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Environnement
Dossier : Tempêtes de 1999, 20 ans après

Vingt ans après, le Châtillonnais se souvient de la "tempête du siècle"

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Par , France Bleu Bourgogne

92 morts, un million d'hectares de forêts à terre : c'est le bilan impressionnant du passage de Lothar et Martin, les 26 et 28 décembre 1999. Loin des territoires les plus durement touchés, la Côte-d'Or se souvient tout de même avec angoisse de cet épisode, en particulier dans le Châtillonnais.

En trois jours, les tempêtes Lothar et Martin ont touché près de 60% du territoire
En trois jours, les tempêtes Lothar et Martin ont touché près de 60% du territoire © Maxppp - © Maxppp

Si vous sursautez au moindre coup de vent, c'est peut-être que vous gardez en mémoire le passage de Lothar, et de Martin, les petits noms donnés à ces "tempêtes du siècle", comme elles furent surnommées à l'époque, les 26 et 28 décembre 1999. Tout pile vingt ans après avoir dévasté une grande partie du pays et du nord de l'Europe, des Côte-d'Oriens gardent en tête ces moments d'angoisse. 

"La tempête a vraiment marqué les esprits en pays châtillonnais"

Ce jour-là, le 26 décembre 1999, les rafales flirtent avec les 150 km/h aux abords de Châtillon-sur-seine. A l'époque, Hubert Brigand est déjà maire de la ville : "Beaucoup de dégâts, au niveau de la ville, il a fallu plusieurs semaines pour que les couvreurs puissent remettre tout ça à flots. Je me souviens sur les communes d'à côté, il y avait toute une bande qui avait dévastée, des toits complets arrachés, certaines personnes n'ont pas pu rentrer chez elles avant un an !" 

Le maire qui garde en mémoire également l'élan de solidarité entre voisins : "Il a fallu une mobilisation totale des services de secours et d'incendie, des services municipaux, des entreprises, mais il s'était dégagé une très grande solidarité, avec des voisins bricoleurs qui venaient remettre des tuiles sur les toits des pavillons d'à côté. Mais vraiment, ç'a marqué les esprits en pays châtillonnais."

"Je n'avais jamais vu ça de ma vie, j'espère ne jamais le revoir !"

Partout, les arbres tombent comme des mouches. François Vernevaut, employé à l'ONF (Office National des Forêts), est appelé en urgence par des chasseurs, pris au piège. "Je prends ma tronçonneuse, je me rends sur place. Je m'aperçois que des voitures étaient prisonnières, avec des arbres couchés devant et derrière. J'ai débarrassé tout ça pour rouvrir la voiture, j'ai été dépanner les chasseurs, et puis je me suis rendu en forêt domaniale de Lugny, que je gérais à l'époque." 

La tempête de 1999 vue du Châtillonnais

Dans ce secteur de Lugny, justement les dégâts sont considérables : dix années d'exploitation de bois soufflées en moins d'une heure. "C'était une catastrophe", se souvient François Vernevaut. "On exploitait 3.000 mètres cubes par an, il y a eu 30.000 mètres cubes de bois abattus en une demi-heure. Je n'avais jamais vu ça de ma vie, j'espère ne jamais le revoir !" 

ONF  : mieux anticiper les futures tempêtes

Aujourd'hui en 2019, la nature a globalement repris ses droit, un peu aidée c'est vrai par les agents de l'ONF, pour éviter pareils dégâts à l'avenir. François Vernevaut nous explique : "Maintenant, quand on ouvre des parcelles, on les ouvre en sens inverse du vent, pour éviter une prise au vent trop forte. Ensuite, on fait une sylviculture un peu opus dynamique, on réduit la densité des arbres pour que leur système racinaire soit plus important. Enfin, on mise sur la biodiversité, les différentes hauteurs de peuplements, ce qui permet de ralentir le vent." 

20 ans après la tempête de 1999, quels changements dans la gestion de nos forêts ?

Toujours dans cette forêt de Châtillon, il reste bien une trace de la tempête, mais elle est volontaire. C'est une parcelle de quelques hectares laissée en friche pour savoir un peu comment la nature allait se débrouiller toute seule, avec un constat : elle se débrouille très bien, d'après François Vernevaut : cette parcelle présenterait même une biodiversité qu'on ne retrouve pas, ou très peu ailleurs dans la région.

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