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"On veut retourner à la fac !" : en Seine-Maritime, les étudiants n'en peuvent plus des cours à distance

Cela fait quasiment trois mois qu'ils suivent tous leurs cours à distance, devant un ordinateur. Des étudiants de Seine-Maritime témoignent de leur ras-le-bol et de leur mal-être.

Morgan et Antoine suivent les cours chez eux depuis près de trois mois.
Morgan et Antoine suivent les cours chez eux depuis près de trois mois. © Radio France - Charlotte Coutard

France Bleu Normandie donne la parole aux jeunes ce mercredi, journée spéciale sur notre antenne. "Ce n'est pas facile d'avoir 20 ans en 2020" avait dit Emmanuel Macron, c'est évidemment aussi le cas en 2021, notamment pour les étudiants. Aucune vie sociale ou presque, des cours en distanciel devant un ordinateur, difficile de se concentrer sur ses études, certains décrochent. Les associations étudiantes s’inquiètent, au cours des dernières semaines, plusieurs suicides ou tentatives de suicide ont été recensés.

J'ai décroché complètement pendant le deuxième confinement

Antoine et Morgan tournent un peu en rond dans leur appartement de la cité universitaire La Pléiade à Mont Saint-Aignan, même si les deux étudiants ont la chance de vivre dans un grand appartement. Chacun sa pièce, Morgan suit ses cours en visio dans la cuisine, Antoine dans le salon. Mais Antoine, 19 ans a du mal à se concentrer, "j'ai décroché complètement pendant le deuxième confinement, je ne notais rien, je ne trouvais plus d'utilité, plus de motivation du tout. Tout est source de distraction, on est chez soi, ce n'est pas vraiment un environnement de travail. On est beaucoup plus concentré à la Fac, c'est très compliqué".

Le reportage France Bleu Normandie

Il y a un mal-être global

Et les deux jeunes n'ont plus aucune vie étudiante, raconte Morgane, 28 ans. "Il n'y a plus de vie sociale, elle est en stand-by. Quand on est étudiant, le fait de voir du monde après les cours, pendant les cours, de pouvoir parler, échanger, pour le moral ça change tout. J'ai une amie proche qui m'a dit qu'elle avait des pensées noires. Elle habite dans un tout petit logement. De vivre dans une cage à lapins, juste avec les cours toute la journée, il y a un mal-être global".

"On a tous très envie de retourner à la fac, on veut retourner à la fac ! On a l'impression que le gouvernement ne l'entend pas et ne fait rien pour que ce soit possible. On en a besoin, le côté psychologique n'est pas pris en compte, un psychologue ne remplace pas un professeur. Du soutien on n'en a pas", estime Antoine.

Antoine Besnard a 19 ans, 20 ans en avril prochain, il est étudiant en deuxième année de licence Sciences de l'Éducation pour devenir CPE, conseiller principal d'éducation

Pour Morgan et Antoine, les étudiants ne sont pas une priorité pour le gouvernement. Ils craignent de devoir suivre leurs cours, chez eux, jusqu'à la fin de l'année.

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