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"40 ans ça suffit" : 300 personnes réunies à Montélimar pour demander l'arrêt de la centrale du Tricastin

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Par , France Bleu Drôme Ardèche

Environ 300 personnes se sont rassemblées ce samedi 26 juin à Montélimar, dans la Drôme, à l'appel de 18 organisations pour dénoncer le vieillissement et la dangerosité de la centrale du Tricastin. Une action en soutien, également, aux 34 activistes de Greenpeace dont le procès aura lieu le 29 juin.

Journée de mobilisation à l'appel de 18 organisations à Montélimar
Journée de mobilisation à l'appel de 18 organisations à Montélimar © Radio France - Maya Baldoureaux-Fredon

Ils étaient environ 300 à se réunir dans une ambiance festive ce samedi 26 juin, à Montélimar, dans la Drôme, pour demander l'arrêt de la centrale nucléaire du Tricastin. Vieille de 40 ans, la centrale fonctionnera jusqu'à ses 50 ans, comme l'a autorisé l'Autorité de sûreté nucléaire en février dernier. Les manifestants jugent la centrale trop vieille pour continuer à fonctionner. Ils s'opposent aussi à la création de nouveaux EPR dans la vallée du Rhône.

Le matin, une vingtaine de cyclistes sont parties de Valence pour rejoindre Montélimar. Un pique-nique réunissant une quarantaine de personnes a été organisé le midi à Crest, près de la centrale. Enfin, une manifestation a eu lieu dans l'après-midi, dans les rues de Montélimar. 

La centrale du Tricastin va être prolongée de 10 ans, jusqu'à ses 50 ans
La centrale du Tricastin va être prolongée de 10 ans, jusqu'à ses 50 ans © Radio France - Maya Baldoureaux-Fredon

Soutien aux activistes de Greenpeace jugés la semaine prochaine

Cette journée de mobilisation a également pour but de soutenir les 34 activistes de Greenpeace dont le procès aura lieu le 29 juin, la semaine prochaine. Ces militants s'étaient introduits sur le site du Tricastin, le 21 février 2020, pour dénoncer des failles dans la sécurité de la centrale et demander son démantèlement. 

Les stands de différentes associations avaient pris place dans le quartier Saint-Martin, à Montélimar
Les stands de différentes associations avaient pris place dans le quartier Saint-Martin, à Montélimar © Radio France - Maya Baldoureaux-Fredon

"On avait fait un démantèlement symbolique, avec un mini bulldozer et des marteaux en cartons", se souvient Jean-Michel, l'un des 34 prévenus. "On ne demande pas l'arrêt immédiat de la centrale, mais il faut prévoir la sortie du nucléaire. Les cuves sont fissurées, _on ne va pas faire les marioles dans les centrales pour se faire plaisir, on essaye d'alerter les gens sur des dangers graves et plutôt imminents_. Des dangers pour la santé et pour l'environnement, mais tout le monde fait l'autruche", se désole-t-il. "Si on rajoute 10 ans tous les 10 ans, la question c'est pas est-ce que ça va péter, c'est quand ça va péter ?"

Hannah aussi fait partie des activistes qui seront en procès au tribunal de Valence : "Etre à un procès, ce n'est pas anodin mais je ne suis pas inquiète, je me sens légitime. Je suis là pour dénoncer le fait qu'il y a un risque nucléaire pour la population et c'est pour ça qu'on a fait cette action. Il y a des failles dans la sécurité des centrales, on est rentrés relativement facilement et c'est un problème. _Pour moi, ceux qui devraient être en procès c'est l'Etat et EDF pour mise en danger de la population_. J'espère que les juges entendront que c'est ça le fond du problème"

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