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Environnement

À Marseille, premier embarquement d'un paquebot propulsé au gaz naturel liquéfié

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Par , France Bleu Provence, France Bleu

Une première en France ce dimanche à Marseille, les premiers passagers français embarquent sur un tout nouveau paquebot de croisières alimenté au GNL (gaz naturel liquéfié).

Le Costa Smeralda propulsé au gaz naturel liquéfié
Le Costa Smeralda propulsé au gaz naturel liquéfié © Radio France - Philippe Boccara

Marseille, France

Après l'Aida Nova, le Costa Smeralda, avec ses 337 mètres de long et ses 2.612 cabines, ouvre une nouvelle ère dans le monde du transport maritime, celle de bateaux plus respectueux de l’environnement, notamment grâce à ce carburant fossile beaucoup moins polluant, le gaz naturel liquéfié(GNL). La compagnie italienne Costa répond aux demandes des associations de défense de l’environnement

La commande a été passée il y a cinq ans aux chantiers navals Meyer en Finlande. Il s’agit d’un véritable pari technologique. En effet, le gaz naturel liquéfié doit être  stocké à -160 degrés. Mais face à l’obligation de rendre durable la croisière, le GNL est choisi. Des bateaux de plus petite taille l’utilisent déjà, mais sur un navire de près de 200.000 tonnes, c’est une première, avec de réelles avancées pour l’environnement. 

Selon Georges Azouze, le président de Costa France, l’utilisation de ce carburant entraîne une baisse de 20% de CO2, une réduction de 95% des particules mais aussi aucun rejet de souffre.

Une première victoire pour les associations

À Marseille, des associations de riverains du port se mobilisent contre la pollution engendrée par  les centaines d’escales de paquebots. Aujourd’hui avec l’arrivée du Costa Smeralda, la fédération Provence-Alpes-Côte d’Azur de France Nature Environnement reconnait une avancée, mais il faut que les autres compagnies suivent. Selon FNE ces bateaux restent quand même polluants. 

Pour MSC, l’autre grande compagnie de croisière, numéro 2 du marché en France, le premier bateau au GNL arrivera en 2022 à Marseille. Son directeur général pour la France, Patrick Pourbaix, affirme que la protection de l'environnement est une préoccupation principale.

La bataille des mesures de la pollution

En 2015, L'association France Nature Environnement avait mesuré qu'un paquebot à l'arrêt polluait autant qu'un million de voitures, notamment en termes d'émissions de particules fines. Des résultats très contestés aujourd’hui par d’autres données. À Marseille, selon une étude du réseau de contrôle de l’air Atmosud, l’ensemble du trafic maritime (car-ferries, cargos, pétroliers, et croisières) contribuerait à hauteur de 5% de la pollution totale en particules fines, 30% pour les oxydes d’azote, facteurs de l’effet de serre.

Avec l’arrivée de ce premier navire au GNL, Marseille veut montrer l’exemple, selon Jean-François Suhas, le président du Club Croisières Marseille Provence. À Marseille et en Provence, l’activité "croisière" représente plus de 300 millions d’euros de retombées économiques. Un peu plus de 300 paquebots de croisières sur les 60.000 navires de commerce en exploitation naviguent dans le monde .

Le Costa Smeralda - Radio France
Le Costa Smeralda © Radio France - Philippe Boccara
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