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Environnement

A Dijon, ils relayent l'appel à l’interdiction des pesticides

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Par , France Bleu Bourgogne

Comme ils le font une fois par mois depuis 15 mois, les militants du mouvement "nous voulons des coquelicots" se sont rassemblés à Dijon ce vendredi soir. Rue des Forges ils étaient une soixantaine pour exprimer leur opposition à l'usage des pesticides.

Pour les "coquelicots", c'était à Dijon un 15e rassemblement.
Pour les "coquelicots", c'était à Dijon un 15e rassemblement. © Radio France - Jacky Page

Dijon, France

"Pour moi c'est une agriculture mortifère". Brigitte Bougé, coordinatrice en Côte-d'or du mouvement "nous voulons des coquelicots", organisait ce vendredi soir à Dijon son 15e rassemblement, avec une soixantaine de participants.

Près d'un million de signatures

Le coquelicot, c'est le symbole de ces fleurs des champs éradiquées à grands coups d'herbicides. Le mouvement écologique "nous voulons des coquelicots" réclame l'interdiction en France des pesticides de synthèse.  Une pétition en ligne a été lancée. Elle totalise à ce jour plus de 980.000 signatures, et le mouvement espère atteindre le million avant la fin de l'année.

Quand on leur dit "pesticides", les agriculteurs répondent "agribashing", et affirment qu'il leur est impossible de maintenir une production suffisante sans recourir à ces produits phytosanitaires. Brigitte Bougé, coordinatrice du mouvement à Dijon, se défend pour sa part de vouloir opposer les paysans au reste de la population : _"_nous ne sommes pas contre les paysans, nous voulons des coquelicots, et des paysans qui ne polluent pas et vivent bien de leur travail. C'est un changement complet d'agriculture, c'est un changement de façon de consommer aussi. Il faut que les agriculteurs soient bien rémunérés de leur production".

Sandrine, inquiète pour sa santé

Sandrine fait partie d'un groupe de "coquelicots" qui s'est constitué à Chevigny-Saint-Sauveur. Elle a fait procéder à des analyses d'urine qui ont révélé un taux important de glyphosate dans son organisme, elle qui mange bio. Elle suspecte un traitement dans un champ sous ses fenêtres. Elle s'inquiète pour sa santé mais aussi pour la biodiversité menacée. _"Est-ce qu'on peut se passer de pesticides ? Il faut se poser la question. Mais peut-on continuer de la même manière avec les pesticides? C'est sûr que non"_. Déjà prohibé pour les particuliers dans leur jardin, le glyphosate reste autorisé en agriculture. Mais le gouvernement a prévu d'y mettre un terme en 2021.

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