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Après la vague abstentionniste : "nous gagnerions à être un peu moins politiciens" dit Stéphane Haussoulier

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Par , France Bleu Picardie

Les élus du Conseil Départemental de la Somme vont se réunir jeudi pour élire leur président. Stéphane Haussoulier va récupérer son fauteuil après des élections marquées surtout par l'abstention. la droite et le centre consolident leur majorité face à une gauche plus unie.

Stéphane Haussoulier
Stéphane Haussoulier © Radio France - François Sauvestre

Après la victoire de la droite et du centre aux élections départementales, le président sortant, Stéphane Haussoulier s'apprête à retrouver son fauteuil à l'hôtel des Feuillants. Sa liste "Unis pour la Somme" obtient 28 sièges soit deux de plus que lors du précèdent mandat. L'opposition de gauche conserve 18 sièges. Le Rassemblement National est totalement absent de l'assemblée départementale samarienne.

France Bleu Picardie : sans faire offense aux électeurs qui se sont déplacés considérez-vous que les nouveaux élus du département, donc vous et les 45 autres sont complètement légitimes étant donné la très forte abstention?

Stéphane Haussoulier : nous avons tous la même voix. Chacun a le droit de se saisir de son bulletin de vote pour exprimer son sentiment. Un jour d'élection, dans une démocratie participative représentative, il faut normalement se déplacer pour se faire représenter. Je pense que, bien sûr, cela nous oblige simplement à regarder ce qu'il y a derrière cette abstention. Très sincèrement, je pense que les élus auraient tort aujourd'hui de se dire qu'ils sont remis en selle pour six ans. 

Finalement, la situation est assez figée. Vous récupérez les deux sièges du rassemblement national? Mais l'opposition de gauche est la même, plus unie.

C'est une grande satisfaction de revenir plus nombreux que nous étions à l'issue du scrutin de 2015. Ce n'était pas écrit sur le papier tout de même que cela finirait ainsi. Je suis déçu pour mes collègues de Péronne, éliminés au premier tour, pour ceux d'Abbeville 1 qui ont échoué de peu.

Justement comment expliquez-vous cet échec dans ce canton face à la gauche qui l'emporte de 54 voix ?

Clairement, je pense que la division apporte toujours des difficultés. Moi, je suis toujours surpris lorsqu'il y a un sortant bien placé et on vient  mettre un peu de complexité dans l'élection, je pense franchement que si nous avions eu un accord dès le premier tour Angelo Tonolli  n'aurait pas été élu avec sa collègue au conseil départemental. 

Le Rassemblement National tenait le canton de Corbie, repris par la droite. Il est totalement absent de cette nouvelle assemblée. Que vous inspire ce recul du parti de Marine Le Pen ?

Je ne suis pas triste vis à vis des élus du Rassemblement National, les élus, pas les électeurs. Les électeurs souvent, ils votent RN parce qu'on est pas bon. Globalement, la droite, la gauche. Parce que je pense que dans l'électorat du RN on retrouve aussi bien des anciens communistes que des anciens du RPR ou d'ailleurs. Mais clairement Madame Wybo et son collègue ont crée une ambiance assez particulière au département. Au moins, j'aurai, si j'ai la chance et l'honneur de représenter le département à la présidence dans quelques jours de ne pas avoir dans les questions habituelles, celle sur le nombre de mineurs non accompagnés ou sur d'autres dossiers. 

Quelle sera la première mesure prise par votre majorité ?

Je ne sais pas quelles seront les mesures. Je vais rencontrer mes collègues lundi et mardi, mais moi, je pense qu'il y a une posture. Celles et ceux qui, comme moi, étaient au second tour contre le Rassemblement National, qui ont eu la chance de faire des scores assez importants, ne doivent pas oublier comment ils ont été élus. Moi, je n'oublie pas Jacques Chirac en 2002, qui est élu avec 82% et qui ne comprend pas que quand on est élu avec 82%, c'est pas 82% de gens qui croient dans ses idées. Il y a des gens qui, de toute façon, ont fait front républicain. Concrètement je vais regarder avec mes collègues s'il y a un marqueur vers l'opposition et c'est peut être aussi à l'opposition de se comporter différemment pendant nos débats. Je crois qu'on peut aussi se retrouver sur des politiques sociales comme celles que porte le département. Je crois très sincèrement que nous gagnerions à être moins politiciens et à s'occuper plus des gens. 

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