Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Retrouvez les résultats définitifs du second tour des Municipales, commune par commune

Tous les résultats

PHOTOS - Bordeaux métropole : le pâturage itinérant revient pendant cinq mois entre Bassens et Floirac

-
Par , France Bleu Gironde
Bassens, France

La transhumance urbaine a démarré lundi 25 mai. Pour la deuxième fois, 27 brebis emmenées par la bergère Rachel Léobet vont pâturer de Bassens jusqu'à Floirac, avec un trajet modifié cette année.

Le pâturage itinérant urbain fait son retour à Bassens lundi 25 mai 2020, avec un trajet modifié cette année..
Le pâturage itinérant urbain fait son retour à Bassens lundi 25 mai 2020, avec un trajet modifié cette année.. © Radio France - Solène de Larquier

Des bêlements en pleine ville. C’est le retour du pâturage itinérant sur la rive droite de Bordeaux métropole. Pendant cinq mois, une trentaine de brebis vont brouter dans les différents espaces du parc des Coteaux (un regroupement de dix parcs). Le troupeau a démarré la transhumance lundi 25 mai par le parc Rozin à Bassens. Il ira ensuite à Lormont, Cenon et Floirac. Comme en 2019, c'est la bergère Rachel Léobet qui veillera sur le troupeau, accompagnée par une aide-bergère, Suzanne. La jeune chienne Oyat vient compléter le trio. 

Le pâturage itinérant urbain fait son retour à Bassens pour la deuxième fois.
Le pâturage itinérant urbain fait son retour à Bassens pour la deuxième fois. © Radio France - Solène de Larquier

Une itinérance modifiée

Le parcours ne sera en revanche pas le même. "Il y avait des changements prévus et d'autres non" avance avec le sourire Charlotte Solana, chargée de mission sur le parc des Coteaux au sein du Grand Projet des Villes rive droite (GPV). L'expérimentation a en effet d'abord bénéficié du travail du Conservatoire botanique Sud-Atlantique qui œuvrait en parallèle à un recensement des espèces sur les parcs de Bordeaux métropole. "Cela a permis de réellement orienter notre gestion du projet. Ils nous ont guidé en nous disant sur quels parcs l'éco-patruage avait le plus d'intérêt pour la biodiversité." 

La bergère et sa stagiaire installent la clôture électrique du parc mobile dans le parc Rozin à Bassens.
La bergère et sa stagiaire installent la clôture électrique du parc mobile dans le parc Rozin à Bassens. © Radio France - Solène de Larquier

Ainsi, le parc Rozin où a débuté la transhumance cette année a un sol assez pauvre sur lequel des espèces botaniques spécifiques se développent et attirent une certaine faune. "Lorsque l'on tond, l'herbe repose par terre et enrichit le sol en se désagrégeant, ce qui accélère l'évolution du milieu. En pâturant, les brebis broutent l'herbe et permettent d’appauvrir le sol et donc elles entretiennent ce milieu" poursuit l'ingénieure en agronomie et environnement.

Les événements liés à la transhumance annulés

Le trajet a également dû être ajusté en raison du coronavirus. Les espaces verts situés dans les milieux urbains les plus denses sont pour l'instant évités : "Ce sont des endroits où l'enjeu était avant tout social, d'aller au contact de la population avec les bêtes. C'est pour l'instant en suspens et on verra en septembre s'il est possible d'y mener des actions" explique Charlotte Solana. Les événements liés à la transhumance, comme la fête de la tonte, ont ainsi été annulés et l'équipe a créé des panneaux qui sont installés autour du parc mobile pour indiquer aux visiteurs de ne pas se regrouper autour de la bergère et de son aide-bergère. 

Des panneaux sont installés le long du parc mobilise pour éviter les regroupements.
Des panneaux sont installés le long du parc mobilise pour éviter les regroupements. © Radio France - Solène de Larquier

Un calme bienvenu reconnait Rachel Léobet : "Il est difficile de gérer un troupeau lorsqu'il y a du monde autour et cela crée du stress pour les bêtes" même si elle espère faire à nouveau de belles rencontres : "Essayer de connecter les gens, le monde rural à l'urbain, le volet social, c'est vraiment ce qui m'a attiré dans ce projet. Ici l'an dernier, il y a une dame qui m'a marquée et que j'aimerais revoir. C'est une dame qui savait traire à la main, qui avait déjà gardé des brebis mais en Turquie. Du coup voir les brebis ici lui a rappelé son enfance, elle était trop contente" sourit la bergère. 

La bergère Rachel Léobet et sa jeune chienne Oyat.
La bergère Rachel Léobet et sa jeune chienne Oyat. © Radio France - Solène de Larquier

Cinq mois de pâturage rive droite

Les brebis vont rester une quinzaine de jours au parc Rozin avant de reprendre leur transhumance. Elles seront sur Bassens jusque fin juin, sur Lormont de début à mi-juillet puis en octobre (sous réserve), elles feront étape à Cenon de mi-juillet à fin août et enfin à Floirac jusque fin septembre. Le conservatoire botanique Sud-Atlantique a posé des marqueurs le long de leur trajet avec des espaces témoins non pâturés pour étudier l'impact de l'éco-pâturage sur les parcs.

Choix de la station

À venir dansDanssecondess

France Bleu