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Dossier : Fessenheim : la plus ancienne centrale nucléaire de France

Centrale de Fessenheim : les anti-nucléaires célèbrent la fermeture

Alors que la procédure d'arrêt du dernier réacteur de la centrale nucléaire de Fessenheim a commencé ce lundi, le réseau Sortir du nucléaire célèbre la fermeture de la plus ancienne centrale de France.

Les militants anti-nucléaires français et allemands célèbrent l'arrêt de la centrale nucléaire dans la nuit du 29 au 30 juin.
Les militants anti-nucléaires français et allemands célèbrent l'arrêt de la centrale nucléaire dans la nuit du 29 au 30 juin. © Radio France - Patrick Genthon

Attendue par les uns, crainte par les autres, la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim se concrétise ce mardi par l'arrêt de son deuxième réacteur. Le premier avait été débranché le 22 février. A l'appel du réseau Sortir du nucléaire, des militants écologistes se sont retrouvé pour une conférence de presse sur le Rhin et une série d'actions symboliques. La fête plus conséquente qui était prévue a été renvoyée à une date ultérieure à cause de la crise sanitaire. 

Mise en service en 1977, la centrale située en Alsace, à la frontière allemande, est la plus ancienne de France et la première, de ce modèle, a été arrêtée. Sa fermeture avait été une promesse de campagne de François Hollande en 2012, mais sa mise en oeuvre repoussée, notamment à cause du retard dans l'entrée en service de la centrale EPR de Flamanville.

Parmi les militants présents ce lundi à Fessenheim, des opposants historiques au nucléaire, comme André Hatz, président de l'association Stop Fessenheim, et Jean-Marie Brom, président de Stop Transports-Halte au nucléaire. Depuis les débuts du projet et tout au long de son exploitation, les militants écologistes français, allemands et suisses n'ont cessé de manifester et de réclamer la fermeture. C'est donc une victoire importante pour eux.

Le bateau des anti-nucléaires près de Fessenheim (29 juin 2020).
Le bateau des anti-nucléaires près de Fessenheim (29 juin 2020). © Radio France - Patrick Genthon

Présente également, la députée européenne EELV Michèle Rivasi, qui ne voulait pas rater "un moment fort". Elle espère "le début de la fermeture de douze autres centrales d'ici 2035". L'élue écologiste estime en revanche que le démantèlement et ses conséquences économiques et sociales auraient dû être mieux anticipés : "Depuis 2012, on aurait pu trouver des alternatives pour former les travailleurs du nucléaire pour qu'ils aient une solution de repli". 

Si le démontage des réacteurs puis le démantèlement de la centrale devraient durer jusqu'en 2040, seuls soixante salariés EDF seront encore nécessaires sur place contre 750 fin 2017. Les militants antinucléaires ont résumé à leur manière les étapes de l'arrêt de Fessenheim sur des bouteilles de champagne... bio.

Du champagne bio pour fêter l'arrêt de la centrale nucléaire de Fessenheim.
Du champagne bio pour fêter l'arrêt de la centrale nucléaire de Fessenheim. © Radio France - Patrick Genthon
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