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Environnement

Climat : les concentrations de gaz à effet de serre ont battu un record en 2018

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Par , France Bleu

Le taux de concentration des gaz à effet de serre dans l'atmosphère a battu un record en 2018, s'alarme l'ONU ce lundi. Ces gaz sont à l'origine du réchauffement climatique, et aucun signe de ralentissement n'est visible, indique l'Organisation des nations unies.

Les scientifiques ne voient aucun signe de ralentissement de la concentration de gaz à effet de serre dans l'atmosphère.
Les scientifiques ne voient aucun signe de ralentissement de la concentration de gaz à effet de serre dans l'atmosphère. © AFP - Philippe LOPEZ

C'est un nouveau présage inquiétant pour la planète. Les principaux gaz à effet de serre, à l'origine du réchauffement climatique, ont franchi de nouveaux records de concentration en 2018, et "aucun signe de ralentissement" n'est visible, s'est alarmée l'ONU ce lundi. Ce cri d'alarme est lancé à quelques jours de la réunion annuelle de l'ONU sur la lutte contre le changement climatique, la COP25, qui se tient du 2 au 13 décembre à Madrid.

Un rapport qui montre les taux de CO2 qui restent dans l'atmosphère 

"Il n'y a aucun signe de ralentissement, et encore moins de diminution de la concentration des gaz à effet de serre dans l'atmosphère, malgré tous les engagements pris au titre de l'Accord de Paris sur le climat", a pointé le secrétaire général de l'Organisation météorologique mondiale (OMM), Petteri Taalas, à l'occasion de la publication du bulletin annuel de l'OMM sur les concentrations de gaz à effet de serre.

Ce rapport rend compte, non pas des quantités de gaz à effet de serre qui sont libérées dans l'atmosphère, mais de celles qui y restent, sachant que les océans absorbent environ le quart des émissions totales, tout comme la biosphère, dont font partie les forêts. 

D'après les scientifiques, le dioxyde de carbone (CO2), qui est associé aux activités humaines et constitue le principal gaz à effet de serre persistant dans l'atmosphère, a battu un nouveau record de concentration en 2018, à 407,8 parties par million (ppm), soit 147% de plus que le niveau préindustriel de 1750.

Le CO2 reste plusieurs siècles dans l'atmosphère 

L'inquiétude de l'OMM est d'autant plus forte que l'augmentation annuelle de la concentration de CO2, qui persiste pendant des siècles dans l'atmosphère et encore plus longtemps dans les océans, a été supérieure au taux d'accroissement moyen des 10 dernières années.

Le méthane et le protoxyde d'azote également à des niveaux alarmants 

D'après les observations des chercheurs, les concentrations de méthane (CH4), qui figure au deuxième rang des plus importants gaz à effet de serre persistants, et de protoxyde d'azote (N2O) ont également augmenté plus fortement que la moyenne annuelle de la dernière décennie. Le méthane, dont 60% des émissions sont d'origine humaine (élevage de bétail, riziculture, exploitation des combustibles fossiles, décharges...), et le protoxyde d'azote, dont 40% des émissions sont d'origine humaine (engrais, processus industriels...), ont aussi atteint des pics de concentration.

Le protoxyde d'azote joue par ailleurs un rôle important dans la destruction de la couche d'ozone stratosphérique, qui nous protège des rayons ultraviolets nocifs émis par le soleil.

L'accord de Paris n'empêche pas les émissions de gaz d'augmenter 

Face à l'urgence climatique, les pays se sont engagés à Paris en 2015 à appliquer des plans de réduction d'émissions de gaz à effet de serre, mais les émissions mondiales ne cessent d'augmenter. Petteri Taalas a appelé lundi les pays à traduire leurs "engagements en actes et revoir à la hausse (leurs) ambitions dans l'intérêt de l'humanité".

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