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Nucléaire : 10 ans après Fukushima, comment la centrale du Blayais s'est adaptée

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Par , France Bleu Gironde, France Bleu

Le 11 mars, cela fera 10 ans que la catastrophe de la centrale nucléaire de Fukushima est survenue. Du côté de la direction de la centrale du Blayais, en Gironde, on assure que l'on a tiré les leçons du pire accident nucélaire depuis Tchernobyl.

La centrale nucléaire du Blayais vue depuis l’un des Diesels d’ultime secours.
La centrale nucléaire du Blayais vue depuis l’un des Diesels d’ultime secours. © Radio France - Yvan Plantey

Les centrales nucléaires françaises, dont celle du Blayais en Gironde, ont-elles tiré les leçons de l'accident de la centrale nucléaire de Fukushima, au Japon ? Le 11 mars prochain, cela fera 10 ans que la pire catastrophe nucléaire après Tchernobyl est survenue. Un séisme de magnitude 9 puis un tsunami avaient dévasté les côtes du Japon. Les systèmes électriques et donc ceux de refroidissement avaient lâché, provoquant la fuite des radioéléments dans l'environnement et la mer. Ces deux points : les sources électriques et le système de refroidissement ont été renforcés ces dernières années.  

Les diesels d'ultime secours

Pour éviter que l'arrêt des sources électriques, des Diesels d'ultime secours (DUS) ont été mis en service pour chaque réacteur. Ces énormes groupes électrogènes sont là en dernier recours pour éviter l'arrêt de l'alimentation électrique. Ces bâtiments de 15 mètres de haut "sont conçus pour résister aux fortes marées" assure Séverin Buresi, le directeur de la centrale nucléaire du Blayais, et ils sont montés sur des plots parasismiques pour faire face aux séismes et tremblements de terre. "En plus de cela, il y a des protections anti-tornade pour éviter que les voitures qui seraient emportées puissent l'endommager", ajoute Séverin Buresi.

Les diesels ultime secours de la centrale nucléaire du Blayais
Les diesels ultime secours de la centrale nucléaire du Blayais © Radio France - Yvan Plantey

Ces DUS ont une autonomie de trois jours pour alimenter les systèmes de sécurité et doivent permettre d'attendre la Force d'action rapide du nucléaire (FARN) qui est censée arriver en moins de 24h. La FARN a été créée au lendemain de la catastrophe de Fukushima et sont basés à Bugey (Ain), Civaux (Vienne), Dampierre (Loiret) et Paluel (Seine-Maritime). Cette unité de 300 personnes débarque en cas de catastrophe avec des camions équipés, des 4x4, des barges ou encore des hélicoptères.

La Force d’action rapide du nucléaire peut arriver en moins de 24h et elle se branche directement sur ces plugs pour intervenir rapidement.
La Force d’action rapide du nucléaire peut arriver en moins de 24h et elle se branche directement sur ces plugs pour intervenir rapidement. © Radio France - Yvan Plantey

Mais "cette unité n'aurait pas pu intervenir en 1999, lors de la tempête Martin" rétorque Stéphane Lhomme, le président l'association anti-nucléaire TchernoBlaye. "La centrale était inaccessible quece soit par les airs, l'estuaire ou par la route" ajoute-t-il. Cette association estime que le scénario de 1999 est très proche de celui de Fukushima, "la centrale du Blayais joue avec le feu" dénonce Stéphane Lhomme.

Un système supplémentaire de refroidissement

La mise hors-service du refroidissement à Fukushima avait provoqué la fusion totale du coeur d'au moins un des deux réacteurs nucléaires. C'est à ce moment que les radioéléments s'étaient dispersés dans l'environnement et la mer. Pour éviter une telle situation, la centrale nucléaire du Blayais a créé une source d'eau ultime avec le forage d'un puits pour chaque unité de production qui va chercher de l'eau à plus de 200 mètres de profondeur. Ces puits sont raccordés aux diesels d'ultime secours.

Les digues de la centrale nucléaire du Blayais ont été rehaussées à 8,50 mètres
Les digues de la centrale nucléaire du Blayais ont été rehaussées à 8,50 mètres © Radio France - Yvan Plantey
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