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Confinement : les effets sur le climat à peine perceptibles au niveau mondial

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Par , France Bleu

Selon une étude de l'Organisation météorologique mondiale publiée ce lundi, les effets du confinement sur le climat n'ont quasiment aucun impact au niveau mondial. Le ralentissement industriel dû à la pandémie de Covid-19 n'a pas freiné l'augmentation record des concentrations de CO2.

Le ralentissement industriel dû à la pandémie de Covid-19 n'a pas freiné l'augmentation record des concentrations de CO2
Le ralentissement industriel dû à la pandémie de Covid-19 n'a pas freiné l'augmentation record des concentrations de CO2 © Maxppp - Vincent Isore

Les effets du confinement sur le climat sont à peine perceptibles. C’est ce que révèlent des travaux de l’Organisation météorologique mondiale (OMM, agence spécialisée de l'ONU), publiés ce lundi. Elle révèle notamment aujourd’hui une nouvelle estimation des émissions de CO2 (dioxyde de carbone) pour cette année. 

Le bilan n’est pas définitif mais l'Organisation météorologique mondiale avance une chute des émissions entre 4 et 7,5%. Cette baisse n’aura quasiment aucun impact sur les concentrations et donc le réchauffement climatique, selon les résultats de cette étude car il faut distinguer les émissions et les concentrations.

Avec le confinement, les émissions cette année ont sensiblement baissé. Pour autant, les concentrations de CO2 dans l’atmosphère, qui sont responsables du réchauffement climatique, sont toujours aussi massives. Elles avaient fait un bond l’an passé. Et elles sont encore en train d’augmenter dans plusieurs points du globe.

Le CO2 met des siècles à se résorber et le confinement n’a pas d’effet coup de frein sur l’accumulation des gaz à effet de serre. Il a tout juste permis de ralentir l’augmentation. Ce qu’on peut retenir aussi c’est que le ralentissement des rejets de cette année, moins 7,5%, il faudrait le faire chaque année pendant 10 ans pour se donner une chance de limiter le réchauffement à 1,5 degré d’après les projections des Nations unies.

Les gaz à effet de serre emprisonnent la chaleur dans l'atmosphère, font monter les températures et intensifient les conditions météorologiques extrêmes, la fonte des glaces, l'élévation du niveau de la mer et l'acidification des océans. Les trois principaux gaz à effet de serre persistants - le dioxyde de carbone, le méthane et le protoxyde d'azote - ont encore atteint des records de concentration en 2019, selon l'OMM.

Or, le dioxyde de carbone, résultant notamment de l'utilisation des combustibles fossiles, de la production de ciment et de la déforestation, demeure pendant des siècles dans l'atmosphère et encore plus longtemps dans les océans. Sa teneur dans l'atmosphère a augmenté plus rapidement entre 2018 et 2019 qu'entre 2017 et 2018 et que sur les dix dernières années en moyenne.

"La dernière fois que la Terre a connu une teneur en CO2 comparable, c'était il y a 3 à 5 millions d'années: la température était alors de 2 à 3°C plus élevée qu'aujourd'hui et le niveau de la mer était supérieur de 10 à 20 mètres au niveau actuel, mais nous n'étions pas 7,7 milliards" d'êtres humains, a souligné le secrétaire général de l'OMM, Petteri Taalas.

Quant au méthane, dont 60% des rejets dans l'atmosphère sont d'origine humaine (élevage de ruminants, riziculture, exploitation des combustibles fossiles, décharges...), sa teneur a augmenté légèrement moins rapidement entre 2018 et 2019 qu'entre 2017 et 2018, mais plus vite que sur les dix dernières années en moyenne.

Enfin, le taux d'accroissement de la concentration de protoxyde d'azote, à la fois un gaz à effet de serre et un produit chimique appauvrissant la couche d'ozone, est resté pratiquement égal à la moyenne des dix années précédentes. Ses émissions dans l'atmosphère sont à 40% d'origine humaine (engrais, procédés industriels...) mais pour le reste d'origine naturelle.

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