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Municipales à Valence : les moments forts du grand débat

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Par , , France Bleu Drôme Ardèche

Les principaux candidats aux municipales à Valence (Drôme) ont débattu mardi soir sur France Bleu Drôme Ardèche en partenariat avec Le Dauphiné Libéré. Débat mené par Florence Gotschaux et Carole Raynaud.

Cinq des candidats aux élections municipales à Valence (Drôme)
Cinq des candidats aux élections municipales à Valence (Drôme) © Radio France - Jean-Christophe Rampal

Autour de la table : Nicolas Daragon, le maire sortant LR, candidat à un deuxième mandat, Alain Auger le candidat de LREM, Annie Roche représentante de la liste FI-EELV, le socialiste Florent Méjean et le candidat du rassemblement national Olivier Amos. La sixième candidate,  Adèle Kopff de Lutte ouvrière n'était pas présente au débat en raison de la règle de l'équité.

Quelles étiquettes et pourquoi ?

Nicolas Daragon,(LR) présente une liste sans étiquette. "Je suis adhérent de LR depuis 1991 et je n'ai pas varié. En revanche, la liste est constituée de personnes originaires de tous bords avec quelques personnes écologistes et issues du centre gauche, à l'image des Valentinois." 

Alain Auger (LREM) étiquette difficile à porter en pleine défiance vis à vis du gouvernement ? : "C'est mon premier engagement politique, je suis le 5e à m'être inscrit dans la Drôme. Cette étiquette n’est pas vraiment un problème, il y a un socle et des attentes. Même si le gouvernement est parfois critiquable, nous présentons une image rassurante. La liste est à moitié LREM, à moitié société civile." 

Olivier Amos à la tête de la seule liste RN dans la Drôme. "Il y a une démobilisation générale qui touche tous les partis aujourd’hui. C'est compliqué de monter des listes, mais nous avons une bonne base électorale qui nous suit. Voilà pourquoi j'ai pris la décision de partir. Je fais vraiment ça dans un esprit de service".

"Le candidat qui ne veut plus figurer sur ma liste RN, ça m'interpelle."

Un candidat de la liste RN ne souhaite plus être candidat sur votre liste, pourquoi ? "je l'ai appris hier soir. Ce monsieur est actuellement sur la liste de la majorité, il est venu nous voir en nous disant qu'il était déçu de l'action de M. Daragon. Comme c'est un ancien adhérent du Front national, nous avons parfaitement compris sa démarche, mais j'ai appris par la suite qu'il avait aussi tapé à la porte de la République en marche. Mais il a rempli son acte de candidature et l'a signé pour être sur notre liste. Tout ça m'interpelle. Est-ce qu'il a eu des pressions est-ce qu'il est versatile ? Cette volte-face est surprenante". 

"On souhaite faire l'union à gauche au second tour."

Florent Méjean, liste soutenue par le PS, mais il y a une autre liste de gauche : "Nous n'avons pas réussi à nous mettre d’accord. Même si on n'a pas d'adversaire à gauche. Mais les termes du mariage ne sont pas possibles. On a essayé, on a tendu la main, on fait une campagne cordiale. On souhaite faire l'union au second tour." 

Annie Roche, EELV, liste "AVEC" : "Qui a tendu la main, je ne vais pas rentrer dans ce débat là. Ce n'est pas le lieu. Nous sommes une liste de rassemblement des citoyens de la gauche et des écologistes. Près de 60 % des colistiers sont sans carte mais notre liste est soutenue par des partis dont Europe écologie les verts et la France insoumise."

"Hors de question de travailler avec des gens qui nieraient le génocide arménien."

Le comité du 24 avril arménien vous accuse d'avoir un colistier négationniste sur le génocide arménien, votre réponse? "Nous avons fait un communiqué, répond Annie Roche, il est hors de question de travailler avec des gens qui nieraient ce génocide mais nous ne permettrons jamais à aucun communautarisme de s’introduire dans les politiques publiques ! Ça c'est très clair." 

