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Dossier : Coronavirus

Confinement : "Les chants d'oiseaux reprennent le dessus"

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Par , France Bleu, France Bleu Paris

Moins de circulation, moins de chantiers, moins d'activité : le confinement fait chuter la pollution sonore dans les villes. Une libération pour les oiseaux qui étaient jusqu'ici obligés d'adapter leurs chants à notre environnement sonore.

Grâce à la baisse de la circulation, le pic épeiche n'a plus besoin de forcer les aigus pour être entendu.
Grâce à la baisse de la circulation, le pic épeiche n'a plus besoin de forcer les aigus pour être entendu. © Maxppp - Christian Watier

Vous n'avez jamais entendu aussi bien le chant des oiseaux depuis votre fenêtre? C'est un des effets positifs du confinement : la pollution sonore a chuté de près de 80% en Ile de France selon Bruitparif. Une baisse de la circulation et des chantiers qui permet aux mésanges et autres grives de faire varier leurs fréquences et volume en toute liberté. 

"On entend plus loin et davantage d'espèces"

"Il y a vraiment un silence que je ne connais pas d'habitude ici. Les chants d'oiseaux reprennent le dessus. On entend plus loin, on entend davantage d'espèces", constate Stanislas Wroza, chef de projet à l'Agence nationale pour la biodiversité depuis le balcon de son appartement de Ville d'Avray dans les Yvelines où il a déjà réalisé des dizaines d'enregistrements. 

Le studio d'enregistrement mobile de Stanislas Wroza, à 600 mètres de la forêt. - Aucun(e)
Le studio d'enregistrement mobile de Stanislas Wroza, à 600 mètres de la forêt. - Stanislas Wroza

Les sons graves brouillaient les chants

Ce collectionneur de chants d'oiseaux a aussi noté un changement de fréquence "les sons liés à l'activité humaine, qui sont globalement plus graves, les bruits de moteurs, de machine, diminuent par rapport à d'habitude, ce qui fait que tous les sons graves associés aux oiseaux deviennent davantage audibles, par exemple les tambourinages de pic". 

Le chant de la grive musicienne enregistré par Stanislas Wroza, le vendredi 20 mars vers 6H30 à Ville d'Avray.

Le tambourrinage de la pic epeiche, le pic vert, la fauvette et le troglodyte enregistrés par Stanislas Wroza vers 6H30 jeudi 19 mars.

Le retour en ville de certaines espèces

Si le confinement durait plusieurs mois, "on peut faire l'hypothèse que les oiseaux pourraient se mettre à chanter sur des gammes plus graves comme ils le font à la campagne et moins fort", explique Stanislas Wroza. Certaines espèces, qui ne supportaient pas la saturation sonore des villes, pourraient "s'y aventurer plus facilement comme les mésanges ou la fauvette à tête noire".

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