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Éducation

Une trentaine d'ATSEM en colère devant la préfecture de la Moselle

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Par , France Bleu Lorraine Nord

Elles sont indispensables dans les classes de maternelle mais pas assez reconnues à leurs yeux. Les ATSEM ont manifesté ce mardi matin à Metz, comme dans plusieurs villes de France. Ces assistantes d'éducation demandent un meilleur statut et une revalorisation de leur salaire.

Une trentaine d'ATSEM de tout le département se sont rassemblées devant la préfecture à Metz.
Une trentaine d'ATSEM de tout le département se sont rassemblées devant la préfecture à Metz. © Radio France - Ulysse Khalife

Metz, France

L'impression de faire cinq métiers en un pour à peine le SMIC. C'est ce que décrit Irma, ATSEM (Agent territorial spécialisé des écoles maternelles) dans une école d'Uckange : "On fait notre boulot d'ATSEM, femme de ménage, concierge, on nous demande de faire de la sécurité, d'être auxiliaire de puériculture... et on seconde les enseignantes, quand on ne fait pas certaines de leurs tâches !"

Parmi leurs principales revendications : une ATSEM par classe. C'est parfois le cas, mais pas dans toutes les écoles, explique Chantal, assistante d'éducation depuis 38 ans : "Les textes disent qu'il faut obligatoirement une aide maternelle titulaire par école, et après chaque établissement fait comme il veut. Je connais des communes où il y en a deux pour cinq classes, trois pour six classes, etc." Autre revendication : un statut national d'ATSEM, pour que les missions effectuées soient les mêmes dans toutes les écoles de France.

Les ATSEM ont manifesté dans le calme, mais comptent bien être entendues sur leurs revendications. - Radio France
Les ATSEM ont manifesté dans le calme, mais comptent bien être entendues sur leurs revendications. © Radio France - Ulysse Khalife

Autre problème pour ces agents : la double hiérarchie. Les ordres viennent à la fois de l'Éducation nationale et des collectivités territoriales, une position insupportable pour Irma : "L'inspection académique et la mairie se renvoient la balle. Dans notre école maternelle à Uckange nous n'avons aucune reconnaissance, et nous travaillons avec une directrice qui ne nous écoute pas. Si on demande quelque chose, elle nous répond "je suis la supérieure hiérarchique", et tout ce qu'on peut faire c'est l'écouter".

Depuis 1992, date à laquelle le cadre d’emploi d’Atsem a été créé, le statut n'a pas évolué. Pourtant, d'après Hugues Miller, secrétaire général CGT des fonctionnaires et agents territoriaux de Moselle, il y aurait des raisons de le faire : "La réforme des rythmes scolaires a donné du travail en plus aux ATSEM. Par ailleurs, la précarité est très élevée, avec des communes qui choisissent de ne pas prendre des temps complets, préférant prendre des agents à 27 heures avec un gros nombre d'heures supplémentaires".

En Moselle, on compte entre 1500 et 2000 ATSEM. Près de 100% sont des femmes.

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