Les candidats ont d'abord précisé leur positionnement politique

Les principaux candidats ont débattu durant une heure à la radio
Les principaux candidats ont débattu durant une heure à la radio © Radio France - Jean-Christophe Rampal

Ecologie pour tout le monde 

Nicolas Daragon, LR : "notre bilan : le repas végétarien à l'école tous les jours. Seules six villes le font. Nous avons fait baisser la vitesse sur l’autoroute, c'est 18 % de pollution en moins et multiplié les pistes cyclables entre autres. C'est aussi un programme : 7 mille arbres plantés et une seconde ligne de bus électrique à venir. L'état s'oppose au contournement et l’enfouissement de l'autoroute est infinançable" 

Florent Méjean, liste soutenue par le PS : elle souhaite enfouir l'autoroute A7. "On n'a pas d'argent pour cela ? Mais Monsieur Daragon, on a de l'argent pour faire un centre aqualudique. Nous, c'est notre projet d'enfouir l'autoroute. On propose de faire une ceinture verte autour de Valence ensuite, et nous ne voulons pas bannir la voiture mais il faut la gratuité des transports et davantage de place pour les vélos et les trottinettes. Il faut aussi élargir les horaires des bus."

Olivier Amos, RN : "il faut partir sur des solutions pragmatiques qui ont fait leurs preuves : nous avons un programme pour supprimer l'emprise de l'autoroute A 7, nous voulons un contournement de Valence."

Alain Auger, LREM : "ce qui caractérise notre programme, c'est l’enfouissement de l'Autoroute A7 , la mise en place de navettes sur le réseau SNCF, développer les transports doux, faire une tarification dégressive pour l’enlèvement des ordures". 

Annie Roche, EELV : "Porter résolument le projet de vivre mieux, c'est ça l’écologie pour nous. Enfouir l'A7 avait été proposé en 2014 et n'avait pas été retenu car trop onéreux. Il faut baisser la vitesse à 70 à l'heure car le 90 a eu des effets positifs mais pas suffisant. Il faut baisser le bruit et la pollution, planter de nombreux arbres car ça réduit la pollution de l'air".

Tous les candidats ont verdi leur programme

Bannir la voiture ? 

Annie Roche, EELV : "non mais remettre de l’équilibre dans les transports, avec des transports beaucoup plus cadencés pour les étudiants ou les gens qui ont des horaires de travail décalés".

Alain Auger, LREM : "nous voulons augmenter les zones à 30 km/h et encourager les alternatives à la voiture dont le vélo avec 10 % du budget voirie consacré aux pistes cyclables".

Olivier Amos, RN : "il ne faut pas bannir la voiture mais il n'y a pas assez de pistes cyclables dédiées, celles de Valence sont dangereuses. Il manque aussi de parc relais et il faut sécuriser les bus car il y a des problèmes d'insécurité chronique dans les bus". 

Comment améliorer les déplacements ?

Moins d'insécurité à Valence ? 

Nicolas Daragon, LR : "ça va beaucoup mieux mais ça ne veut pas dire qu'il n'y a plus de problèmes. Nous avons augmenté le nombre de policiers municipaux ils travaillent jusqu’à 2 heures du matin et nous sommes passés de 60 à 150 caméras de vidéoprotection. Nous mettons les moyens car là non plus il ne faut pas être amateur." 

Alain Auger, LREM : "on parle beaucoup de moyens mais ce qu'il faut c’est mieux les coordonner. Que la police nationale et la police municipale travaillent ensemble. Il faut aussi aller dans les quartiers. Nous ferons un gros travail de prévention dans les quartiers"

Florent Méjean, liste soutenue par le PS : " Il faut une police de proximité, aller dans les quartiers, aller à la rencontre des citoyens, car tout ne va pas si bien. Beaucoup de jeunes sont dehors car ils sont au chômage, il faut plus de proximité avec les citoyens, la police municipale doit être plus proche des habitants."

Olivier Amos, RN : "Les atteintes à caractère sexuel sont en explosion. Il faut des unités mobiles de proximité car on a concentré  les forces en centre ville, mais il faut aller à la rencontre des citoyens avec des outils type dans les bus pour prendre des plaintes". 

Annie Roche, EELV: "Pour nous, la tranquillité publique est d'abord garantie par une prévention généralisée faite de dialogue. Avec la police nationale, il faudra reconsidérer chacun ses missions car la police municipale, c'est d'abord une police de proximité. Nous travaillerons avec l'office HLM pour remettre en place des gardiens d'immeuble. Ça rétablit le lien social et le bien vivre ensemble. La culture est aussi une formidable réponse à la petite délinquance et nous signerons la charte de l’élu accueillant parce que quand on parle de tranquillité publique, il y a des arrêtés qui ont été pris pour supprimer la mendicité sur la ville, il faut savoir qu'a Valence 50 à 60 personnes dorment dans la rue, ce qui est inacceptable."

