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Abattage de 1430 renards en Seine-Maritime : les associations attendent la suspension de l'arrêté préfectoral

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Par , France Bleu Normandie (Seine-Maritime - Eure)

Le tribunal administratif de Rouen doit se prononcer dans les heures qui viennent sur l'arrêté d'abattage des renards pris en juillet par la préfecture de la Seine-Maritime. Une audience se tenait ce mercredi. La préfecture faisait face à l'association One Voice.

La justice a pris sa décision concernant l'abattage des 1430 renards
La justice a pris sa décision concernant l'abattage des 1430 renards © Maxppp - Pascal BROCARD

On vous en parlait il y a quelques semaines sur France Bleu Normandie. Un arrêté autorisant l'abattage de 1430 renards a été pris par la préfecture de Seine-Maritime. L'association One Voice a déposé un recours au tribunal administratif de Rouen pour suspendre cet arrêté. Il a été examiné ce mercredi. La décision du juge est attendue dans les heures qui arrivent. 

Les tirs ont déjà commencé

Cet arrêté qui s'applique jusqu'au 31 décembre doit être suspendu rapidement car selon l'association One Voice les tirs ont déjà commencé, des tirs ciblés effectués par des lieutenants de Louveterie (des chasseurs placés sous l'autorité du préfet). Il faut donc faire au plus vite explique Virgile Delatre porte parole de l'association One Voice : "Chaque individu non tué c'est un individu sauvé. L'urgence est là. Sauver tous les renards possibles avant que l'arrêté arrive à son terme le 31 décembre"

Si l'arrêté est suspendu, aucun renard ne pourra plus être abattu en Seine-Maritime jusqu'à une prochaine audience qui pourrait se tenir d'ici un an. A ce moment, il sera question de l'annulation totale de la décision préfectorale.

Des arguments infondés selon One Voice

Tout au long de l'audience, la préfecture et One Voice ont expliqué leurs arguments au président du tribunal administratif. Principaux arguments avancés par la préfecture : d'éventuels dégâts dans les poulaillers (le renard est classé dans les "espèces susceptibles d'occasionner des dégâts") et des renards porteurs de maladies, maladies confirmées par les louvetiers. Un raisonnement balayé par Virgile Delatre : "Même dans des études portées par l'office de la chasse ces arguments là avaient des réponses contraires dans leurs études. Ces études disent que quand on abat les renards ça n'enlève pas les cas de maladie" assure le porte-parole. 

Il n'y a pas d'intérêt public démontré à l'abattage des renards - Elise Craye, avocate de One Voice

Autre explication de l'Etat : la surpopulation de renards. La préfecture a décidé d'en abattre 1430. Un chiffre d'ailleurs difficilement justifié par ses représentants devant le juge. Ce qui fait dire à Elise Craye, avocate de One Voice que le chiffre n'a aucun fondement :"La démonstration n'est pas faite ni du nombre d'animaux actuellement présents sur le territoire, ni d'une recrudescence". La surpopulation a cependant été expliquée par la préfecture : le nombre de renard aurait augmenté pendant le confinement, la régulation par les louvetiers étant impossible pendant cette période. Toujours selon l'Etat, cet abattage permettrait de protéger le petit gibier. 

L'association One Voice a déjà fait suspendre quatre arrêtés du même genre en France. Les représentants de la préfecture n'avaient pas l'autorisation de s'exprimer à notre micro. 

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