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Élections régionales en Bretagne : que prévoient les candidats pour sauver le breton ?

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Par , France Bleu Breizh Izel

Le breton est classé par l’UNESCO comme "langue sérieusement en danger”. Pourtant, laisser disparaître la langue maternelle de nos parents n'est pas une fatalité. L'exemple des politiques au Pays de Galles ou en Écosse le montre. Qu'en pensent les principaux candidats aux régionales ?

En 2018, on estimait à 225 000 le nombre de bretonnants.
En 2018, on estimait à 225 000 le nombre de bretonnants. © Radio France - Valérie Le Nigen

Selon une enquête relayée par l'Office public de la langue bretonne, on comptait 225 000 bretonnants en 2018, mais 78% d'entre eux avaient plus de 60 ans. Le breton est classé par l’UNESCO comme "langue sérieusement en danger”, même s'il y a des signes encourageants, avec une légère augmentation du nombre de locuteurs. Et beaucoup de Bretons motivés pour sauver la langue maternelle de leurs parents. Au Pays de Galles ou en Écosse, avec une politique volontariste, de l'enseignement immersif et non immersif, un soutien à la production des films, des médias, de la culture, les langues ont été sauvées de la zone rouge.

Le contexte politique actuel

Récemment, la loi de protection des langues régionales, portée par le député morbihannais Paul Molac, a donné de l'espoir aux défenseurs du breton et du gallo. Mais une soixantaine de députés En marche ont déposé un recours au conseil constitutionnel et la loi a été retoquée.  En Bretagne, le conseil régional a été la première collectivité à se doter d'un pan de politique linguistique en 2004, réactualisé en 2012. La région finance Diwan, l'association, mais aussi les bâtiments et équipements des deux lycées : le lycée historique de Carhaix, et celui de Vannes en cours d'aménagement. Par ailleurs, récemment, le président sortant a refusé de signer la convention avec l'Éducation Nationale, en la trouvant trop peu ambitieuse. Ce contexte a rehaussé la défense du breton et du gallo dans les sujets majeurs de la campagne. 

Ce qu'en disent les principaux candidats

Loïg Chesnais-Girard, président régional sortant, tête de la liste La Bretagne avec Loïg (PS) : "Il faut faire en sorte que l'État joue son rôle, pour Diwan mais aussi pour les filières publiques et de l'enseignement catholique. Il faut travailler sur la convention pour qu'il y ait une formation de plus de professeurs. Deuxième axe : dans mon programme, je propose une garantie universelle de pouvoir accéder à des formations pour apprendre le breton ou le gallo."

Isabelle Le Calennec, tête de la liste Hissons Haut La Bretagne (LR) :" Il y a vraiment de quoi être en colère que la majorité En Marche et Modem soit intervenue pour casser la loi Molac. Nous, nous voulons signer la convention avec l'État pour former des professeurs, et consacrer 1,5% du budget de la région à la langue bretonne, soit trois fois plus qu'aujourd'hui."

Thierry Burlot, tête de file de Nous la Bretagne (En Marche/UDI, Modem): "On a vu ce qui s'est passé pour la loi Molac... Mais quoi qu'il en soit, le conseil régional a des responsabilités. Nous proposons de doubler le budget en passant de 8 à 16 millions d'euros, dès 2022."

Claire Desmares-Poirrier, tête de la liste Bretagne d'Avenir (EELV, UDB et six autres formations politiques) : "Beaucoup de Bretons ont envie d'apprendre mais pour l'instant, on ne peut pas répondre à la demande. Nous voulons doubler le budget, soutenir la formation des profs, des médias, de la production audiovisuelle, la visibilité dans l'espace public, car il faut baigner dans un bain de langue."

Gilles Pennelle, tête de liste Une Bretagne Forte, (Rassemblement National) : "Les langues sont en perte de vitesse. Le parler français est aussi en perte de vitesse. Les langues anciennes comme le latin et le grec également. En ce qui concerne le breton, je propose de faire passer le budget du Conseil régional de 7 à plus de 10 millions. Et il faut former des professeurs pour que cette langue reste vivante."

Pierre-Yves Le Cadalen, tête de liste la France Insoumise : "Nous, nous sommes favorables au développement du breton dans le public et nous voudrions reprendre un débat sur l'intégration de Diwan dans le public."

Daniel Cueff, tête de la liste  Bretagne ma vie : "Nous allons proposer un plan Marshall, en triplant le budget, autrement dit en proposant 21 millions, pour l'enseignement, la formation, les médias, la culture... Et nous tenterons de mettre Diwan sous protection pendant deux ans."

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