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Une trentaine de communes sarthoises reviennent à la semaine de quatre jours dans les écoles

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Par , France Bleu Maine

Emmanuel Macron l'avait promis : les communes sont désormais libres de choisir l'organisation hebdomadaire dans les écoles. En Sarthe, une trentaine de communes ont donc décidé de revenir à la semaine de quatre jours dès la rentrée. Beaucoup d'autres se laissent un an pour y réfléchir.

Temps d'activité périscolaire dans une école (photo d'illustration)
Temps d'activité périscolaire dans une école (photo d'illustration) © Maxppp - PHOTOPQR/LE PROGRES

Dans les communes d'Ardennay-sur-Mérize, Nuillé-le-Jallais et Soulitré, la réunion a eu lieu lundi soir. Et dans ces trois villages réunis au sein d'un Sivos (syndicat intercommunal à vocations scolaire) pour gérer l'école, tout le monde est tombé d'accord : fini les "nouveaux" rythmes scolaires instaurés en 2014. À la rentrée scolaire de septembre, il n'y aura plus d'école le mercredi matin et plus de TAP (temps d'activité périscolaire). Retour à la semaine de quatre jours. Ici, les enseignants, les élus et une majorité des parents partagent le même constat : "D'abord la fatigue des enfants, explique Sylvie Moreau, maire-adjointe de Nuillé-le-Jalais en charge de l'éducation et présidente du Sivos, la difficulté de mettre en place les TAP avec la contrainte des transports scolaires, de recruter des intervenants extérieurs... C'était donc énormément d'efforts de la part des personnels, des élus, sans que nous arrivions en mettre en place ce qu'on voulait faire au départ."

Beaucoup vont y réfléchir pour 2018

Sylvie Moreau, adjointe chargée de l'éducation à Nuillé-le-Jallais

Avec Ségrie et d'autres, basées exclusivement en zone rurales, une trentaine de communes ont ainsi demandé un retour à quatre jours auprès du directeur académique. Lequel ne s'y opposera pas, sauf cas exceptionnel. La demande doit être formulée avant la fin de l'année scolaire, avec l'accord des directeurs d'école. À l'inverse, la plupart des communes ont donc choisi de conservé le dispositif pour éviter une réorganisation en urgence. Mais beaucoup n'excluent pas d'étudier un retour à quatre jours pour la rentrée 2018, y compris des villes importantes comme Sable-sur-Sarthe ou Le Mans. "On va ouvrir la discussion avec tout le monde pour voir si on évolue ou pas, souligne le maire du Mans, Jean-Claude Boulard, mais même en cas de retour à quatre jours, on pourrait garder ce qui a été mis en place sur la pause méridienne et qui se passe bien. C'est pas forcément tout ou rien." Traduction : revenir à quatre jours tout en conservant les TAP. Le Mans aimerait que cela soit tranché d'ici la fin de l'année.

Jean-Claude Boulard, le maire du Mans

L'argent comme nerf de la guerre

Si beaucoup de communes se donnent encore un an pour réfléchir, c'est aussi une question de gros sous. Le fond de soutien de l'État pour aider à financer les activités périscolaires est en effet maintenu pour l'année prochaine. Mais rien ne dit qu'il perdurera éternellement. S'il venait à disparaître dans un an, cela changerait probablement la donne selon Dominique Dhumeaux, le président des maires ruraux de la Sarthe : "La plupart des communes arrivent à mettre en place quelque chose de qualité grâce à cette aide. Donc si le soutien de l'État disparaît, les communes n'auront que deux choix, faire payer les parents, ou bien revenir à quatre jours." Suivant les situations, les mairies perçoivent entre 50 et 140 € par an et par enfant pour la mise en place des TAP.

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