Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Éducation

Universités : le maire de Saint-Étienne refuse "en l'état" la fusion avec Lyon

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Saint-Étienne Loire

Le maire de Saint-Étienne, Gaël Perdriau, a adressé vendredi 6 décembre une lettre aux présidents des universités de Saint-Étienne et de Lyon. Il indique refuser la signature "en l'état" les statuts prévoyant leur fusion.

L’université de Saint-Étienne
L’université de Saint-Étienne © Radio France - Emeline Rochedy

Saint-Étienne, France

Gaël Perdriau compte bien peser dans les négociations autour des statuts de la future université regroupant les campus de Lyon et Saint-Étienne. Le maire de Saint-Étienne et président de Saint-Étienne Métropole a adressé un courrier à  Michèle Cottier, présidente de l'université de Saint-Etienne et à Khaled Bouabdallah, président de l'Université de Lyon. À quelques jours d'un vote crucial du conseil d’administration de l'Université de Saint-Étienne (16 décembre), pour entériner les statuts de la prochaine structure, Gaël Perdriau pointe du doigt "la méthode" de concertation et soulève "quelques interrogations". Le tout pour conclure sur la nécessité, selon lui, de "surseoir" l'adoption des statuts, c'est-à-dire de la reporter. En parlant de l'accord de fusion il écrit : "En l'état actuel du document [...] il est à craindre que la Ville de Saint-Etienne et Saint-Etienne Métropole soient dans l'incapacité de l'adopter"

Ce qui gêne le maire de Saint-Étienne

Dans cette lettre, Gaël Perdriau affirme que les collectivités locales n'ont pas été suffisamment consultées. Il écrit craindre, notamment, la fuite des formations Bac +5 et Bac +7 vers Lyon, et souhaite les maintenir à Saint-Étienne, donc inscrire cette exigence dans les statuts. Autre revendication, le maire de Saint-Étienne refuse que le nom de la ville n'apparaisse pas dans le nom de la future université fusionnée. Enfin, il veut inscrire dans les statuts l'équité dans les instances représentatives. Sans ces trois conditions, il va donc certainement - la ville et la Métropole avec lui - refuser de signer ce projet, déjà en discussions depuis plusieurs années entre les deux villes.

Problème : la décision n'appartient ni à la ville ni à la Métropole mais bien aux conseils d'administration des universités fusionnées. Le vote doit avoir lieu le 16, c'est pourquoi le maire de Saint-Étienne demande un report de ces discussions, afin de se laisser le temps de convaincre, sans doute, les présidents des universités de modifier les statuts.

Réaction de l'opposition 

La gauche stéphanoise n'a pas tardé à réagir à cette lettre du maire de Saint-Étienne. Pour les élus du groupe "Nouvelle Gauche", Gaël Perdriau tient là un "double discours électoraliste". Ils reprochent au maire de ne s'émouvoir que tardivement de cette fusion et de ce "manque de concertation". Ils lui reprochent d'avoir soutenu aveuglément le projet et de s'alarmer de la question de la disparition des Master et Doctorat à 10 jours du vote. Les élus présenteront un voeu lors du conseil municipal lundi intitulé : "Saint-Étienne doit conserver son université". Dans sa formulation, elle va dans le même sens que la lettre de Gaël Perdriau, elle demande au Conseil d'Administration de l'université Jean Monnet de ne pas signer ces statuts. 

Choix de la station

À venir dansDanssecondess

France Bleu