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REPLAY - Municipales à Grenoble : un débat animé entre les six candidats

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Par , , , France Bleu Isère

La tournée des municipales de France Bleu Isère en partenariat avec Le Dauphiné Libéré se poursuit à Grenoble ce mercredi 26 février avec le grand débat d'avant premier tour dans la capitale des Alpes. Six candidats sont réunis autour de la table entre 18h et 19h30, en direct du stade des Alpes.

Les six candidats à l'issue du débat des municipales à Grenoble.
Les six candidats à l'issue du débat des municipales à Grenoble. © Radio France - Benjamin Bourgine

C'est le temps fort de la campagne des municipales à Grenoble, le grand débat de l'avant premier tour "France Bleu Isère / Le Dauphiné Libéré". Six des candidats en lice ont rendez-vous entre 18h et 19h30 dans les salons du stade des Alpes. 

Réécoutez le débat France Bleu Isère / Le Dauphiné Libéré

Débat animé par Nicolas Crozel (France Bleu Isère) et Ève Moulinier (Le Dauphiné Libéré). Durée : 1h26.

Le grand débat France Bleu Isère / Le Dauphiné Libéré à Grenoble.

Les participants

Eric Piolle, 47 ans, maire EELV sortant, à la tête d'une majorité de gauche, se présente pour un second mandat. Ancien cadre dans l'informatique, il a siégé à la région entre 2010 et 2014. Il est le premier maire écologiste d'une ville de plus de 100 000 habitants et se présente en tête de la liste "Grenoble en commun" soutenue par EELV, La France insoumise, le Parti communiste, Nouvelle donne et Génération.s.

Eric Piolle, maire sortant à Grenoble. - Radio France
Eric Piolle, maire sortant à Grenoble. © Radio France - Benjamin Bourgine

Cinq de ses challengers sont avec lui, autour de la table.  Les voici par ordre alphabétique : 

Alain Carignon, 70 ans, ancien maire RPR de Grenoble (1983-1995) ancien président du conseil général de l'Isère (1985-1997), ancien ministre des gouvernements Chirac (1986-1988) et Balladur (1993-1994) condamné en 1996 à cinq ans de prison (dont un an avec sursis), cinq ans d'inéligibilité pour corruption, abus de biens sociaux et subordination. Ayant purgé sa peine, il se présente à la tête d'une liste "société civile pour l'alternance", soutenue par LR.

Alain Carignon. - Radio France
Alain Carignon. © Radio France - Benjamin Bourgine

Emilie Chalas, 42 ans, députée LREM de Grenoble depuis 2017, cadre dans la fonction publique territoriale, elle a été directrice des services de la ville de Moirans. Elle mène une liste "Un nouveau regard pour Grenoble" soutenue par LREM.

Emilie Chalas. - Radio France
Emilie Chalas. © Radio France - Benjamin Bourgine

Bruno de Lescure, 54 ans, graphiste de métier, enseignant, il vient de l'écologie politique, il fut un temps adhérent à l'Adès à Grenoble et a été désigné tête de la liste citoyenne "La commune est à nous".

Bruno de Lescure. - Radio France
Bruno de Lescure. © Radio France - Benjamin Bourgine

Mireille d'Ornano, 68 ans, conseillère municipale sortante, tête de liste FN en 2014,  euro-députée FN entre 2014-2019. Longtemps de proche de Jean-Marie Le Pen, elle a claqué la porte du parti de Marine Le Pen en 2016 pour rejoindre "Les patriotes" de Florian Philippot. Elle mène une liste "sans étiquette" mais "clairement orientée à droite" intitulée "Mieux vivre à Grenoble".

Mireille d'Ornano. - Radio France
Mireille d'Ornano. © Radio France - Benjamin Bourgine

Olivier Noblecourt, 44 ans, ancien adjoint de Michel Destot (PS) entre 2008 à 2014, en charge de l'action sociale et familiale, vice-président du CCAS. Directeur de cabinet de Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche d'octobre 2016 à mai 2017. Il était jusqu'en janvier dernier, délégué interministériel chargé de la lutte contre la pauvreté. Ancien militant du PS, il mène une liste de gauche soutenue par le PS, le PRG, le MRC et Go citoyenneté, intitulée "Grenoble nouvel air".

