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Violences dans des collèges à Toulouse : le suicide d'un professeur stagiaire relance le débat

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Par , France Bleu Occitanie
Toulouse, France

Vincent, 27 ans, était professeur stagiaire dans un collège du quartier Croix-Daurade à Toulouse. Il s'est donné la mort la semaine dernière. Sa famille l'affirme, ses collègues le confirment : insultes, élèves insolents et ingérables, Vincent a été poussé à bout.

Le collège H. Auclert n'est pas classé prioritaire.
Le collège H. Auclert n'est pas classé prioritaire. © Radio France - Olivier Lebrun

Des enseignants qui n'en peuvent plus, des élèves qui remettent en cause leur autorité. En moins d'une semaine, les enseignants de deux collèges toulousains ont cessé le travail pour dénoncer les problèmes d'incivilité, les bagarres entre élèves ou les insultes dont ils sont victimes en cours de la part de certains élèves. Vendredi, les 35 professeurs du **collège de la Cépière, classé en zone d'éducation prioritaire renforcé, ont cessé le travail,** ils en appellent au Rectorat pour régler ces problèmes de violence qui s'installent.

Des appels à l'aide non entendus déplore sa famille

Au collège Hubertine-Auclert dans le quartier Croix Daurade, la mort de Vincent , un jeune enseignant en mathématique de 27 ans qui s'est suicidé la semaine dernière a plongé la communauté éducative dans un profond malaise. Ce jeune enseignant stagiaire était confronté depuis des mois à des problèmes d'incivilité dans sa classe, il avait demandé de l'aide, mais il n'a pas été entendu.  Pourtant les enseignants alertaient depuis des mois de la dégradation de la situation. La famille de Vincent a accepté de témoigner. Sa soeur - Claire Soulié - estime que son frère a été livré à lui même, et que l'Education Nationale n'a pas répondu à ses appels à l'aide.

Il a été confronté à des injures, des élèves qui sortent de la classe, qui jettent leurs chaises. Il a été jeté dans l'arène, j'en veux à l'Education Nationale qui fait comme si ces problèmes n'existaient pas. — Claire, la sœur de Vincent

TEMOIGNAGE - La sœur de Vincent dénonce le silence de l'Education Nationale

Un collège non classé prioritaire

Certains collègues de Vincent n'ont pas voulu travailler lundi. Céline Gault, 37 ans, professeur de français, a passé dix ans en région parisienne avant d'arriver à Toulouse au collège Hubertine Auclert. En janvier, elle s'est mise en arrêt de travail après avoir été insultée lors d'un conseil de classe par une élève. Elle raconte une situation qui se dégrade.

L'an dernier, nos deux professeurs stagiaires ont démissionné. Pour débuter, il faut pouvoir se concentrer sur la pédagogie, et pas sur la répression. Notre collège n'est pas classé "prioritaire", il le devrait, nous aurions plus de moyens — Céline Gault, professeur au collège Hubertine Auclert

INVITE - Céline Gault, professeur et collègue de Vincent

© Radio France

Le Rectorat leur répond 

L'inspection d'académie explique que ce collège n'est pas classé dans les établissements "à problème" et que le phénomène des violences scolaires n'est pas spécialement en recrudescence. Des formations sont envisagées.

On ne peut pas ballotter ces quelques élèves d'un établissement à un autre, ni mettre un surveillant derrière chaque enfant. il faut valoriser les bonnes pratiques des enseignants, comment se comporter face à l'irrespect.  — Jacques Caillaut, inspecteur d'académie

L'Inspecteur d'Académie réagit

Nos auditeurs réagissent dans la ligne ouverte

Florence de Plaisance-du-Touch, sa fille est au lycée François de Tournefeuille : "Dans le lycée de ma fille, les classes sociales sont mélangées, les classes générales et professionnelles font des sorties ensemble. La mixité désamorce les tensions".

Frédéric de Muret : "Il y a des professeurs têtes-de-turc, chahutés toute l'année car ils n'ont pas les épaules et peu considérés et sous anti-dépresseurs. Et puis, les élèves restent impunis, les conseils de discipline ne se font plus comme avant, c'est trop compliqué". 

Ligne Ouverte du jeudi 4 février

Arnaud, parent d'élève à Castelginest : "Je note une insubordination des enfants vis-à-vis de l'autorité des adultes, et ce de plus en plus tôt. Ces groupes là plombent les classes. Les profs sont impuissants et les parents ont démissionné, les bases doivent venir du cercle familial."

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