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Convention climat : "Il faut qu'on fasse attention à ce que les mesures soient bien appliquées"

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Par , France Bleu Maine

La Sarthoise Mélanie Cosnier fait partie des 150 membres de la convention citoyenne pour le climat reçus ce lundi à l'Elysée. Elle se dit satisfaite que la quasi-totalité de leurs 149 propositions ait été retenue. Mais qu'il faudra encore travailler des années pour qu'elles soient appliquées.

Mélanie Cosnier (à droite) fait partie des 150 citoyens de la convention climat reçus par Emmanuel Macron.
Mélanie Cosnier (à droite) fait partie des 150 citoyens de la convention climat reçus par Emmanuel Macron. © Maxppp - Stephane Lemouton/DR

Devant le Président, le Premier ministre, les parlementaires et les caméras de télévision, elle a pris la parole, ce lundi, sur la scène installée dans les jardins de l'Elysée. À 47 ans, Mélanie Cosnier, sarthoise et maire de Souvigné-sur-Sarthe, était en première ligne pour défendre et expliquer le sens des 149 propositions faites par la convention citoyenne pour le climat. Elle nous raconte ce qu'elle retient de cette journée au cours de laquelle Emmanuel Macron a validé toutes leurs propositions sauf trois.

Comment avez-vous vécu ce moment et cette journée très solennelle ?

Quand je suis arrivée, j'avais le trac. J'étais assez stressée de parler devant tout le monde. Après, nous étions tous très contents de nous retrouver au palais de l'Elysée où, il y a encore un an, on n'aurait jamais pensé mettre les pieds. Je trouve que les retours sont très positifs. C'est vraiment une expérience incroyable, avec plein de rebondissements.

La réduction de la vitesse à 110 km/h sur autoroute, la taxe de 4 % sur les dividendes des entreprises et la réécriture du préambule de la constitution pour y intégrer la protection de l'environnement sont les trois mesures rejetées. Quel est votre sentiment là-dessus ? 

Sur les 110 km/h, c'est la proposition qui faisait polémique depuis le début et qui occultait un peu tout le reste. Et pour le moment, la population française n'est pas prête à l'accepter. Donc, ce n'est pas plus mal qu'on l'écarte. On sait pourtant que ça peut avoir un impact sur le climat mais on verra peut-être plus tard. Pour le préambule de la constitution, c'était compliqué de se mettre d'accord sur les mots, c'était trop long à expliquer donc la modification de l'article 1 (ndlr : qui elle est conservée), c'est très bien, ce sera plus concis et plus clair. Enfin, la taxe je comprends parce que déjà que les entreprises vont avoir du mal à se remettre de la crise, si en plus on rajoute une taxe... Mais il reste quand même 146 mesures.

Vous avez le sentiment que le fruit du travail de la convention, lancée en octobre 2019, est en passe d'aboutir ?

Oui, notre rapport a été lu, entendu par le gouvernement. Bon, le Président a mis trois mesures de côté. Pour les autres, il faut qu'on fasse attention à ce qu'il les applique bien dans le sens que nous avons préconisé. Nous, on s'était mis en association pour assurer le suivi des mesures mais là c'est carrément mieux puisqu'il nous demande de participer à des groupes de travail avec les parlementaires de l'Assemblée et du Sénat dès le début de la semaine prochaine pour expliquer nos mesures et ce qui nous a poussé à les prendre. Il nous a aussi demandé de rencontrer l'association des maires pour mettre en application au niveau local. 

Mais c'est un travail qui prendra du temps avant que les premières mesures ne soient appliquées ?

Ah oui, ça prendra des années. Il y aura d'abord les groupes de travail, ensuite ce sera soumis au parlement l'an prochain si c'est bien affiné. Et puis s'il y a référendum, ce ne sera pas avant fin 2021. Donc on prévoit de travailler encore jusqu'à la fin de l'année prochaine au moins.

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