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Chantier des basses promenades à Reims : polémique sur l'abattage de 163 arbres

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Champagne-Ardenne

Les travaux des basses promenades à Reims vont entrer dans le concret mais depuis mercredi 16 septembre des pancartes d'opposition sont apparues sur les arbres. Les travaux débutent par l'abattage de 163 arbres, ce que des militants écologistes contestent.

Des pancartes pour s'opposer à l'abattage de 163 arbres sont apparues ce mercredi 16 septembre.
Des pancartes pour s'opposer à l'abattage de 163 arbres sont apparues ce mercredi 16 septembre. © Radio France - Sophie Constanzer

C'est en quelque sorte la suite du "Central Park" rémois : la deuxième étape du vaste chantier au centre ville de Reims qui vise à réaménager la totalité des espaces verts des promenades. Il y a déjà eu les travaux sur les Hautes promenades, qui ont ouvert au public en septembre 2019. Et les travaux sur la partie dite basse, doivent débuter par l'abattage de 163 arbres -sur près de 700-, une fois que toutes les places de parking (250) seront fermées. Ce mercredi 16 septembre, des pancartes d'opposition ont fleuri sur certains grands arbres de ces basses promenades car des militants écologistes contestent le projet. 

Des pancartes sur les grands platanes des basses promenades 

"Les hautes promenades sont un succès mais on a coupé les arbres sur la moitié de la surface, on a une habitude à Reims c'est de couper les arbres alors qu'ils ne sont pas vraiment vieux, alors on dit qu'ils sont malades c'est toujours l'argument !... quand le boulevard Pommery a été refait par exemple on a coupé des vieux arbres ! or ce n'est pas la solution quand on voit aujourd'hui le réchauffement climatique", souligne Gérard Crouzet président de l'Association Reims verts l'avenir (RVA), qui s'est crée après la campagne des municipales 2020 à Reims. L'association a écrit au préfet de la Marne pour lui demander le gel du projet, que la coupe des arbres ne débute pas avant une "vraie réflexion".

Les pancartes sont apparues sur des grands platanes et d'autres arbres.
Les pancartes sont apparues sur des grands platanes et d'autres arbres. © Radio France - Sophie Constanzer

C'est trop tard ! Nous on a respecté toutes les procédures car le site est classé et tout est très réglementé -- Laure Miller, adjointe au maire en charge de l'écologie 

Laure Miller, adjointe au maire de Reims en charge de l’Écologie, a découvert les pancartes ce mercredi. Et elle ne comprend pas la polémique, alors que le projet est connu depuis 2018 et que les travaux sont sur le point de débuter. "A la fois c'est trop tard parce que nous on a respecté toutes les procédures car le site est classé et tout est réglementé, et on a reçu un avis favorable du ministère de la transition écologique... Mais surtout faut revoir les choses avec plus de clarté : on passe d'un parking et d'un espace sur lequel on a que des surfaces imperméables à un espace qui sera engazonné et végétalisé et donc plus agréable à vivre", défend Laure Miller. 

Le projet prévoit entre autres la construction de deux aires de fitness, de tables de pique nique, la mise en place de deux grandes fontaines à eau et deux kiosques de restauration. Fin des travaux prévue fin 2021. Et l'ultime volet du projet sera la construction d'un parking de 500 places à coté du commissariat pour compenser la perte des places sur les basses promenades. Un autre élément d'inquiétude pour Gérard Crouzet de l'association RVA : "on enlève 250 places de parking sur les basses promenades mais on va créer 500 places juste à côté donc on va aggraver encore un problème de pollution à un endroit où elle est importante car proche de l'autoroute donc on veut le maintien de la masse végétale sur les basses promenades : dans le projet on parle de clairières et ça enlève forcément de la masse végétale". 

Ces nouveaux arbres mettront 30 à 50 ans pour jouer le même rôle que des arbres anciens -- Léo Tyburce, conseiller municipal d'opposition

De son côté, Léo Tyburce demande un véritable "plan arbres" dans la ville. Le conseiller municipal d'opposition Europe écologie les verts (EELV) reconnaît l'intérêt populaire et social du projet, comme le montre déjà les hautes promenades, mais il veut ouvrir le débat sur l'importance des arbres en ville. "Un arbre capte 4 fois plus de carbone en ville qu'à la campagne", précise Léo Tyburce qui ajoute "c'est un vrai îlot de fraîcheur cet endroit, et les nouveaux arbres plantés vont mettre 30 à 50 ans pour jouer le même rôle que des arbres anciens". 

Interview de Léo Tyburce, conseiller municipal d'opposition EELV.

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