Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Éducation

Université : le premier bilan du "Oui si" de Parcoursup

jeudi 10 janvier 2019 à 3:30 Par Anne-Claire Gauchard, France Bleu Nord

C'était l'une des nouveauté de Parcoursup : le "oui si". C'est-à-dire la possibilité pour un élève qui n'a pas le niveau de rentrer à l'université dans la filière de son choix, à condition de suivre un cursus aménagé. A Lille, la filière STAPS (sports) a ainsi intégré 105 étudiants.

A Lille, 105 étudiants du "oui si" ont été intégrés en Staps
A Lille, 105 étudiants du "oui si" ont été intégrés en Staps © Radio France - Anne-Claire Gauchard

Lille, France

Aude veut devenir professeur de sports, Naïm éducateur sportif, Ayoub hésite encore... Les trois jeunes Nordistes avaient obtenu un "oui si" avec le nouveau Parcoursup, la sélection post-bac. Aude, Naïm et Ayoub font partie des 105 étudiants qui ont rejoint à la rentrée le parcours aménagé de la filière STAPS (sciences et techniques des activités physiques et sportives) à l'université de Lille. 

Toutes les universités et toutes les filières ne proposent pas ce type de cursus. Quand il existe, il se traduit parfois par du tutorat, parfois par du travail en petits groupes. A Lille, les étudiants ont deux ans pour valider leur première année, ils terminent donc leur licence en quatre ans au lieu de trois.

On ne nous appelait même pas les L1, on nous appelait les L0

L'accueil n'a pas toujours été des plus chaleureux pour ces élèves d'un nouveau genre. "On ne nous appelait même pas les L1, on nous appelait les L0, comme si on ne faisait pas d'années d'études" se souvient Aude. "Mais au final, à la place de redoubler une année, on anticipe donc ça va. Et puis on a plus de temps libre". "Pour réviser", ajoute Aude dans un sourire.

Naïm, Aude et Ayoub à la fin d'un cours de psychologie  - Radio France
Naïm, Aude et Ayoub à la fin d'un cours de psychologie © Radio France - Anne-Claire Gauchard

Et le "oui si" n'a pas que des avantages pour les élèves un peu plus en difficulté, il profite à tous. Car dans les filières très demandées, le tirage au sort a été supprimé

"C'est intéressant de donner la chance à chacun de réussir" commente Guillaume Penel, le doyen de la faculté des sciences du sport et d'éducation physique à Lille. "Et puis par le passé c'était un tirage foncièrement aléatoire, un bon étudiant qui avait tous les voyants au vert, pouvait ne pas rentrer en STAPS, parce qu'il n'était simplement pas tiré au sort". 

Ce parcours aménagé a un coût pour la collectivité. Une année de STAPS c'est environ  4 700 euros, par an et par élève. En parcours aménagé, avec les enseignants supplémentaires, il faut compter 1 000 euros de plus.  Et il est trop tôt pour savoir si cet investissement portera ses fruits en terme de réussite scolaire.  Pour le moment, le taux d'échec en 1ère année de STAPS est de 40%.