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Baisse de la pollution : du jamais vu depuis 40 ans en Ile-de-France selon Airparif

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L'air a rarement été aussi transparent et aussi pur. Airparif a évalué l'impact du confinement sur la qualité de l'air à Paris et en Ile-de-France. Selon son étude publiée ce mardi, le dioxyne de carbone a baissé de -35% et les émissions de C02 ont chuté de -30%. Seules les particules résistent.

Paris est vide Paris est vide
Paris est vide © Maxppp - Christophe Morin

C'est du jamais vu depuis 40 ans en Ile-de-France. Le confinement a permis une baisse sans précédent de la pollution. Airparif, qui est chargé de la surveillance de l'air dans notre région, a publié ce mardi les résultats de son étude. 

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En trois semaines de confinement (du 7 mars au 6 avril 2020), la qualité de l'air est très supérieure à d'habitude.  

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La diminution du trafic a fait largement baisser la pollution

Le dioxyde de carbone, qui est le principal polluant émis par le trafic, est en moyenne en baisse de -20 à -35% selon les semaines. Il est même réduit de moitié en bordure des routes et autoroutes ou la circulation est pratiquement inexistante en ce moment. Ce taux correspond à celui qui peut habituellement être relevé dans les parcs, précise Airparif. Les émissions de CO2, gaz à effet de serre, ont chuté de -30%. 

Baisse de la pollution sans précédent © Maxppp - Tatif/Wostok Press

Les particules sont encore très présentes dans l'air 

Seules les particules résistent encore. Les niveaux sont encore très soutenus pour cette pollution, indique Airparif. La circulation automobile n'est pas le seul émetteur de particules. Il y a aussi le chauffage, l'agriculture et la belle météo que l'on connait en ce moment. C'est tout cela qui explique que les taux de particules sont encore élevés.

Un dépassement du seuil d’information aux particules a même été constaté le 28 mars, rappelle Airparif. L’analyse de la composition des particules fines (PM2,5) a permis de remonter à leurs sources. "Cette analyse met en évidence que le trafic routier a peu contribué (pour 6% des particules primaires), une contribution du chauffage au bois toujours visible (à hauteur de 6%) et que 32% correspondant aux particules inorganiques secondaires dont l’agriculture est un contributeur." 

Toits de Paris © Maxppp - Aurelien Morissard

Le trafic a baissé mais le chauffage a augmenté

La forte baisse de la pollution due au trafic (‐70%) n’a pas suffi à compenser l’augmentation du chauffage (environ +20%), avec du chauffage au bois certains soirs. Le chauffage au bois émet beaucoup de particules. Pour rappel, ce type de chauffage est le secteur le plus émetteur de particules en Île‐de‐France (33% en 2015), devant le trafic routier (23% en 2015). 

La pollution est en baisse dans le monde entier 

En Asie, en Europe, le monde découvre des paysages et des sites sous un nouveau jour. En Grèce, l’acropole d’Athènes s’élève dans l'air clair au-dessus de la mer. La Porte de l’Inde, à New Delhi (Inde), se détache sur un ciel bleu et limpide dans l’une des villes les plus polluées au monde habituellement. Ciel bleu aussi au-dessus de la Grande muraille de Chine

La grande muraille de Chine © Maxppp - Vincent Isore

L’Himalaya est depuis quelques jours visibles depuis les plaines indiennes. Du jamais-vu depuis trente ans.

Depuis l'espace, la disparition de la pollution est flagrante.

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