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850 renards menacés en Seine-Maritime : une association de protection des animaux veut saisir la justice

Un projet d'arrêté préfectoral de régulation du renard est soumis à la consultation du public jusqu'au 10 février en Seine-Maritime. Il prévoit d'autoriser l'abattage de 850 animaux dans le département cette année. Une association drômoise combat ces arrêtés devant les tribunaux depuis 40 ans.

L'an dernier, l'association drômoise ASPAS a réussi à faire annuler l'arrêté préfectoral autorisant les tirs de nuit dans l'Eure.
L'an dernier, l'association drômoise ASPAS a réussi à faire annuler l'arrêté préfectoral autorisant les tirs de nuit dans l'Eure.

"Protégeons les Goupil en Seine-Maritime !" C'est l'appel lancé par l'association ASPAS, une association pour la protection des animaux sauvages basée à Crest, dans la Drôme. Depuis 40 ans, l'ASPAS attaque en justice les arrêtés préfectoraux autorisant l'abattage des renards dans les départements français. En Seine-Maritime, elle attend encore la décision du tribunal administratif pour l'arrêté 2019, alors qu'un nouvel arrêté est déjà en projet pour 2020. Il prévoit le prélèvement de 850 renards entre février et mai par les lieutenants de louveteries, des chasseurs placés sous l'autorité du préfet. 

Les raisons de cette campagne sont multiples, même si les renards ne sont plus classés dans la catégories des nuisibles : ils seraient trop nombreux dans le département, occasionneraient des dégâts dans les élevages avicoles et seraient vecteurs de maladies. 

850 renards menacés en Seine-Maritime

Des arguments contestés par l'association. Selon l'ASPAS, la population s'autorégule en adaptant ses portées à la quantité de nourriture disponible. Les élevages de poules peuvent être protégés. Quant à l'échinococcose, maladie transmissible à l'homme, "c'est véhiculé aussi bien par les chats et les chiens, et vous avez quand même plus de chances de vous faire lécher par votre chien que par un renard", plaide Marc Giraud, le porte-parole de l'association.

Selon l'ASPAS, ces arrêtés sont surtout la conséquence du lobbying des chasseurs "qui souhaitent chasser tout le temps et toujours plus", juge Marc Giraud. Contactée par nos soins, la Fédération des chasseurs de Seine-Maritime ne souhaite pas réagir mais confirme qu'elle est favorable à cet arrêté.

Une consultation du public est en cours jusqu'au 10 février pour recueillir l'avis de la population sur le sujet. Mais l'ASPAS ne se fait pas beaucoup d'illusion. Selon Marc Giraud, même quand la majorité des avis sont défavorables, les préfets signent les arrêtés sans en tenir compte. C'est pour cette raison que l'association saisit les tribunaux administratifs. Qui lui donnent souvent raison, comme l'an dernier dans l'Eure et dans la Somme.

Le renard a de plus en plus la cote

Le petit animal roux autrefois mal-aimé à cause de sa réputation de voleurs de poules mais surtout de la rage (aujourd'hui éradiquée) a d'ailleurs su gagner les cœurs constate Marc Giraud : "Le renard a de plus en plus la cote, même auprès des agriculteurs, qui favorisent tout ce qui peut attaquer les campagnols ou autres rongeurs qui ravagent les cultures."

Le problème, c'est que les décisions des tribunaux tombent souvent trop tard. Après la mise en œuvre des campagnes de régulation.

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