Olivier Noblecourt. - Radio France
Olivier Noblecourt. © Radio France - Benjamin Bourgine

Les principaux thèmes du débat 

Situation financière de la ville, son image et son attractivité auprès des acteurs économiques alors que la commune est souvent présentée comme étant dans une situation préoccupante

  • Eric Piolle : "La situation de Grenoble est un peu singulière dans son histoire. On a vu la dette se multiplier par deux et demi pendant les années corruption. On a perdu un mois de budget sous le gouvernement de Manuel Valls et le gouvernement Macron est dans la même lignée. La situation elle est celle là et il faut faire avec. La ville est dans une situation tendue mais nous ne sommes pas étranglés."
  • Alain Carignon : "Eric Piolle a failli être mis sous tutelle par le Préfet et le directeur des services fiscaux en 2016 alors qu'il n'y avait plus un centime de dette Carignon, c'est à dire 21 ans après mon départ. C'est en 2009 que les impôts ont été augmentés sous Michel Destot et que Grenoble est devenue la ville de France où il y avait le plus d'impôt sur les ménages." 
  • Olivier Noblecourt : "Nous avons augmenté les impôts en 2009 à cause de la crise économique mondiale. Aujourd’hui, le poids de la dette a explosé. Nous ne sommes pas dans une logique de faire de la politique pour faire de l’argent. Eric Piolle n’a pas de chiffrage et pas de projet."
  • Emilie Chalas : "Trois des candidats ici sont comptables de la situation de la ville : Piolle, Carignon et Noblecourt. L'enjeu, c'est le remboursement de la dette. Monsieur Piolle, vous avez renégocié le remboursement de la dette jusqu’en 2020, c'est assez malin puisque c'est sur le mandat suivant."
  • Bruno de Lescure : "Entendre une députée dire que tout va bien c'est très drôle. Je pense que le problème c'est dans un premier temps la baisse des dotations de l'Etat. Olivier Noblecourt a augmenté les impôts de 10% en 2009 alors que la crise était passée. Pendant ce mandat (celui de Destot), les indemnités des élus ont été augmentées. L'endettement au service de l'investissement n'est pas un problème."
  • Mireille d'Ornano : "Il y a 1717 euros de dette par habitant à Grenoble. C’est cet homme de gauche (Eric Piolle) qui a fait fermé des bibliothèques dans des quartiers populaires. Aucun candidate ne parle de désendettement. Je propose d'utiliser la méthode canadienne, c'est à dire de baisser de 10% tous les budgets, sauf la sécurité car c'est le plus important. Je demanderai un audit sur les finances. Je m’engage à avoir une gestion rigoureuse et ne pas augmenter les impôts."

Pollution à Grenoble et la manière de la combattre : transports en commun, embouteillages, places de la voiture, du vélo, zone à faible émission, etc

  • Eric Piolle : "On est toujours pour la gratuité des transports. Quelle est l’étape intermédiaire ? C'est la gratuité le week-end et toute l'année pour plus les précaires. Il faut regarder les choses de façon forte. En 2022, on aura de l’électricité propre et sans énergie nucleaire. Le choix de RER grenoblois sera plus porté vers le Sud et non vers le Grésivaudan."
  • Alain Carignon : "Nous ferons une grande consultation citoyenne sur les transports, le métro-câble de Voreppe à Crolles. Les transports collectifs ne résolvent pas le problèmes des nombreuses voitures qui rentrent dans la ville. Le mono-rail c’est la solution pour sortir des embouteillages. Il faut aussi une ligne a grande vitesse entre Grenoble et Lyon pour libérer les rails et avoir plus de TER."
  • Olivier Noblecourt : "Je suis sérieux et engagé sur l’écologie. On souhaite une mettre en place une culture de la gratuité des transports en commun pour les étudiants, les seniors et les plus précaires. Effort de politique sur le vélo avec de l’éducation au vélo. Grenoble doit être a l’avant-garde sur l’accès : c'est l'enjeu du RER grenoblois, de l’A480. Nous voulons aussi mettre en place une navette de Chavant à la porte de France et d'étendre la zone à faible émission pour tous les véhicules d’ici 2020. Mais la priorité c’est le RER."
  • Emilie Chalas : "Nous ne sommes pas pour la gratuité pour tous des transports, éventuellement pour les moins de 25 ans. Ça n'est pas possible financièrement. Quand on parle de pollution, on parle de mobilité et nous n'en avons pas beaucoup parlé. La pollution c’est, les déplacements, le logement et le chauffage au bois mais aussi les usines et l'agriculture."
  • Bruno de Lescure : "Nous voulons la gratuité totale pour toutes personnes, mais il faut une mesure nationale pour que ça soit possible. Le projet de métro-câble représente un an de gratuité de transport, nous ne comprenons pas pourquoi cela a été fait. La zone à faible émission est une mesure anti-sociale car tous les habitants avec des vieux véhicules devront les changer. Il faut aussi généraliser l'auto-partage."
  • Mireille d'Ornano : "Nous proposons la gratuité des transports pour les étudiants, les personnes âgées et les personnes à mobilité réduite. Grenoble est la 4e ville la plus embouteillée de France. La diminution des voies mise en place par Eric Piolle embouteille encore plus et c'est contre productif au final car il y a plus de pollution. La Cour de justice a condamné la métropole sur la qualité de l’air également. Je souhaite aussi une harmonisation des feux tricolores et créer des parkings relais."

