Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Vincent Thomas, président de l'UB : "On est face à un décrochage nouveau, lié à la baisse de moral"

-
Par , France Bleu Bourgogne

Plusieurs présidents d'université mettent en garde depuis quelques jours : il faut rouvrir les portes de nos facs, sous peine de plonger certains étudiants dans des situations catastrophiques. Le point à l'université de Bourgogne, où l'essentiel des 35.000 étudiants travaille à distance.

Vincent Thomas le président de l'Université de Bourgogne
Vincent Thomas le président de l'Université de Bourgogne © Radio France - Arnaud Racapé

Combien sont-ils, ces étudiants à l'université de Bourgogne que le re-confinement est en train de ronger de l'intérieur ? S'il est impossible de l'estimer, la réalité est là : le décrochage des jeunes explose, et la question d'un retour au moins partiel aux cours en présentiel se pose avec force. 

Le président de l'université de Bourgogne Vincent Thomas le confirme, la période est extrêmement difficile : c'est compliqué de "suivre de chez soi, sans sortir, des cours à distance, et bien que l'ensemble de la communauté fasse tout son possible pour éviter cette distance et les décrochages, eh bien on sent que le moral est en baisse." 

Vers un retour des cours en présentiel ?

Si certains cours peuvent encore se tenir physiquement, les TP, les cours de chant et d'art, la grande majorité des 35.000 étudiants dijonnais et bourguignons sont toujours chez eux. Et, le gouvernement ne donne comme perspective que la fin janvier, pour un retour hypothétique en présentiel. Trop tard, trop peu, dit Vincent Thomas. Dans la lignée d'autres présidents d'université, il demande un assouplissement des règles. 

"On espère pouvoir renouer au moins en présentiel partiel. La fac fonctionne actuellement, avec des outils numériques, mais éviter les décrochages, ça suppose de voir les étudiants, et qu'ils nous voient aussi, parce que la pédagogie ça passe par le présentiel. L’idéal serait de renouer avec la situation intermédiaire que l'on a connue en septembre avec la jauge à 50%, et donc de réaliser les enseignements en hybridation, à la fois en présentiel et à distance, ce qui permet d'assurer la sécurité sanitaire des étudiants et des personnels, et en même temps de garder un lien pédagogique." 

Une cellule psychologique pour les étudiants en décrochage

Car en attendant, le décrochage scolaire, impossible à évaluer précisément, se double sans doute d'un décrochage social chez certains jeunes. "On est face à un problème nouveau, qui est lié à la baisse de moral, à la distance. Donc on a essayé de mettre en place des dispositifs qui permettent d'accompagner ce décrochage, par exemple il y a des consultations psychologiques proposées aux étudiants au niveau du SSU (le service de santé universitaire, ndlr)."

En attendant, l'établissement est prêt à poursuivre le respect des gestes barrières, mises en place depuis le printemps dernier. "Ces consignes, ce sont les gestes barrières que tout le monde connaît, le port du masque, le gel hydroalcoolique, le respect des distances physiques, le nettoyage des classes, et je crois que tout le monde respecte bien ces consignes, elles ont donné des résultats car nous avons effectué un suivi des étudiants et des personnels pendant cette période de septembre à novembre. Et il apparaît que globalement, les étudiants et les personnels ont été moins affectés que le reste de la population." 

On peut aussi envisager des dépistages massifs sur les campus, poursuit Vincent Thomas. "Reste que ce la doit être finalisé avec l'autorité régionale de santé, car la situation évolue en permanence." 

Choix de la station

À venir dansDanssecondess