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Éducation

Université du Mans : la filière Staps en pleine tourmente

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Par , France Bleu Maine

Vingt profs pour mille étudiants, amphis surchargés, heures sup' à gogo : la filière Staps (Sciences et techniques des activités physiques et sportives) de l'université du Mans craque de partout. Les enseignants demandent sept postes de plus. Les étudiants se mobilisent pour les soutenir.

Les chiffres-clefs affichés dans le bâtiment des Staps
Les chiffres-clefs affichés dans le bâtiment des Staps © Radio France - Ruddy Guilmin

Le Mans, France

Les chiffres sont affichés dans le hall du bâtiment des Staps, à la faculté des sciences. Ils semblent totalement irréalistes : en 2009, il y avait 329 étudiants dans cette filière à l'université du Mans, pour 17 enseignants ; dix ans plus tard, ils sont 955... Pour 20 enseignants. "On n'a eu que trois postes en plus alors que les effectifs ont été multipliés par trois", confirme Patrick Fanouillet, le directeur qui a démissionné de ses fonctions administratives la semaine dernière. Tous ses collègues en ont fait de même pour dire stop. "On demande sept postes supplémentaires pour revenir à un taux d'encadrement acceptable, semblable à celui de 2009."

Lors d'une assemblée générale, la semaine dernière, ces enseignants ont informé les étudiants de leur démarche et de la situation critique dans laquelle ils se trouvaient. Car pour pouvoir donner cours à ce contingent important, les 20 enseignants titulaires assurent chacun près de 120 heures supplémentaires par an. Sans compter que 68 vacataires prennent également en charge 3 000 h de cours. Le tout dans des amphis et des groupes de TD (travaux dirigés) souvent surchargés pour les premières années : "On ne peut pas travailler par terre avec un ordinateur ou une feuille sur les genou, c'est pas possible !", raconte Nathan, étudiant de L2 et membre du bureau des étudiants.

Fin des cours en janvier ?

Plus inquiétant encore pour les étudiants : la grève des heures supplémentaires annoncée par les enseignants pourrait mettre en péril leur année explique Théo, réprésentant des étudiants de 3e année : "S'ils se basent uniquement sur les heures officielles qu'ils doivent faire, à partir de janvier, ils auront épuisé leur quota. Et donc pour nous, il n'y aura plus de cours. C'est pour ça qu'on est avec eux et qu'on les soutient pour faire avancer les choses."

En attendant, les cours se poursuivent en dehors des temps d'action et d'assemblée. Mais la mobilisation étudiante prend forme : la semaine dernière, les étudiants se sont rendus à la maison de l'université et devant l'inspection académique de la Sarthe. Réunis ce lundi en assemblée générale, ils ont prévu plusieurs actions dans les jours à venir, notamment une manifestation devant la préfecture ce mardi dans l'espoir de rencontrer le Préfet.

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