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Éducation

Bourgoin-Jallieu : après plusieurs jours de fermeture, réouverture des cantines, garderies périscolaires et TAPS

mercredi 16 mai 2018 à 20:44 Par Céline Loizeau, France Bleu Isère

A Bourgoin-Jallieu, lundi, mardi et mercredi, aucune garderie avant ou après l'école. Pas de cantine non plus. La mairie avait pris cette décision en raison d'un préavis de grève qui se termine le 18 juin. Ce mercredi, elle change de stratégie.

A l'école Simone-Veil, les parents comptent se réunir vendredi pour constituer un groupe de volontaires pour épauler le personnel communal si besoin.
A l'école Simone-Veil, les parents comptent se réunir vendredi pour constituer un groupe de volontaires pour épauler le personnel communal si besoin. © Radio France - Céline Loizeau

Bourgoin-Jallieu, France

Depuis plusieurs jours, à Bourgoin-Jallieu, c'est l'exaspération pour de nombreux parents des écoles publiques. Suite à un préavis de grève déposé par la CGT jusqu'au 18 juin, la mairie a pris la décision de fermer les sites de garderies périscolaires et de cantines. Résultat, les parents ont du s'adapter : pose de RTT au dernier moment, arrangement avec un voisin, supplier une nounou pour qu'elle accepte exceptionnellement de garder un peu plus d'enfants, appeler quand c'est possible la famille à la rescousse, voire même faire rater tout simplement la classe pour certains enfants. Devant les 13 établissements, les parents en colère, inquiets, sont nombreux. Certains sont venus se plaindre en mairie. Et ce mercredi après-midi, la municipalité annonce qu'elle rouvre tous les sites dès ce vendredi.

Pas d'assurance absolue sur le niveau d'encadrement

En début de semaine, l'adjointe aux affaires scolaires précisait que la mairie n'avait pas eu d'autre choix que de fermer les sites car les agents n'ont pas obligation de se déclarer gréviste à l'avance. Du coup, pour la Ville, impossible d'avoir l'assurance d'avoir les agents face aux élèves. Elle avance alors le "principe de précaution". Mais au vu des éléments de ce début de semaine "il apparaît qu'il y a un faible taux de grévistes" selon Hélène Accetola. 

La mairie pense qu'il en sera de même dans les jours à venir, même si là encore aucune garantie : "on dit quand même aux parents, attention, on n'a pas la certitude d'avoir le même encadrement que d'habitude." Par endroits et en fonction des jours, il pourrait manquer un ou plusieurs agents. Quant à l'éventualité qu'il n'y ait personne du tout "c'est peu probable" pour l'adjointe qui promet alors qu'une solution sera trouvée. "On cherchera du personnel sur les sites où il y a assez de monde pour aller là où il y a personne. Et ce n'est pas casser la grève" Elle explique ainsi que les personnels ne sont pas rattachés à une école, mais dépendent d'un service, avec des missions précises, qu'ils peuvent effectuer sur un autre site. 

Quelques avis de parents

Du côté des parents, ceux qui ont communiqué leur adresse mail au Pôle Education ont en principe reçu un courrier en cette fin d'après-midi. Et la mairie a publié un communiqué sur son site internet. 

Parc des Lilattes, à l'heure du goûter,  ce mercredi, Delphine, parent délégué à Simone-Veil raconte que _"c'est plus satisfaisant que d'avoir un périscolaire et une cantine fermés ou des parents qui se trouvent à enlever leurs enfants de l'école pour toute la journée, à devoir bouleverser des plannings avec des employeurs qui sont plus ou moins conciliants. C'est un minimum". Cette maman ne décolère cependant pas concernant la gestion de la situation : "pas de communication précise et un maire totalement absent sur ce dossier." _

Une autre maman, dont la fillette mange à la cantine, elle est scandalisée car la mairie ne peut promettre une présence optimale : "c'est grave, je trouve. Je vais essayer de m'organiser autrement pour être sûre." Saya, dont l'enfant de 4 ans mange à la cantine en fin de semaine, est ravi de cette réouverture même si les conditions ne le satisfont pas pleinement. Il espère au moins avoir l'info sur le niveau de surveillance du repas de midi en arrivant le matin et, s'il y a un doute, il se débrouillera pour que quelqu'un fasse manger son enfant. 

Ce jeudi matin, à l'école de Boussieu, une maman confiait avoir envoyer un mail dans la soirée à la mairie pour dire que ce n'était pas satisfaisant en l'état : "ce n'est pas aux parents de prêter main-forte ou trouver des solutions alternatives."

Côté pratique, comment ça s'organise ?

La mairie invite les parents qui peuvent s'organiser autrement à le faire. A l'école Simone-Veil, des parents comptent constituer un petit groupe pour venir épauler le personnel municipal si besoin. Depuis le début de la semaine, à l'école Herriot, ce sont les parents qui assurent garderie et surveillance du repas de midi. 

L'organisation -telle qu'elle a été présentée ce mercredi après-midi par la mairie- doit rester en place jusqu'au 18 juin, date de la fin du préavis de grève. Pour les cantines, la mairie n'assure pas la distribution des repas, mais propose une surveillance du repas froid fourni par les familles. Quant aux Taps - les temps d'activité périscolaires - ils reprennent aussi du service ce vendredi. A noter que mardi, jour de grève nationale dans la fonction publique, les sites seront fermés pour recommencer leurs activités mercredi 23. Il pourrait dans le cadre de cette journée aussi avoir des enseignants absents.

Que dit le préavis de la CGT ?

Des 2 syndicats municipaux, la CGT est le seul à avoir déposé le préavis de grève. Dans un premier communiqué publié dimanche, le syndicat dénonçait de la "maltraitance". Ce mardi soir, sur sa page Facebook, il adresse une longue lettre aux parents d'élèves parlant de désorganisation dans les services, de mal-être. De son côté, l'adjointe aux affaires scolaires condamne cette action qu'elle "ne comprend pas, il n'y a aucune revendication et aucun rendez-vous n'a été demandé au maire", selon elle.

Reportage