Prévention ou répression : les visions s'opposent

Gouvernance et démocratie participative

Alain Auger, LREM : "nous proposons un budget participatif, mesure reprise par d'autres candidats : 5% du budget investissement sera confié à des associations. Elles proposeront des idées et les soumettront à un arbitrage, à une évaluation citoyenne, le plus large possible. Rennes est une référence en la matière. Cela peut se mettre en place en moins de 2 ans." 

Florent Méjean, liste soutenue par le PS : "c'est important. La démocratie participative n'est pas assez prise en compte à Valence. Nous aurons un budget participatif. Deux élus référents par quartier qui iront auprès des habitants pour prendre leur avis et un médiateur chargé d'intervenir en cas de litige." Y aura t'il des référendums sur certains sujets ? "bien sûr et on fera rentrer en compte les nouvelles technologies : ça peut être un vote par internet très encadré." 

Olivier Amos, RN : "c'est un enjeu majeur de notre programme, mieux associer les habitants. Nous voulons mettre en place des élus référents dans chaque quartier et des référendums d'initiative locaux pour donner son avis sur des projets structurants". 

Annie Roche, EELV : "entre 2010 et 2014, on avait déjà mis en place de la démocratie participative. Un conseil de quartier dans chaque quartier avec un budget participatif, entre 700 000 et 800 000 euros par an. Des référendums d'initiative citoyenne locaux. Le conseil citoyen sera garant du programme et des finances publiques. C'est la démocratie permanente." 

Nicolas Daragon, LR : "on a tenu des permanences, des cafés citoyens, 13 comités de quartier. Nous mettrons en place une plateforme de consultation permanente sur internet, la modulation des indemnités des élus en fonction des présences en conseil. Ici beaucoup parlent de démocratie participative. Mais il ne faut pas faire de l'entre-soi. Quand je regarde les réunions publiques des candidats à la mairie de Valence, je m'inquiète beaucoup. La démocratie participative, ce n'est pas entre colistiers. J'en suis à ma 4e réunion, il y avait 450 personnes." 

Chaque candidat a une vision différente de la démocratie participative

Quel maire serez-vous si vous êtes élu ?

Alain Auger, LREM : "je serai un maire et vice-président de l'Agglo qui s'interdira de se présenter à toute élection départementale ou régionale, de façon à pouvoir me consacrer entièrement à la gestion d'une ville dont les comptes sont largement sinistrés. Je voudrais simplement être un maire présent sur le terrain. Un maire de tous les quartiers et pas simplement un maire de centre-ville."

Olivier Amos, RN : "je voudrais mettre en place une gestion de bon père de famille. Je ne candidate pas pour mes propres intérêts. Je n'utiliserai pas mes pouvoirs de maire comme le fait Monsieur Daragon pour voir qui sont les personnes dans les listes de mes opposants et balancer des noms comme ça à la vindicte populaire. Je souhaite aussi ne pas me présenter à la députation et ne pas abandonner mon mandat de maire."  

Florent Méjean, liste soutenue par le PS : "je souhaite être proche des Valentinois et des Valentinoises, ça fait partie de mon caractère. J'aime les gens, peu importe ce qu'ils peuvent penser de moi. Je souhaite travailler collectivement, parce que j'ai été élu par un collectif et c'est comme ça que je travaillerai, de manière démocratique et collective."

Annie Roche, EELV (si la liste "Valence en Commun" est élu, c'est Michel Quenin qui sera maire) : "il sera un maire généreux et attentif à tous les citoyens et toutes les citoyennes. L'équipe autour de lui jouera son vrai rôle, celui de la délibération. Il ne sera pas président de l'Agglo pour éviter cette hégémonie d'une ville qui représente 30% de la population et qui n'exerce ni la solidarité, ni la transparence." 

Nicolas Daragon, LR : "je serai un maire rassembleur, parce que rien n'est pire que de vouloir diviser et opposer systématiquement, comme je viens de l'entendre dans les propos de certains. Un maire qui se préoccupe du quotidien, proche de ses concitoyens comme je l'ai toujours été. Actif et engagé autour de 3 priorités : la tranquillité publique, l'environnement et le cadre de vie, l'attractivité, donc l'économie et l'emploi, et cela sans jamais augmenter les taux communaux d'imposition. Un maire qui imagine Valence demain pour faire de notre ville la capitale verte et bleu du sillon rhodanien."

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