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Dossier : Coronavirus

Coronavirus : des associations commencent à "retrouver énormément de masques et de lingettes” sur les plages

Les gants, masques et lingettes jetés par terre ou sur les plages menacent l'environnement et les animaux marins qui peuvent mourir après les avoir ingérés, alerte une association environnementale basée à Hyères, dans le Var, qui en constate "énormément" sur les plages avec le déconfinement.

De plus en plus de masques sont retrouvés jetés sur les plages.
De plus en plus de masques sont retrouvés jetés sur les plages. © AFP - Christina ASSI

Des masques, des gants ou des lingettes jetées dans les rues, les parcs, ou encore sur les plages. Voici ce qu'on peut voir ces derniers jours un peu partout en France, dans la foulée du déconfinement. Si ces déchets sont dangereux pour la propagation du virus et polluent énormément, ils menacent aussi directement les animaux marins, qui peuvent les ingérer et en mourir.

Or, des quantités énormes de ce type de déchets commencent à être retrouvées sur les plages, alerte Anne Settimelli, fondatrice et directrice de l’association Explore & Preserve, basée à Hyères dans le Var, sur franceinfo ce jeudi. 

"C’est un peu dramatique, ça rajoute de la pollution à la pollution "

"On commence à retrouver énormément de masques et de lingettes" sur les plages, raconte la militante à franceinfo. "C’est un peu dramatique, ça rajoute de la pollution à la pollution qu’on retrouvait déjà sur le bord de plage. Pas mal d'autres associations" commencent à constater le même phénomène, explique Anne Settimelli.

Tortues, requins, dauphins, cachalots, ou oiseaux risquent de mourir en les avalant 

Cette nouvelle pollution a en effet des conséquences dramatiques : "C’est comme les mégots, après avec les eaux pluviales et le vent, on va les retrouver en mer. Et donc, ça a un impact dramatique sur l’environnement marin, la faune et la flore", explique la directrice d'association. Car les masques et les lingettes sont faits de plastique. "Les tortues, les requins, les dauphins, les cachalots, rorquals, les oiseaux ingèrent du plastique. Après, ces animaux sont intoxiqués, blessés, et donc ils vont finir par mourir". 

Anne Settimelli rappelle que les gants, les masques et les lingettes, " ça se met dans une poubelle dédiée qu’on ferme. Ça ne se jette pas dans la rue."

Ni lingettes ni cotons-tiges dans les toilettes 

Anne Settimelli en profite pour rappeler que les lingettes ne se jettent pas non plus dans les toilettes : elles vont "obstruer les stations d'épuration et créer d’autres problèmes encore de traitement des eaux. On ne jette rien dans les toilettes," insiste-t-elle. C’est pareil avec les cotons-tiges qu’on retrouve énormément sur les plages, tout simplement parce que les gens ont pris l’habitude de les jeter dans les toilettes", déplore-t-elle.

"On ne veut pas que cette crise sanitaire entraîne une aggravation de la crise environnementale"

"On ne veut pas que cette crise sanitaire entraîne une aggravation de la crise environnementale," résume la militante. "Il faut vraiment qu’il y ait une prise de conscience collective."

Des députés se saisissent du sujet

Les villes peuvent déjà sanctionner d'une amende de 68 euros le jet de détritus sur la voie publique. Mais face au risque sanitaire de nombreux élus estiment qu'il faut relever l'amende dans le cas des masques jetables.

Ce lundi 18 mai 2020, le député (Les Républicains) des Alpes-Maritimes Eric Pauget a déposé une proposition de loi pour relever l'amende à 300 euros.

Autre solution, proposée par la députée (Agir) de Seine-Maritime Agnès Firmin Le Bodo : un système de tri et de collecte comme pour les seringues des diabétiques. "Le masque n'est pas un déchet comme un autre", a expliqué l'élue ce jeudi 20 mai sur France Info.

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