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À Montpellier, les habitants du quartier Aiguelongue apprécient leur composteur collectif

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Par , France Bleu Hérault

Grâce à l'association Bien vivre à Aiguelongue, un composteur collectif est installé dans le quartier montpelliérain éponyme depuis le mois de septembre 2019. En un mois et demi, le bac est rempli de déchets organiques. Le système produit plus de compost qu'il n'en consomme.

Pascal Lacince passe une fois par semaine pour ajouter du broyat et vérifier que seuls des déchets organiques ont été jetés dans les bacs.
Pascal Lacince passe une fois par semaine pour ajouter du broyat et vérifier que seuls des déchets organiques ont été jetés dans les bacs. © Radio France - Clara GUICHON

Sur la place Rosa Parks, dans le quartier Aiguelongue de Montpellier (Hérault), six bacs en bois sont cachés sous les arbres. Ce composteur collectif est installé depuis le mois de septembre 2019, grâce à l'action de l'association Bien vivre à Aiguelongue. Malgré les réticences de certains habitants au départ, le système séduit.

Quatre à six mois pour faire du compost

On compte trois bacs différents : celui des déchets organiques, dans lequel tout le monde peut y déposer coquilles d’œuf et épluchures ; celui du broyat (des morceaux de bois concassés) ; et celui qui permet de faire mûrir le compost. "Le compost, c'est un peu comme des lasagnes, compare Pascal Lacince, membre de l'association Bien vivre à Aiguelongue. Il faut faire une couche de déchets, puis une couche de broyat, puis une autre de déchets, etc." Le mélange se transforme en compost au bout de quatre à six mois.

"Ça fonctionne bien, le bac des déchets organiques se remplit en l'espace de quatre à six semaines, note le retraité. Tout à l'heure, j'ai vu un jeune arriver à vélo avec son sac : il a tout transvasé et il est reparti. J'ignore s'il vit dans le coin, mais peu importe. L'important, c'est que le composteur marche."

Le bac est rempli en quatre à six semaines.
Le bac est rempli en quatre à six semaines. © Radio France - Clara GUICHON

Le pari n'était pourtant pas gagné d'avance. Les habitants craignaient des nuisances : des mauvaises odeurs, des rats et des pucerons. "Je ne dis pas que ça n'arrive jamais, mais si c'est le cas, ça veut seulement dire que le compost est mal fait", explique l'homme de 66 ans. C'est la raison pour laquelle cinq résidents du quartier ont été formés. "Parfois, on retrouve une bouteille en plastique ou un stylo, décrit Pascal Lacince, mais il y a très peu d'erreurs d'aiguillage." Le compost est ensuite distribué aux habitants. Certaines associations peuvent aussi en bénéficier.

L'association Bien vivre à Aiguelongue est en lien avec l'école du quartier. Elle souhaite profiter du composteur collectif pour apprendre aux enfants comment on fabrique cet engrais naturel. Elle veut aussi construire un jardin partagé. "C'est dans les tuyaux depuis un an, mais le Covid et les municipales ont retardé le projet, précise Pascal Lacince. Ça serait un endroit convivial, où les habitants pourraient se retrouver pour faire pousser leurs légumes. Et puis, on pourrait utiliser le compost produit."

Pour Manon, vendeuse à l'épicerie voisine, utiliser le composteur collectif est une charge de travail supplémentaire.

Reportage sur le composteur collectif du quartier Aiguelongue.

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