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EN IMAGES - Après neuf ans de travaux, le projet "Isère Amont" voit enfin le bout du tunnel

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Par , France Bleu Isère

135 millions d'euros, neuf ans de travaux. Le projet "Isère Amont", terminé, a été présenté aux élus et à la presse ce mardi à Crolles dans la vallée du Grésivaudan. Les rives de l'Isère ont été aménagées, de Pontcharra à Grenoble, pour contenir d'éventuelles crues.

Le projet "Isère Amont" est censé protéger le ville de Grenoble d'une crue majeure. Ici à Crolles avec, par exemple, ces petits murs de béton comme première défense pour ralentir la vitesse de l'eau.
Le projet "Isère Amont" est censé protéger le ville de Grenoble d'une crue majeure. Ici à Crolles avec, par exemple, ces petits murs de béton comme première défense pour ralentir la vitesse de l'eau. © Radio France - Bastien Thomas

C'est un projet qui a au moins le mérite d'avoir été co-construit avec l'ensemble de la classe politique, quelques soient les étiquettes des uns et des autres : Etat, département, métropole de Grenoble ou encore communauté de commune du Grésivaudan, tous ont participé au financement. "Isère Amont", c'est l'aménagement des rives de l'Isère, de Grenoble à Pontcharra, grâce à des champs d'inondation contrôlés (CIC) où l'eau pourra se déverser en cas d'urgence.

C'est la crue de 1859 qui a servi de modèle aux techniciens du Syndicat Mixte des Bassins Hydrauliques de l'Isère. Au XIXe siècle, Grenoble s'était retrouvée sous un mètre d'eau. "Nous avons construit sur le projet sur cette crue là pur protéger les zones urbaines" explique Lyse Desplats, chef du projet "Isère Amont" pour le Syndicat Mixte des Bassins Hydrauliques de l'Isère (SYMBHI).

Le fonctionnement d'un CIC expliqué en dessin. Ici sur les rives crolloise et lumbioise de l'Isère.
Le fonctionnement d'un CIC expliqué en dessin. Ici sur les rives crolloise et lumbioise de l'Isère. © Radio France - Bastien Thomas

"Nous avons créé des champs d'inondation contrôlés. Ce sont des zones agricoles, avec des digues éloignées de l'Isère, pour contenir l'eau" poursuit-elle. "Il faut penser notre système, parce qu'il si une crue plus importante que la crue la plus exceptionnelle se manifeste, l'eau doit pouvoir passer et ne pas impacter les zones urbaines" dit encore Lyse Desplats.

Si l'on va vers les terres, on s'aperçoit que le chemin a été surélevé pour ralentir l'eau, comme les petits talus sur le côté.
Si l'on va vers les terres, on s'aperçoit que le chemin a été surélevé pour ralentir l'eau, comme les petits talus sur le côté. © Radio France - Bastien Thomas

"Il y a des zones avec des déversoirs de sécurité où l'eau va venir s'accumuler le long de la digue et atteindre les côtes de déversement pour atteindre ensuite les champs contrôlés" termine Lyse Desplats. Les agriculteurs, tout le long de l'Isère, ont accepté que leurs terres soient inondables. En cas de sinistre, ils seront bien sûr indemnisés.

Le projet "Isère Amont" dans sa globalité, de Pontcharra à Grenoble.
Le projet "Isère Amont" dans sa globalité, de Pontcharra à Grenoble. © Radio France - Bastien Thomas

Un projet écolo ?

C'est en tout cas la vision de Philippe Lorimier, maire de Crolles et vice-président de la communauté de communes du Grésivaudan. "Les écologistes sont maîtres en communication. Ici, nous avons peu communiqué mais on a agi ! Agi avec le retour de 330 hectares de forêt alluviale sur les 40 kilomètres de Pontcharra à Grenoble (ndlr : forêt inondable qui joue un rôle tampon pour le cours d'eau). Cela me parait essentiel pour préserver la circulation des faunes" explique l'élu.

Reportage France Bleu Isère lors de la visite des installations du projet "Isère Amont"

Des chemins de graviers ont aussi été remis à neuf pour permettre aux gens de se balader à vélo ou à pieds. La circulation en voiture y est formellement interdite. Les communes y seront attentives, notamment depuis les périodes de confinement où des problèmes de dépôts sauvages ont été remarqués.

330 hectares de forêt alluviale (en arrière plan) ont été rendus à la rivière.
330 hectares de forêt alluviale (en arrière plan) ont été rendus à la rivière. © Radio France - Bastien Thomas

C'est d'ailleurs ce versant environnemental qui a motivé l'Agence de l'eau Rhône Méditerranée Corse a participer au projet. D'ordinaire, cet organisme ne se mêle pas des projets destinés à protéger les populations. "Il faut essayer de ralentir le cycle de l'eau pour lui permettre de prendre sa place dans les milieux. L'infiltration est très importante pour la recharge en eau des zones humides. C'est en prenant en compte tout cela que l'on arrive à construire des solutions qui ont plusieurs intérêts" détaille son directeur adjoint Nicolas Alban.

L'Isère reste tout de même sous surveillance

De Pontcharra à Grenoble, des capteurs ont été installés tout le long de l'Isère pour suivre l'évolution de son niveau et de son débit. Et le SYMBHI se laisse la possibilité de faire des modifications sur ses installations en fonction. 

Qu'est-ce que le Syndicat Mixte des Bassins Hydrauliques de l'Isère (SYMBHI) ?

Le SYMBHI est un établissement public (syndicat mixte) qui rassemble le Département de l’Isère, Grenoble Alpes Métropole et les 9 autres intercommunalités du Sud Isère afin de mettre en œuvre ensemble un aménagement et une gestion cohérente des rivières et des milieux aquatiques.

Voilà comment pourrait se retrouver la plaine de Crolles et de Lumbin en cas de crue de l'Isère similaire à celle de 1859.
Voilà comment pourrait se retrouver la plaine de Crolles et de Lumbin en cas de crue de l'Isère similaire à celle de 1859. © Radio France - Bastien Thomas
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