Sécurité et lutte contre la délinquance : drogue, place et rôle de la vidéosurveillance, armement de la police municipale, lutte contre les incendies criminels revendiqués par la mouvance anarchiste, etc

  • Eric Piolle : "Nous avons obtenu, depuis 6 ans, plus de policiers nationaux et une requalification de leurs salaires avec la zone de sécurité prioritaire à Grenoble. Par contre, nous sommes contre l'armement de la police municipale."
  • Alain Carignon : "Grenoble est la première ville de France pour les agressions et les vols à la tire. Il ne se passera rien si ces listes sont élues. La sécurité est un problème clé de la ville, je veux doubler les effectifs de la police municipale. Piolle porte une responsabilité sur la sécurité actuelle."
  • Olivier Noblecourt : "Je veux rétablir l’autorité publique dans cette ville, renforcer la présence humaine. Créer aussi 40 policiers municipaux et 40 médiateurs et en plus armer la police municipale. Il faut aussi deux commissariats de quartiers et un centre de supervision urbain. Nous installerons des cameras qui iront bien au delà de la sécurité des gens comme le stationnement, les tags, les incivilités par exemple." 
  • Emilie Chalas : "Eric Piolle est responsable de la situation sécuritaire à Grenoble où la délinquance à exploser. Il y a eu une augmentation de 93% des incendies sur les bâtiments publics. Nous nous en chargerons très sérieusement si nous sommes élus. Par exemple avec de la vidéo-protection et l'armement de la police municipale."
  • Bruno de Lescure : "Nous sommes d'accord pour mettre en place une police de proximité mais nous refusons catégoriquement le flicage proposé par OIivier Noblecourt avec la mise en place de caméras dans toute la ville. C'est dépenser de l'argent pour rien alors que d'autres secteurs en ont besoin."
  • Mireille d'Ornano : "La sécurité, c'est le problème principal et majeur à Grenoble. Je dirai même Chicago sur Isère. Je souhaite doubler et armer les effectifs de la police municipale, permettre aux policiers de se défendre face aux voyous et de patrouiller dans les transports en commun. A Grenoble, la délinquance est 63% plus élevées que dans les villes de taille équivalente."

Les stratégies politiques des uns et des autres et les éventuelles alliances au soir du premier tour

  • Emilie Chalas : "Il est évident pour moi depuis le départ, que le soir du premier tour et depuis l'annonce en décembre du départ en campagne d'Olivier Noblecourt, nous avons vocation à nous rassembler pour proposer une alternative crédible, raisonnable et porteuse d'avenir avec Olivier Noblecourt."
  • Olivier Noblecourt : "J'ai construit avec 700 Grenoblois une alternative de gauche et écologiste. Mon encrage il est à gauche et la première logique au soir du premier tour sera de me tourner à gauche. Je suis très clair là dessus. Je regrette que le maire sortant ne veuille pas rassembler l'ensemble de la gauche mais seulement ceux qui sont d'accord avec lui."

Le mot de la fin des candidats

  • Eric Piolle : "Je propose aux Grenoblois une sobriété sur les règles de vie, y compris sur les élus. Grenoble a toujours su se rassembler autour d'un projet. Je propose de continuer sur la lancée pour faire de Grenoble une capitale verte européenne."
  • Alain Carignon : "On s'est rendu compte que voter Chalas, c’est voter Noblecourt. Les gens doivent nous rejoindre avec nos objectif qui sont clair sur l’écologie, la sécurité et l’attractivité du territoire. Je veux une rupture avec les méthodes de gouvernance actuelles."
  • Olivier Noblecourt : "La seule dynamique politique et rassembleuse, capable de travailler dans le sens de Grenoble c’est notre liste. Le seul projet complet, chiffré et financé pour reprendre la voie du développement de notre ville, c'est "Grenoble nouvel air"."
  • Emilie Chalas : "Je m’interroge sur Eric Piolle qui n’est jamais responsable de rien. Nous voulons un plan de relance qui est indispensable et financé. Grenoble se paupérise et les habitants parlent de déclin. Nous ne voulons pas de ça."
  • Bruno de Lescure : ""Nous sommes la seule liste démocratique, avec comme maître mot, la démocratie directe et l’écologie sociale. Le pouvoir sera organisé avec des assemblées qui contrôleront les élus. Les citoyens retrouveront du pouvoir avec nous."
  • Mireille d'Ornano : "Trois des candidats présents ce soir ont déjà été aux commandes de la ville. Après 18 ans de gauche, Grenoble est champion de l’insécurité. Protéger les Grenoblois est la prirorité du prochain mandat."

Après le débat, on débrief !

Réécoutez "le débrief" entre 19h30 et 20h avec nos spécialistes invités autour de Lionel Cariou.

  • Jean-Benoît Vigny, journaliste au Dauphiné Libéré.
  • Thibault Leduc, rédacteur en chef de TéléGrenoble.
  • Nicolas Crozel, journaliste à France Bleu Isère.
  • Benjamin Bourgine, rédacteur en chef de France Bleu Isère.
  • Olivier Ihl, politologue et professeur émérite à Sciences Po Grenoble.

Le debrief du grand débat France Bleu Isère / Le Dauphiné Libéré à Grenoble animé par Lionel Cariou.

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