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Brest : faible mobilisation contre un projet immobilier face à la plage du Moulin Blanc

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Par , France Bleu Breizh Izel

Une douzaine de personnes se sont rassemblées vendredi midi sur le site de La Cantine, à deux pas de la plage du Moulin Blanc. Ce collectif de riverains et d'écologistes exige l'abandon d'un gros projet immobilier, au nom de la préservation du littoral et du cadre de vie.

Des opposants devant le site où la SARL Rosalie doit ériger un ensemble immobilier.
Des opposants devant le site où la SARL Rosalie doit ériger un ensemble immobilier. © Radio France - Nicolas Olivier

Le collectif des "amoureuses et amoureux de la rade de Brest" s'est rassemblé vendredi 26 mars à proximité de l'ancienne poudrerie du Moulin Blanc, sur la commune du Relecq-Kerhuon (Finistère). Une douzaine de personnes réunies pour dénoncer le bétonnage du littoral, alors que le terrain est sur le point d'être cédé à un promoteur immobilier.

La Grande Motte

Propriété de Brest Métropole Aménagement (BMA), cette parcelle, qui jouxte le parking du Spadium Parc, une aire d'accueil des gens du voyage, et le boulevard qui longe la plage, doit être achetée par la commune du Relecq-Kerhuon pour 1,6 million d'euros. Et vendue dans la foulée au groupe Océanic, qui prévoit la construction d'un vaste ensemble comprenant notamment une cinquantaine de logements sur 5 niveaux.

"C'est un projet d'un autre siècle, on a l'impression d'être à la Grande Motte dans les années 70, s'indigne Jacques Pouliquen, qui vit à 250 mètres du site. Le littoral doit rester à l'usage de tous, on est dans la fameuse bande des 100 mètres. Gardons ce lieu accessible au lieu de le privatiser."

Pour Françoise Morizur, "la zone pourrait être investie par des activités de loisirs. C'est un site magnifique, avec une promenade qui va jusqu'au polder. Ce sera un projet de luxe réservé à d'hyper-privilégiés, et ça va être vraiment moche."

Un réveil trop tardif

Alors que l'ultime recours contre le permis de construire devrait être rejeté par la cour administrative de Nantes mardi 30 mars, plus rien (hormis un hypothétique pourvoi en cassation) ne peut bloquer la machine. "La métropole a encore les cartes en main, veut croire le collectif. Elle peut encore décider de surseoir à ce projet."

Comme ils le reconnaissent eux-mêmes, les opposants ont tardé à faire entendre leur voix : "vu la proximité de la mer et le fait qu'on soit en zone inondable, on pensait vraiment que le bon sens l'emporterait" (Françoise Morizur). "On a tous cru que ça ne se ferait pas, tellement le projet nous paraissait absurde. C'est aussi ce qu'assurait le maire de l'époque, Yohann Nédélec. On l'a cru naïvement" (Jacques Pouliquen).

"Les électeurs ont tranché" rappelle Laurent Péron, le maire (DVG) du Relecq-Kerhuon élu en juin dernier. Car le dossier a fait partie des grands enjeux de la campagne des municipales. Mais au second tour, les deux listes opposées au projet ont totalisé 291 voix de plus que celle de la majorité. "53% des votants relecquois sont d'accord avec nous", conclut un opposant.

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