Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Bordeaux : un "escape game" pour sauver la planète

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Gironde, France Bleu

Un "escape game" sur le thème du réchauffement climatique a ouvert ses portes dimanche 28 septembre à Cap Sciences, à Bordeaux, en Gironde. Cette expérience unique permet de sensibiliser autrement les participants à ce phénomène.

Au centre, avec un T-shirt noir, Dorian Tourin-Lebret joue les capitaines du vaisseau Gaïactica.
Au centre, avec un T-shirt noir, Dorian Tourin-Lebret joue les capitaines du vaisseau Gaïactica. © Radio France - Amaëlle Brignoli

C’est une première mondiale : un escape game sur le thème du réchauffement climatique, basé sur de réelles données scientifiques. Si le scénario est à priori simple, la tâche des joueurs est, elle, particulièrement ardue. Un équipage de trois à neuf cosmonautes embarque à bord d’un vaisseau spatial, Gaïactica, et est propulsé en orbite pendant 60 minutes. Sa mission : limiter le réchauffement climatique à 2°C d'ici 2100.

Pour cela, les participants décident des actions à mener, moyennant un budget donné, sur des questions liées à des thèmes comme l’énergie et l’alimentation ; mais aussi élucider des énigmes ou encore déchiffrer des mots codés. Le tout, avec l’objectif de réduire les émissions de CO2 sur la planète.

Cette expérience immersive et ludique a été imaginée par Dorian Tourin-Lebret. Après avoir lancé sa start-up, cet ingénieur de 31 ans a décidé de créer des projets en lien avec l'environnement. "Avec Gaïactica, j’ai vraiment envie de sortir de la vision dogmatique style « voilà ce qu’il faut faire parce que j’ai démontré que c’était la meilleure voie »", explique le jeune Bordelais. Pour lui, l’aspect participatif de cet escape game peut faciliter l’engagement des joueurs (dans la réalité) en faveur du climat : "Il y a tellement de façons de faire les choses, que le plus important, c’est qu’on puisse avoir envie d’agir, sans se sentir contraint dans une certaine direction."

"Là, ça nous fait jouer mais en même temps réfléchir à des thématiques très actuelles" — Cécile

Le jeu pensé par Dorian Tourin-Lebret a déjà été présenté au G7 à Biarritz.
Le jeu pensé par Dorian Tourin-Lebret a déjà été présenté au G7 à Biarritz. © Radio France - Amaëlle Brignoli

Basé sur des données scientifiques

Les différents scénarios du jeu ont été validés par le climatologue français Jean Jouzel. En effet, Gaïactica est établi à partir d'une multitude de données que Laurent Richard, spécialiste du climat, s’est chargé de collecter. Parmi elles, l’inventaire de gaz à effet de serre du GIEC, ou le rapport annuel de l’Agence internationale de l’énergie. "L’idée était de faire un lien entre les décisions que pourront prendre les joueurs et l’impact qu’elles auront sur les émissions de CO2", explique Laurent Richard. 

Selon lui, cet escape game scientifique peut se révéler plus efficace que les études alarmistes. "Montrer un graphique dans un Powerpoint, c’est intéressant. Mais, impliquer les participants dans des prises de décision où ils vont pouvoir voir les conséquences, ça a aussi un autre impact. Et souvent, plus de souvenirs à long terme." 

Coup de chaud pour les huit joueurs de cette partie.
Coup de chaud pour les huit joueurs de cette partie. © Radio France - Amaëlle Brignoli

A Cap Sciences jusqu'en juin 2020

Cécile, 29 ans, fait partie des personnes qui ont inauguré Gaïactica. "Généralement, un escape game est quelque chose de très ludique, où on doit désactiver une bombe, ou s’échapper d’une pièce. Là, ça nous fait jouer mais en même temps réfléchir à des thématiques très actuelles", souligne-t-elle. Jean-Sébastien, qui se qualifie lui-même de "pas très écolo" semble aussi convaincu que sa camarade. "C'est très intuitif et c'est vrai que ça donne plus envie de s'engager que tous les discours et les rapports qu'on entend", explique-t-il.

Le vaisseau spatial restera arrimé à Cap Sciences jusqu’en juin 2020. D’ici-là, le projet Gaïactica sera présenté en novembre lors de la COP25, au Chili, comme il l’avait été au G7 de Biarritz en août dernier. Et d’après son créateur, Dorian Tourin-Lebret, il se pourrait bien que d’autres vaisseaux atterrissent ailleurs en Europe d’ici 2020...

Amaëlle Brignoli

Choix de la station

À venir dansDanssecondess