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Des tas de compost embarrassants en provenance d'un l'incinérateur à Echillais, près de Rochefort

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Par , France Bleu La Rochelle

Etonnante découverte pour un opposant historique à l'incinérateur d'Echillais : dans un champ de la commune, des tas de compost prêts à être épandus, nauséabonds et chargés en plastique. Alertés, les élus qui pilotent l'usine ont appris que ce compost est non-conforme. Ils ont demandé son retrait.

Des tas de compost chargés en plastique, et surtout non conformes aux normes en vigueur : c'est la découverte stupéfiante de l'activiste Thierry Kieffer ce weekend à Echillais.
Des tas de compost chargés en plastique, et surtout non conformes aux normes en vigueur : c'est la découverte stupéfiante de l'activiste Thierry Kieffer ce weekend à Echillais. - Capture d'écran Facebook

C'est une image dont se seraient bien passés les élus qui pilotent l'incinérateur d'Echillais, près de Rochefort : des tas de compost, nauséabonds et chargés de plastique, dénichés ce weekend en bordure d'un champ de la commune, par un opposant historique à l'incinérateur. Ce compost est justement issu de l'incinérateur, installé à trois kilomètres de là, mais il se trouve avoir un petit souci : il n'est pas conforme aux normes en vigueur. Il n'aurait donc jamais dû quitter l'usine. Retour sur cette découverte encombrante.

Dimanche midi, en bordure d'un champ d'Echillais. "Je viens de découvrir quelque chose qui m'intrigue" annonce l'activiste Thierry Kieffer, en direct sur sa page Facebook. Cet opposant historique à l'incinérateur de la commune filme des tas de compost prêts à être épandus. Odorants et bourrés de plastique : "un morceau de plastique, vous en avez un là, un autre là, il y en a des centaines ! J'espère que ces tas de saloperies ne seront pas épandus sur une terre..."

"Un morceau de plastique, vous en avez un là, un autre là. Il y en a des centaines" s'indigne Thierry Kieffer, opposant historique à l'incinérateur d'Echillais, qui a fourni un compost non-conforme à un agriculteur de la commune.
"Un morceau de plastique, vous en avez un là, un autre là. Il y en a des centaines" s'indigne Thierry Kieffer, opposant historique à l'incinérateur d'Echillais, qui a fourni un compost non-conforme à un agriculteur de la commune. - Capture d'écran Facebook

"Je suis tombé de l'armoire"

La vidéo est impressionnante. Elle alerte les élus chargés de piloter l'incinérateur. Ils demandent alors des comptes à Soval, filiale de Veolia qui gère l'usine d'Echillais : "j'avoue que je suis tombé de l'armoire" affirme Didier Simmonet, élu royannais et président du SIL, le syndicat intercommunautaire du littoral, propriétaire de l'équipement. Il découvre que ce compost, issu d'un tri avant incinération des ordures ménagères, vient bien d'Echillais. Mais surtout, il n'est pas aux normes en vigueur.

Si les doses de plastique sont bizarrement respectées, celles sur le métal et le verre sont dépassées, décrit Didier Simonnet : "nous avons demandé sans délai à Soval d'enlever ce compost et de le traiter en tant que déchet à enfouir". Voilà qui sème le doute sur le contrôle de ce qui sort de cet incinérateur d'Echillais, même si Veolia plaide l'erreur "exceptionnelle", et promet de renforcer ses auto-contrôles. Du compost comme celui-ci, chargé en plastique, l'usine de traitement des ordures ménagères en génère chaque année plus de 1.000 tonnes. Véolia est autorisé depuis septembre 2019 à en céder aux agriculteurs.

Selon le Sil qui pilote l'incinérateur, les doses de plastique sont bizarrement respectées. En revanche les quantités de verre et de métal sont dépassées. La Dreal est saisie.
Selon le Sil qui pilote l'incinérateur, les doses de plastique sont bizarrement respectées. En revanche les quantités de verre et de métal sont dépassées. La Dreal est saisie. - Capture d'écran Facebook

La Dreal saisie

Voilà qui étonne beaucoup Thierry Kieffer : "il y a un arrêté préfectoral, signé le 16 janvier 2018, qui autorise l'exploitation de l'incinérateur, mais à une seule condition :  que ce compost dit de TMB (traitement mécano-biologique) ne soit plus considéré comme un compost, mais comme un déchet, et donc impropre à l'utilisation dans l'agriculture."

Sauf que dans ce projet très combattu, il y a eu deux autorisations préfectorales, et Soval se fonde sur la première, datant de 2014, et qui autorise elle la cession de compost. "Et selon nos conseils, cette première autorisation est valide" précise Didier Simonnet. Du grain à moudre pour la Dreal, vigie de l'environnement pour l'Etat en région, saisie officiellement pour comprendre ce qui s'est passé.

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