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Alexia, étudiante à Montpellier, a participé à la convention pour le climat : "On a de quoi être fiers"

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Par , France Bleu Hérault

Les 150 participants de la convention citoyenne pour le climat ont rendu dimanche 21 juin leurs propositions, fruit de neuf mois de travail. Alexia Fundéré, étudiante en neurobiologie à Montpellier, a travaillé sur les thématiques d'alimentation.

Alexia, 22 ans, est l'une des 150 personnes membres de la convention citoyenne pour le climat, dont le travail a pris fin dimanche 21 juin
Alexia, 22 ans, est l'une des 150 personnes membres de la convention citoyenne pour le climat, dont le travail a pris fin dimanche 21 juin © Maxppp - Tangi Jaillet

Après neuf mois de débats débutés en octobre 2019, les 150 citoyens tirés au sort pour participer à la convention citoyenne pour le climat ont rendu leur copie dimanche 21 juin. Ils ont voté la quasi-totalité de leurs mesures, parmi lesquelles ressusciter la consigne pour le verre, développer la vente en vrac, réduire la vitesse à 110 km/h sur l'autoroute, ou encore afficher l'empreinte carbone sur les produits. 

Alexia Fundéré, étudiante en neurobiologie à Montpellier, a pris part aux discussions. Des heures de travail, en parallèle de ses études, mais surtout le sentiment d'avoir "accompli une mission". "C'est vrai que parfois, c'était compliqué d'associer travail et recherche pour la convention. Mais on se dit « non, il faut qu'on se remette un travail ! Il faut qu'il soit clair, sérieux et bon pour l'environnement ». Donc c'est vrai qu'on se dit que ça vaut le coup d'être un peu plus fatigué, de travailler un peu plus tard le soir", explique-t-elle. Rentrée en Guadeloupe auprès de sa famille, elle s'est même levée à 3h du matin pour assister aux débats lors de cette dernière session. _"_Ça valait totalement le coup !", insiste-t-elle. 

Engagée pour faire reconnaître les "écocides"

La jeune femme, qui a grandi en Guadeloupe, a profité de sa présence pour évoquer des thématiques qui concernent les territoires ultra-marins, "l'histoire de mon île, la culture de la pêche traditionnelle, l'agriculture. J'ai pu aussi parler de l'éducation", se réjouit-elle.

Pour elle, la priorité était surtout d'évoquer les ravages en Guadeloupe de la chlordécone, une molécule qui a été utilisée dans les champs de banane, empoisonnant durablement les terres et la mer. "Aujourd'hui, on a découvert qu'elle serait à l'origine de certains cancers chez les Guadeloupéens qui ont consommé ou travaillé dans ces champs de bananes", déplore-t-elle. Au sein de son groupe de travail "se nourrir", consacré aux thématiques d'alimentation, la jeune étudiante a porté le projet de reconnaissance des crimes d'écocide, dont elle se dit "très fière"

Sceptique au début des discussions, elle ressort convaincue que ces mesures citoyennes auront un impact. "Je pense que c'est une grosse amorce pour la transition écologique. Pour moi, _on a été efficaces, soucieux des Français_, soucieux de notre santé et soucieux aussi de la planète. Et je pense qu'on a de quoi être fiers"

Quelles suites ?

Comme les autres membres de la convention, elle espère surtout que la démarche ne sera pas vaine. Pour s'assurer du suivi de leurs préconisations et promouvoir leurs propositions, ils se sont constitués en association, baptisée "Les 150". "L'homme a malheureusement mené la Terre vers une destruction presque ahurissante. On a la possibilité aujourd'hui de trouver des solutions pour changer l'avenir, c'est pour ça qu'on poursuit l'aventure de cette convention, pour _finir le travail et répondre à l'objectif donné_. Et pourquoi pas, au-delà de l'objectif, être plus tard le moins pollueur possible, le moins nocif pour la Terre !"

Elle en appelle à la mobilisation citoyenne. "J'aimerais que d'autres jeunes étudiants ou jeunes actifs se sentent concernés par cette cause, qui, demain, va nous toucher tous. Il faut prendre des initiatives, ne pas attendre : c'est nous qui allons construire ce nouveau monde, plus juste, plus sain et plus écologique !".

Le président de la République, Emmanuel Macron, doit annoncer le 29 juin prochain lesquelles des 149 mesures il compte reprendre, pour être, à termes, soumise au Parlement ou à un référendum.

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