Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Éducation

Université de Nantes : faible mobilisation des étudiants opposés au blocus de la fac

mardi 10 avril 2018 à 18:30 Par Antoine Denéchère, France Bleu Loire Océan

A l'initiative de plusieurs associations étudiantes et de certains enseignants, un sit-in était organisé ce mardi matin sur le campus du Tertre, à Nantes, pour dire non au "blocus illimité" décidé par les étudiants mobilisés contre la loi ORE. Cette première du genre a peu mobilisé.

Sit-in des "anti blocus" ce mardi 10 avril sur le campus du Tertre, à Nantes
Sit-in des "anti blocus" ce mardi 10 avril sur le campus du Tertre, à Nantes © Radio France - Antoine Denéchère

Nantes, France

De nombreux  cours sont toujours annulés sur le campus du Tertre à Nantes cette semaine, en raison du "blocus illimité", voté le 3 avril dernier en assemblée générale, par les étudiants mobilisés contre la loi ORE. Une nouvelle assemblée générale réunissant environ 250 étudiants s'est tenue ce mardi matin dans un amphithéâtre de la faculté :  les étudiants présents ont voté pour "le blocage des examens" (qui doivent débuter, pour la plupart, fin avril) et "la validation automatique du semestre" pour tous les étudiants.  Cette décision est intervenue juste après un courriel adressé par le président de l'université de Nantes à tous les étudiants : Olivier Laboux annonce (ici) que les examens de fin de second semestre seront bel et bien maintenus, et envisage de délocaliser ces examens (en dehors du campus)

Au moment où se déroulait cette AG" (assemblée générale), une quarantaine d'étudiants, d'enseignants et de personnels de l'université organisaient un sit-in sur le campus. Ils portaient une fleur et un livre, symboles de paix et de leur volonté d'étudier, et réclament la fin du blocus ainsi que le droit d'aller en cours. Beaucoup se disent inquiets pour la fin de l'année universitaire. "Je me sens complètement abandonnée pour mon avenir. Je suis censée avoir ma licence dans deux mois, je ne sais même pas ce qu'il va en advenir de mon dernier semestre", explique Marine, étudiante en sociologie qui a pourtant participé aux premières manifestations contre la loi ORE en février : "j'étais d'accord avec les revendications, mais pour moi cela ne peut pas se faire en empêchant les autres d'étudier, ça ne correspond pas à mes valeurs." Interrogés sur la faible mobilisation des anti-blocus, les étudiants présents répondent que l'appel au sit-in a été lancé tardivement (lundi en fin de journée sur les réseaux sociaux) et que la grève à la SNCF a empêché beaucoup de venir à Nantes ce mardi (partis étudier chez leurs parents en raison de l'annulation des cours), mais Alice, étudiante en lettres, se dit persuadée qu'elle "représente la majorité silencieuse du campus".

Des enseignants et personnels de l'université présents

Présent, le doyen de la faculté de langues et cultures étrangères, Didier Delorme, soutient cette initiative et indique avoir "reçu en une semaine, 130 lettres d'étudiants et de parents qui expriment leur désespoir" face au blocage des cours.

Ces étudiants anti-blocus ont déjà créé une page Facebook, un compte Twitter, lancé des pétitions contre le blocage des cours et des bâtiments et déposé un référé devant le tribunal administratif de Nantes (ils ont été déboutés). Pour la première fois, ils organisaient donc ce mardi ce sit-in et comptent reproduire l'opération ce jeudi à 11h30, devant le pôle étudiant du campus du Tertre, avec cette fois plus de monde.

Sit-in - Radio France
Sit-in © Radio France - Antoine Denéchère