Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

PHOTOS - À Violès, l'abattage des platanes attriste élus et habitants

-
Par , France Bleu Vaucluse
Violes

Dix-huit platanes de la commune de Violès (Vaucluse) ont dû être abattus cette semaine à cause du chancre coloré, ce champignon dévastateur. Un crève-cœur pour la maire, qui n'avait pas d'autre choix et pour les habitants, navrés de voir disparaître ces arbres symboliques de la Provence.

Dix-huit platanes abattus sur le cours Rigaud et alentours, à Violès
Dix-huit platanes abattus sur le cours Rigaud et alentours, à Violès © Radio France - Camille Labrousse

À Violès, le chancre coloré a eu raison de six platanes. Mais comme ce champignon est très contagieux, la mairie a dû abattre 12 autres arbres, à proximité. Dix-huit platanes, si typiques des villages provençaux, ont ainsi disparu du paysage de la commune. Certains étaient bicentenaires, tous apportaient un peu de fraîcheur en plein été. Pour la maire, c'est un crève-cœur mais l'élue n'avait pas d'autre solution.  

"C'est plus que de la tristesse, on est dégoûtés. C'est un massacre". Marie-Josée Aunave, maire de Violès 

"Ces platanes, c'est la Provence. Dans toutes nos communes, il y a des places avec ces platanes. Quand on ressort nos vieilles cartes postales, on voit que c'était très beau. Mais les abattre est une obligation, je fais mon travail d'élue pour éviter la propagation du champignon", raconte Marie-Josée Aunave. Après l'abattage, il faudra d'abord retirer les racines. Mais dès le printemps prochain, la maire prévoit de planter d'autres arbres. "Pas des platanes bien sûr, peut-être des micocouliers. Mais j'ai 60 ans, je ne les verrai jamais aussi gros que ceux-là. C'est douloureux". 

Compréhension de la part des habitants 

Il reste plus de 130 platanes à Violès, mais le mal est fait pour le premier adjoint. "Je suis né à Violès, raconte Jackie Menu. Je les ai toujours connus. Le cours Rigaud est complètement dénaturé"

Les habitants eux, comprennent la décision de la municipalité mais regrettent déjà leurs arbres. "Il y avait des oiseaux, plein de vie et d'un seul coup, il n'y a plus rien", raconte cette riveraine. "C'est bien dommage, ça mettra une ou deux générations avant qu'on retrouve cette ambiance. Et puis c'est le symbole de la Provence, la Nationale 7 avec ses platanes, l'ombre l'été...", ajoute ce promeneur. 

Les platanes devant l'école élémentaire de Violès ont du être abattus
Les platanes devant l'école élémentaire de Violès ont du être abattus © Radio France - Camille Labrousse
Après l'abattage, la mairie de Violès doit prévoir de déraciner les arbres
Après l'abattage, la mairie de Violès doit prévoir de déraciner les arbres © Radio France - Camille Labrousse
À Violès, il faut d'abord couper les branches avant d'abattre l'arbre
À Violès, il faut d'abord couper les branches avant d'abattre l'arbre © Radio France - Camille Labrousse
Choix de la station

À venir dansDanssecondess