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Éducation

Universités : plusieurs campus bloqués, les examens auront "évidemment lieu" affirme le Premier ministre

jeudi 5 avril 2018 à 12:49 - Mis à jour le jeudi 5 avril 2018 à 20:37 Par Géraldine Houdayer, France Bleu

Plusieurs campus sont toujours bloqués ou perturbés ce jeudi, alors que des étudiants protestent contre la loi sur les nouvelles modalités d'accès à l'université voulue par le gouvernement. Des incidents se sont produits dans plusieurs facs. Pour le Premier ministre, les examens doivent avoir lieu.

L'université de Lille 2 est bloquée, ce jeudi matin.
L'université de Lille 2 est bloquée, ce jeudi matin. © AFP - PHILIPPE HUGUEN

Alors que les campus de plusieurs universités sont bloqués ou voient leur fonctionnement perturbé par un mouvement contre la loi sur les nouvelles modalités d'accès à la fac, le Premier ministre Édouard Philippe a assuré ce jeudi sur France Inter que les examens dans les universités auraient "évidemment" lieu, malgré les "violences" de ces derniers jours sur certains campus. Les examens "doivent avoir lieu", a-t-il affirmé.

Les examens se tiendront "évidemment"

"Il n'y a pas de problème pour l'organisation des examens", a confirmé dans la soirée Frédérique Vidal, ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation, sur franceinfo.

Sur RTL, la ministre a aussi émis l'hypothèse que les examens puissent, si besoin pour les facultés actuellement perturbées, ne porter que "sur les 4/5es du programme" et que "le reste soit repris l'année suivante". 

Edouard Philippe a par ailleurs noté "une très forte mainmise de l'extrême gauche sur ces mouvements". Il a aussi reconnu que certaines violences sont le fait de mouvements d'extrême droite, précisant que "c'est tout aussi condamnable". Il a dit "regarder" la situation "avec beaucoup de vigilance".

Blocages à Paris, Marseille, Lille, Montpellier, Toulouse, Bordeaux, Grenoble, Limoges...

Ce jeudi, en fin d'après-midi, le campus de Moulins de l'université de Lille, où sont inscrits environ 9 000 étudiants, était toujours bloqué par des dizaines de poubelles entassées devant les entrées. Une trentaine d'étudiants occupaient toujours un amphithéâtre d'un autre site.

Les universités de Montpellier et Toulouse sont totalement bloquées, selon la Conférence des présidents d'université. La faculté de droit de Montpellier, située dans l'autre université montpelliéraine, a rouvert mardi, dans un climat de "tension palpable", selon des étudiants du comité de mobilisation. Des sites ont également suspendu leurs cours à Paris, Tolbiac (Panthéon-Sorbonne, Paris-I) depuis dix jours, la faculté de lettres de Sorbonne-Université (Paris-IV) depuis mardi et Saint-Denis (Paris-VIII) depuis mardi également.

Ailleurs, le bâtiment de la présidence de l'Université Grenoble Alpes a été occupé mardi jusque dans la nuit. Des dégradations et des vols ont été constatés, a indiqué son président Patrick Lévy.  À Bordeaux, Limoges, Tours, Nancy, Nice, Lyon-II et Dijon, des bâtiments ou des sites entiers ont été bloqués (avant un déblocage dans la journée pour Dijon). À Poitiers, le campus de sciences humaines a été débloqué après un vote en AG, alors que le bâtiment Lettres et langues restait fermé. À Marseille et Aix-en-Provence ce jeudi, les étudiants ont voté l'occupation illimitée de deux amphis. Les étudiants d'Orléansont aussi décidé de se mobiliser lundi prochain, le 9 avril.

Incidents à Nantes et Strasbourg 

Mardi, la présidence de l'université de Nantes "a été prise pour cible" par "un groupe d'environ 200 personnes" qui "ont lancé des pierres sur les façades et vitres des bureaux" alors que des personnels se trouvaient à l'intérieur, selon la direction. Cette "volonté de s'en prendre physiquement aux personnes marque un tournant inadmissible", a réagi la ministre Frédérique Vidal mercredi soir.  

À Strasbourg, des tags incitant au meurtre du président de l'université, Michel Deneken, ont été découverts ce jeudi matin sur l'un des bâtiments du campus et aussitôt effacés. C'est la deuxième fois que de telles inscriptions menacent Michel Deneken qui n'a pas souhaité porter plainte.

"Rien ne justifiera jamais de telles attaques qui n’ont pas leur place dans les universités, lieux de débat d’idées, de respect et de dialogue et qui doivent le rester", a condamné dans un communiqué Sophie Béjean, rectrice de l’académie de Strasbourg, chancelière des universités d’Alsace. Mercredi soir, une centaine d'étudiants qui occupaient un amphithéâtre du Palais universitaire ont été évacués par les forces de l'ordre

La ministre dénonce une "désinformation" sur sa loi 

Mercredi sur France 2, la ministre Frédérique Vidal a fustigé "une campagne de désinformation" sur sa loi, disant vouloir privilégier "le dialogue et l'écoute". "Il y a des amphithéâtres qui peuvent être bloqués, des assemblées générales qui se tiennent. Tant qu'on est sur le débat, la discussion argumentée, contre le projet de loi, c'est normal", a-t-elle plaidé. Mais "quand il y a des violences", cela devient "inacceptable".

Le gouvernement ne donnera pas la moyenne à tout le monde 

Quant à certains étudiants qui réclament que la moyenne leur soit donnée automatiquement lors des partiels, le Premier ministre a souligné que cette "idée (...) le laisse rêveur sur la conception qu'ils ont eux-mêmes de leur travail, de la chance qui leur est donnée d'aller à l'université". Il a toutefois observé que "cette vision des choses semble extrêmement minoritaire chez les étudiants". "On ne va pas à l'université pour avoir une note, on va à l'université pour apprendre des choses", a déclaré à ce sujet Frédérique Vidal.

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