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40 hectares rendus à la nature : à Argentat, en Corrèze, la réserve de biodiversité est désormais ouverte

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Par , France Bleu Limousin

La première réserve départementale de biodiversité, en Corrèze, est ouverte au public depuis ce vendredi. Elle est implantée à Argentat sur un immense espace de 40 hectares en bord de la rivière Dordogne, en lieu et place de l'ancien site industriel des gravières.

Le site des gravières à Argentat est devenu réserve départementale de biodiversité
Le site des gravières à Argentat est devenu réserve départementale de biodiversité © Radio France - Nicolas Blanzat

Ca y est, la réserve départementale de biodiversité, en Corrèze, est ouverte au public depuis ce vendredi. Il s'agit de la première du département, qui était l'un des rares de France à ne pas encore en disposer. Cette réserve est implantée à Argentat-sur-Dordogne, sur un vaste espace de quarante hectares qui n'est autre qu'un ancien site industriel, celui des gravières d'où on a extrait des galets et du sable roulés, trois millions de mètres cubes au total, entre les années 50 et fin 2013.

Site exploité jusqu'en 2013

Mais ça, c'était avant car, désormais, totale liberté est rendue à la nature. "C'est merveilleux de voir le site de la sorte". Avec vue intégrale sur les trois bassins reconstitués, Nicole Farges, la belle-fille du copropriétaire des gravières à ses débuts, en parle avec émotion "parce que je me rappelle ce qu'en disait mon mari décédé, évoquant les détracteurs de l'entreprise en raison de l'impact sur le paysage".

Quelque chose de magnifique à faire

Il faut dire que, jusqu'à fin 2013, les camions circulaient encore ici et les grues plongeaient leurs grappins jusqu'à quinze mètres de profondeur dans les eaux. "Il disait aussi que, le jour où tout ça serait terminé, il y aura quelque chose de magnifique à faire. Et, c'est ce qui a été fait" complète-t-elle.

Un chantier de dix mois pour aménager le site
Un chantier de dix mois pour aménager le site © Radio France - Nicolas Blanzat

25 hectares d'eau

A présent, le vent ondule les quelques vingt-cinq hectares d'eau, dont six où la profondeur est de moins d'un mètre pour favoriser les zones de reproduction. Près de quarante mille végétaux sont plantés, dont la moitié d'arbres. "Il y aura plus d'une dizaine d'écosystèmes différents" indique Alain Nicolas Di Méo, directeur des territoires au conseil départemental, "avec des zones humides, des mares, des plantations alluviales, etc".

Hirondelle de rivage et autres espèces rares

Toutes vont permettre de faire fleurir la biodiversité. A l'image de l'hirondelle de rivage, "une espèce extrêmement rare" assure Jean-Michel Teulière, une espèce qui niche dans des terriers creusés dans les falaises de sable. Là revoilà en nombre assure l'éco-interprète. "Grâce aux travaux de génie écologique menés ici, la colonie a été triplée, peut-être même quadruplée. Ce sont des très bons signes de reconquête de la biodiversité dans ce lieu".

Espère rare : l'hirondelle de rivage creuse des terriers dans le sable
Espère rare : l'hirondelle de rivage creuse des terriers dans le sable © Radio France - Nicolas Blanzat

Quatre millions d'euros

Il y a aussi le petit gravelot, l'aigle botté, le milan royal, les mouettes. Côté eau, le sonneur à ventre jaune, un crapaud rare. Ou encore des dizaines d'espèces de libellules. Pour s'en assurer, un comité de suivi et un plan de gestion est mis en place notamment avec les associations environnementales spécialisées (LPO, GMHL, fédérations de pêche et de chasse, Corrèze Environnement, entre autres). Un havre de paix dont le montant des travaux s'élève à quatre millions d'euros, acquisition des lieux comprise (département, agende de l'eau Adour Garonne, EDF et préfecture de la Corrèze). Ouverte depuis ce vendredi, la réserve départementale de biodiversité se visitera gratuitement tout le week-end avec des visites prévues samedi et dimanche à 10h, 14h, 16h et 18 heures.

Vue aérienne du site, en bord de rivière Dordogne
Vue aérienne du site, en bord de rivière Dordogne - CD 19
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