée, il y a des problématiques d'organisation très nettes pour cette rentrée. Les inquiétudes sont très fortes mais le ministre n'écoute pas la colère légitime, les inquiétudes sincères de nos collègues. Et c'est dangereux ! A ne pas écouter les corps intermédiaires, associations, syndicats, parents et même élèves, on prend le risque de radicaliser les gens."

Selon la co-secrétaire du Snes-FSU à Limoges Marianne Corrèze, le baccalauréat n'aura pas la même valeur selon les lycées

Se pose aussi le problème du niveau de vie du corps enseignant. Selon les syndicats, l'augmentation de 300 euros brut par an en moyenne annoncée par leur ministre n'est que de "la poudre de perlimpinpin". Ils rappellent qu'elle a été négociée avec le précédent gouvernement. Et que Jean-Michel Blanquer l'a surtout repoussée d'un an. Ils dénoncent un appauvrissement du corps enseignant, dont les rémunérations sont "largement en dessous de leurs collègues des autres pays de l'OCDE". 

Salaires gelés et difficultés de recrutement 

D'ailleurs, selon Patrice Arnoux, co secrétaire Snes-FSU à Limoges, la difficulté pour recruter cette année avec 747 postes non pourvus, est directement liée à cette situation :"Cela prouve qu'il y a un désamour pour nos métiers qui n'attirent plus les meilleurs étudiants, du fait des conditions de travail fortement dégradées et de la faiblesse salariale. Le salaire des professeurs est en décrochage complet. Pour que nous retrouvions le pouvoir d'achat de nos collègues des années 80, il faudrait ajouter 2 mois de salaire à chaque professeur à la fin de l'année. Le déclassement salariale est terrible. Le gel du point d'indice se poursuit comme l’augmentation du prix de la vie. Nous avons un ministre qui nous méprise." Ou quand la marmite de l’Education Nationale semble sur le point de déborder avant même la rentrée scolaire.

Choix de la station

À venir dansDanssecondess

France Bleu