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A Saint-Georges-Buttavent, le patron reconnaît une pollution accidentelle mais pas de "200 litres d'huile"

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Par , France Bleu Mayenne

Le patron de la société mise en cause dans la pollution accidentelle, ce 17 avril, d'un cours d'eau à Saint-Georges-Buttavent prend la parole sur France Bleu Mayenne. Il reconnaît un incident mais d'après lui, il n'est pas du tout question de 200 litres d'huile.

Ce lundi 19 avril, il restait encore un peu d'huile dans l'eau aux abords de cette entreprise basée à Saint-Georges-Buttavent.
Ce lundi 19 avril, il restait encore un peu d'huile dans l'eau aux abords de cette entreprise basée à Saint-Georges-Buttavent. © Radio France - Aurore Richard

On vous en parlait dès ce dimanche 18 avril, 200 litres d'huile se sont retrouvés dans un cours d'eau de Saint Georges-Buttavent, près de Mayenne. Une pollution accidentelle, causée par une entreprise de BTP et de transports de la commune. Le patron de cette société, Jacques Ridereau ne nie pas cet incident mais il donne malgré tout une version un peu différente : il ne s'agit pas du tout de 200 litres d'huile.

Pour nous expliquer, le patron nous emmène à côté de l'entrepôt, là où on lave les camions. L'eau sale, avec tous les résidus, est récupérée dans un bac, juste en-dessous de la piste de lavage. 

Les eaux sales sont récupérées dans un bac sous la piste de lavage. Elles doivent ensuite être filtrées par un appareil qui aurait dysfonctionné selon le patron.
Les eaux sales sont récupérées dans un bac sous la piste de lavage. Elles doivent ensuite être filtrées par un appareil qui aurait dysfonctionné selon le patron. © Radio France - Aurore Richard

"On a voulu nettoyer un bidon plein d'eau. Il y avait 200 litres d'eau pour être exact, dans un ancien bidon d'huile donc il y avait des résidus d'huile dedans. On l'a vidé dans le bac décanteur de la piste de lavage. On suppose qu'il y a eu _un dysfonctionnement du déshuileur_, qui doit séparer les huiles de l'eau, ce qui a entraîné la pollution dans le petit ruisseau", explique Jacques Ridereau. 

Des barrages de paille dans les fossés

Un voisin qui habite en contrebas nous dit avoir senti une forte odeur d'essence. Il y avait des taches dans l'eau, et en remontant le ruisseau, il a vu que ça venait du site de Jacques Ridereau. Très vite alerté, le patron s'est rendu sur place : "On a installé des barrages de paille dans les fossés et ensuite, on a récuré tous les fossés avec une pelle mécanique et donc, récupéré les huiles en surface".

Le patron a installé des barrages de paille dans les fossés pour limiter les dégâts.
Le patron a installé des barrages de paille dans les fossés pour limiter les dégâts. © Radio France - Aurore Richard

Il estime avoir tout fait pour limiter les dégâts. "On ne peut pas dire que ça n'a pas été plus loin mais après, le personnel de la police de l'eau fait le nécessaire pour analyser et voir s''il y a pollution ou non", reconnaît ce patron. A première vue, il n'y a pas de pollution au bout du ruisseau, dans l'étang de Fontaine Daniel. 

Jacques Ridereau a fait venir ce lundi 19 avril une entreprise pour contrôler le déshuileur. Ce patron l'assure, c'est la première fois que cela lui arrive en 26 ans de métier. Son entreprise sera malgré tout mise en demeure. L'Office français de la biodiversité de son côté, ne souhaite pas commenter cette affaire car une enquête est en cours, nous explique-t-on.

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