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Environnement

Amiens : un verger en libre-accès pour tenter de sauver des variétés de pommes anciennes

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Par , France Bleu Picardie

Ce verger de conservation a été inauguré ce vendredi 13 septembre dans le quartier de la ZAC Intercampus.

Bernard Vast un des passionnés d'arboriculture qui a aidé à monter le projet
Bernard Vast un des passionnés d'arboriculture qui a aidé à monter le projet © Radio France - Claudia Calmel

Amiens

Des pommiers en libre-accès au pied des immeubles du quartier de la ZAC Intercampus à Amiens. C'est le concept du verger conservatoire inauguré au sein de cet éco-quartier. 74  pommiers plantés le long d'un chemin de promenade qui s’étend sur plusieurs centaines de mètres, du carrefour de la Libération aux abords du CHU. Les premiers fruits sont attendus l'an prochain : ils seront accessibles à tous, habitants du quartier ou simples promeneurs.

Un sanctuaire pour les variétés locales menacées

Cet espace a été aménagé grâce à un partenariat entre Amiens Aménagement et le Centre Régional de Ressources Génétiques des Hauts-de-France. Il a été pensé comme une sorte de lieu de mémoire pour les variétés régionales en voie de disparition selon Bernard Vast, un passionné d'arboriculture qui a aidé à monter le projet _« Nous avons planté des variétés locales : Jacques Lebel, Belle de Pissy, Tête de chat ou Colapuis. C_e sont des variétés picardes qu’on ne trouve que très difficilement chez des pépiniéristes qui sont spécialisés et qui peuvent les protéger. Elles sont adaptées à certaines traditions culinaires comme les beignets, les tartes aux pommes, le jus de pomme ou certains plats locaux. »

Ces variétés locales ne sont quasiment plus commercialisées, ce que regrette René Stievenard, le coordinateur technique du Centre Régional de Ressources Génétiques des Hauts-de-France : « C’est l’histoire du commerce, de la grande distribution et de l’agriculture intensive. Les variétés anciennes ont fini par disparaître au profit de variétés beaucoup plus commerciales comme les golden, les jonagold… Sur le plan esthétique, la variété locale n’est pas homogène ni standardisée et donc pas très adaptée aux normes du commerce actuel. Pourtant, ces variétés locales sont adaptées à nos climats et ont une palette de goûts qu’il ne faudrait pas perdre. »

René Stievenard, le coordinateur du Centre Régional de Ressources Génétiques des Hauts-de-France - Radio France
René Stievenard, le coordinateur du Centre Régional de Ressources Génétiques des Hauts-de-France © Radio France - Claudia Calmel

Redécouvrir les pommes d'antan

Les habitants du quartier et les passants auront le droit de cueillir les fruits quand ils seront à maturité : la première récolte est prévue l’an prochain. Un verger qui ravit déjà Josette « C’est une très bonne idée de nous proposer de _goûter des variétés qu’on ne connait pas_. Je viendrais certainement tester quand ce sera la saison. »

Pascal et Josette, deux voisins, sont ravis du projet - Radio France
Pascal et Josette, deux voisins, sont ravis du projet © Radio France - Claudia Calmel

Pascal, son voisin, est tout aussi enthousiaste : « Dans le quartier, il y a déjà des mûres et des groseilles qu’on a le droit de cueillir : on peut presque faire son petit marché ! »

Et c'est précisément ce que souhaite Clément Lançois, responsable de projet à Amiens Aménagement : _« Ce verger conservatoire va permettre de montrer que l_’espace public n’est pas qu’un décor avec de la pelouse et quelques arbres. C’est un espace fédérateur dans lequel on peut venir cueillir des pommes et faire vivre notre patrimoine végétal qui se raréfie avec le changement climatique. C’est aussi une démarche conviviale qui participe à la vie sociale du quartier. »

Clément Lançon, Sylviane Grandserre et Marion Franquet, des salariés d'Amiens Aménagement qui ont travaillé sur le projet - Radio France
Clément Lançon, Sylviane Grandserre et Marion Franquet, des salariés d'Amiens Aménagement qui ont travaillé sur le projet © Radio France - Claudia Calmel

A terme, d'autres arbres en libre-accès, comme des cerisiers, pourraient être plantés dans le quartier de la ZAC Intercampus d’Amiens.

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