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Dossier : Coronavirus

Confinement : quels effets sur la qualité de l'air dans le Grand Est ?

D'après les premiers résultats d'ATMO Grand Est, une amélioration importante de la qualité de l'air se dessine depuis le début du confinement grâce à la baisse du trafic routier, mais pour autant, la région a connu un épisode de pollution aux particules fines.

Un système de mesure de l'association Atmo Grand Est installé au Parc Sainte Marie à Nancy.
Un système de mesure de l'association Atmo Grand Est installé au Parc Sainte Marie à Nancy. © Radio France - Laurent Watrin

Et si le confinement permettait d'améliorer la qualité de l’air que l'on respire ?  C'est une des questions que se pose ATMO Grand Est. L'association agréée de surveillance de la qualité de l'air a présenté les premiers résultats mesurés dans la région depuis le début du confinement.

Première conclusion : la concentration de dioxyde d’azote a diminué de 54% en moyenne dans la région entre les 16 et 25 mars. Ce polluant, émis par la combustion de matière, est principalement provoqué par le trafic routier. 

Une baisse de 54% de la concentration de dioxyde d'azote depuis le début du confinement

Même s’il est encore tôt pour le confirmer, la baisse significative des déplacements, due au confinement, a certainement participé à la chute des émissions. Aux abords de certains axes routiers, comme l'A31, la concentration de dioxyde d'azote a même diminué de 75% . Dans ces zones, la qualité de l’air est aujourd’hui comparable à celle que l'on retrouve dans les campagnes.

Mais cette amélioration n’est pas constatée pour tous les polluants. La concentration de particules fines a, elle, augmenté au début du confinement. Notamment parce que le trafic routier n’a que très peu d’impact sur les particules fines. Elles sont émises principalement par le chauffage individuel au bois et l’épandage agricole. Elles sont aussi très dépendantes des variations météorologiques, et notamment du vent.

Un pic de pollution aux particules fines

Le 28 mars, la concentration de particules fines dans la région Grand Est a même dépassé le "seuil d'information-recommandations". Cela s'explique notamment par les conditions météorologiques ce week-end : chaleur et absence de vent. Pour les experts, si nous n’avions pas été confinés ce jour-là, la région aurait certainement été en alerte pollution.

Beaucoup de personnes s'interrogent sur les liens entre pollution de l'air et coronavirus. Pour ATMO Grand Est, une exposition chronique à la pollution de l’air peut être considérée comme un facteur aggravant du covid-19 car elle fragilise les voies respiratoires et rend les organismes plus vulnérables. En revanche, à ce jour, "aucune étude ne prouve que les particules fines pourraient agir comme vecteur du virus entre individus", tient à préciser Jean-François HUSSON , Sénateur de Meurthe-et-Moselle, et président d'ATMO Grand Est.

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